L’apport des expatriés Algériens au développement de leur pays est une donne à ne pas négliger, considère Raïs Mokretar Karroubi, proposant comme préalable, d’établir une « cartographie » des pays dans lesquels ceux-ci sont installés et des compétences qu’ils sont à même de proposer. Intervenant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, cet expert financier rappelle que des pays autrement plus développés, continuent de faire appel à leur diaspora, ajoutant qu’il serait intéressant de savoir comment ils procèdent pour capitaliser et ses moyens financiers et son savoir-faire. M. Karroubi estime à quelque 100 milliards de dollars le potentiel d’investissement des Algériens installés à l’étranger, quoi qu’ajoute-t-il, c'est plus le savoir-faire capitalisés par ces derniers qui devrait constituer le plus d’attrait. Pour amener ces derniers à s’investir au bénéfice du pays qui les a vus naître, il estime qu’il faudrait plus que « leur tendre la main ». Il faudrait, d’abord, indique-t-il, mieux les connaitre, savoir dans quels pays ils sont installés et dans quels secteurs ils ont développés des compétences avant de penser à les faire revenir, de manière temporaire ou définitive. Il observe que contrairement à des pays qui, pour des considérations politiques et économiques, persistent à maintenir le contact avec les Algériens à qui ils ont attribués des bourses, il en est tout autrement de l’Etat dont ils sont issus, « qui, regrette-t-il, ne le fait pas toujours ». Ce qu’il faudrait, propose-t-il, c’est instaurer un climat de confiance. Il rappelle y a eu beaucoup d’annonces, des séminaires, des congrès qui ont été organisés pour tenter de capter la diaspora Algérienne» mais, ajoute-t-il, dés lors qu’on cherche à passer aux choses sérieuses, « on est rapidement confronté à la réalité liée à l’environnement Algérien ». Plus explicite », il mentionne la difficulté à entreprendre « l’acte d’investissement » les tracasseries de la bureaucratie et nombre d’écueils demandant à être franchis, sous peine, ajoute-t-il, de rester de « simples effets d’annonce ». L’intervenant constate, cependant, la présence d'un « un flux » d’expatriés qui reviennent, s’installent et investissent et qu’il faudrait, souligne-t-il, « stimuler », en créant un climat de confiance et un cadre juridique stable et plus favorable à l’investissement. Selon lui, l’Algérie perdrait 2% de son PIB « simplement par le fait que ses loi ne sont pas stables et qu’il n’y a pas de visibilité. « Et pour un investisseur venant de l'étranger, appuie-t-il, la stabilité c’est très important ».
mardi 30 janvier 2018
Fin des travaux du 30ème sommet de l’UA : soutien unanime à la relance du processus de négociation entre le Maroc et la RASD
Les travaux de la 30ème session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) se sont achevés lundi avec l'engagement des dirigeants africains à poursuivre les reformes institutionnelles et à renforcer l’unité du continent. Outre la volonté de poursuivre le processus des reformes institutionnelles de l'organisation panafricaine, et la détermination à œuvre en faveur de l’intégration africaine pour encourager le développement du continent, cette clôture a vu la prise d’autres décisions, notamment celle concernant le conflit au Sahara occidental. Ainsi, la Conférence a adopté par consensus le soutien à la relance du processus de négociation entre le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en vue de parvenir à une solution durable au conflit du Sahara occidental qui soit conforme à la lettre et à l'esprit des décisions pertinentes de l'ex-Organisation de l’Unité africaine (OUA), de l’Union africaine (UA) et des Nations unies. Plus de détails dans la correspondance de l’envoyé spécial de la Radio algérienne à Addis Abeba, Nazim Foul.
- National
- Politique
Mémoire : évolution des négociations entre l’Algérie et la France
Les négociations entre les parties Algérienne et Française sur les dossiers de la mémoire sont à un stade avancé, a indiqué lundi à Tiaret, le ministre des Moudjahidines, Tayeb Zitouni. Annonçant des rencontres entre les délégations des deux pays, il a fait savoir à ce propos que les déclarations des autorités Françaises sur ce sujet sont « rassurantes ». Le ministre a fait état, en ce sens, d’une récente rencontre entre le ministère des Affaires étrangères et celui des Moudjahidines, réservée à l’élaboration des dossiers concernant les disparus, les essais nucléaires au Sahara Algérien, la récupération des crânes de chouhadas et celles des archives nationales. Il a indiqué que deux dossiers relatifs aux essais nucléaires au Sahara vont être présentés à la partie Française. Ceux-ci concernent l’indemnisation des Algériens qui ont en été victimes et celle des dégâts occasionnés par les radiations à l’environnement. M. Zitouni a, d'autre part, fait savoir que la partie Française préparait une loi permettant à l'Algérie de prendre possession des crânes de ses chouhadas, soulignant que les dossiers soulevés sont complexes et sensibles et qu’ils nécessitent une persévérance de l'Etat Algérien sur ses revendications légitimes, à la hauteur, a-t-il déclaré, des aspirations du peuple Algérien concernant son histoire. Le ministre a, en outre, annoncé que tous les lieux de mémoire relatifs aux chouhada, aux moudjahidines, aux chefs de la révolution, aux camps de concentration, aux centres de torture, aux maisons et aux grottes où ont été tenues des réunions de la révolution, vont être restaurés et réhabilités.
- National
- Société
- Histoire
Mémoire : évolution des négociations entre l’Algérie et la France
Les négociations entre les parties Algérienne et Française sur les dossiers de la mémoire sont à un stade avancé, a indiqué lundi à Tiaret, le ministre des Moudjahidines, Tayeb Zitouni. Annonçant des rencontres entre les délégations des deux pays, il a fait savoir à ce propos que les déclarations des autorités Françaises sur ce sujet sont « rassurantes ». Le ministre a fait état, en ce sens, d’une récente rencontre entre le ministère des Affaires étrangères et celui des Moudjahidines, réservée à l’élaboration des dossiers concernant les disparus, les essais nucléaires au Sahara Algérien, la récupération des crânes de chouhadas et celles des archives nationales. Il a indiqué que deux dossiers relatifs aux essais nucléaires au Sahara vont être présentés à la partie Française. Ceux-ci concernent l’indemnisation des Algériens qui ont en été victimes et celle des dégâts occasionnés par les radiations à l’environnement. M. Zitouni a, d'autre part, fait savoir que la partie Française préparait une loi permettant à l'Algérie de prendre possession des crânes de ses chouhadas, soulignant que les dossiers soulevés sont complexes et sensibles et qu’ils nécessitent une persévérance de l'Etat Algérien sur ses revendications légitimes, à la hauteur, a-t-il déclaré, des aspirations du peuple Algérien concernant son histoire. Le ministre a, en outre, annoncé que tous les lieux de mémoire relatifs aux chouhada, aux moudjahidines, aux chefs de la révolution, aux camps de concentration, aux centres de torture, aux maisons et aux grottes où ont été tenues des réunions de la révolution, vont être restaurés et réhabilités.
- National
- Société
- Histoire
lundi 29 janvier 2018
Abdelghani Zaalane : "Air Algérie n'est pas en situation de faillite"
Le Ministre des Travaux publics et des transports Abdelghani Zaalane a indiqué lundi à Alger, que la compagnie Air Algérie "n'est pas en faillite mais passe par une situation financière qualifiée de difficile", appelant à mettre de côté les revendications sociales jusqu'à ce que la situation s'améliore. A l'issue de la séance d'audition organisée par la Commission de l'équipement et du développement local du Conseil de la Nation sur les grands projets du secteur, M. Zaalane qui répondait à la question d'un journaliste sur le mouvement de protestation qu'a connu récemment Air Algérie, a indiqué que la direction et le personnel de la compagnie nationale ont pris des mesures ajoutant qu'un plan de développement de la compagnie est en cours d'élaboration. "La compagnie n'est pas en situation de faillite comme on le laisse entendre mais passe par une situation financière qualifiée de difficile", a-t-il affirmé. Le ministre a déclaré que "la situation d'Air Algérie exige de nous tous, y compris des responsables de la compagnie, des partenaires et des citoyens, de s'entraider et faire de notre mieux pour l'améliorer". Il a ajouté dans ce cadre que "nous devons retrousser nos manches et mettre de côté les revendications, et travailler davantage pour un meilleur rendement. Et lorsque la situation financière de la compagnie s'améliorera, il y a un staff qui dispose de toutes les prérogatives pour discuter avec les représentants des travailleurs sur les revendications sociales". L'intérêt de la compagnie aérienne Air Algérie est au-dessus de toute considération et de tous, au même titre que les intérêts des travailleurs, a conclu le ministre. APS
- National
- Economie
- Entreprise
Hocine Gueham : « Empêcher les mosquées de Montréal de tomber entre les mains du Wahhabisme»
L’Algérien, Hocine Gueham, chercheur en pensée islamique et Spécialisé des mouvements extrémistes, participera ce mardi à Montréal à un colloque sur le Vivre ensemble organisé par le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence, à l’occasion du premier anniversaire de l’attentant de la grande mosquée de Québec qui a coûté la vie à six personnes dont deux Algériens. Quels conseils donnerez-vous aux musulmans qui s’installent au Canada ? Premièrement, les musulmans qui s’installent dans des pays où la culture et le culte sont différents que ceux de leur pays d’origine doivent admettre la situation telle qu’elle est là où ils vont s’installer. Si, maintenant, leur option se dirige vers un attachement rigoureux à leur culte et à leur culture et qu’eux-mêmes jugent qu’ils sont incompatibles avec la société d’accueil ou que celle-ci ne va pas les accepter en tant que tels, la meilleures des solutions dans ce cas, à mon avis, c’est le retour vers le pays d’origine. Le musulman fera éviter le désordre à tout le monde. La logique donne au pays d’accueil, souverain, le droit d’imposer ses lois et non pas au venant et surtout pas quand il s’agit d’une minorité et de loin quand l’idéologie véhiculée ou le culte est rejetée. L’islam a incité les musulmans à ne pas imposer leur religion. Le fait d’imposer l’islam est une hérésie créée uniquement par le Wahhabisme. Jamais l’Islam n’a voulu créer une société d’imposteur où les apparences sont religieuses et le fond rejette cette religion. Que la pratique ne se fait que suite à une répression ou une menace qui guette les sujets. En plus, dans le saint Coran, on retrouve des versets où Dieu interdit au Prophète de transmettre le discours religieux à ceux qui ne veulent pas l’entendre. Les lecteurs peuvent me contacter pour leur fourni les détails de cette thèse. Celle-ci a été dissimulée et escamotée par le discours religieux contemporain. Le wahhabisme et frères musulmans occultent ces versets qui déragent leur tentatives d’asseoir leur pouvoir à l’échelle mondiale. En dernier lieu, l’islam n’a jamais prêché, prétendu ou développé des thèses qui interdisent le co-relationnel avec ceux qui sont différents dans la culture, le système politique, la confession ou autre. La preuve est donnée par le Prophète lui-même. Lorsqu’il est arrivé à Médine, 48 heures après, il a établi une charte où il a demandé aux Juifs et Israélites établis à l’époque autour de Médine d’y adhérer pour former une seule nation. Il avait garanti aux Juifs leur droit au culte, à la citoyenneté et à la protection en cas de guerre sans que ces derniers soient obligés de prendre part à cette guerre. Donc, l’islam lui-même appelle à la cohabitation et non pas à l’extermination de l’autre. Je le répète, tous ces préceptes d’extermination, d’exclusion et de violence sont d’un point de vue théologique des hérésies. Sur le plan politico-stratégique, on sait que ce sont certains régimes dans le monde arabe qui veulent asseoir leur hégémonie sur l’ensemble des territoires musulmans pour affermir leur pérennité au pouvoir. Donc aucune incompatibilité entre l’islam et la vie en occident ? Le musulman qui arrive dans une terre d’accueil doit savoir que l’islam ne voit pas d’incompatibilité et de contradiction entre le fait de garder sa confession et d’avoir n’importe quelle nationalité. Le verset 13 de la sourate 49 précise et déclare que c’est Dieu qui a cautionné et admis qu’il y ait une diversité entre les peuples et les races à tout point de vue. Le musulman qui arrive dans un autre pays que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe ou ailleurs, doit oublier le fait qu’il soit arabe, berbère, Pakisatanais ou Africain, vous êtres Canadien. La nature, la politique la société, certaines contraintes objectives qui relèvent du climat, de la distance, du bon sens, de la raison imposent à ce citoyen de se réadapter. Comme il doit faire pour s’adapter au décalage horaire, il doit régler son décalage culturel, politique et sociétal. Il doit s’intégrer dans ce nouveau bloc et ne sera plus obligé de ne vivre qu’avec les traditions héritées auparavant. Sinon c’est la collision qui mènerait à la non-intégration qui pourrait engendrer le clash avec les autres. Ceci nous mène à l’islamophobie au Canada … L’islamophobie est le fait de rejeter les notions de l’islam et sa philosophie. En réalité, il y a deux Islam. Un Islam prophétique qui n’a plus de présence de nos jours. Et une autre miroitée. Cette dernière reflète un faux islam qui découle des mouvements islamistes et non pas musulmans. Attaquer les thèses de ces derniers relève également du devoir du musulman. Je pourrais moi-même me considérer islamophobe par rapport à un islam tel que le wahhabisme. Pour ceux qui s’attaquent à l’Islam prophétique que je suppose qu’ils ignorent complètement, on pourrait leur pardonner du fait qu’ils n’arrivent pas à découvrir le vrai visage de l’islam et que c’est le wahhabisme qui les en empêche à travers le mal satanique qu’il diffuse avec un vocabulaire religieux. Mais je suis certain que si les discussions sont ouvertes avec les gens qui s’attaquent indument aux sources de l’islam. Si jamais ils s’assoient avec de vrais musulmans qui leur expliqueraient la grandeur de cette religion, l’islamophobie cessera d’exister. Celle-ci est en somme le fruit de l’existence d’un islam tordu, l’islam wahhabite et non l’islam prophétique. Les musulmans doivent louanger Dieu de vivre dans ce pays. Le Canada est la mère de l’Humanité. Il accueille toutes les races du monde et toutes les confessions sans en faire distinction ni prêter attention à ces détails. Il offre toutes les chances d’avoir une vie décente, un pays de droit et de justice et de liberté. Une bénédiction pour l’Humanité entière. Vous avez eu le temps de visiter certaines mosquées à Montréal. Quel constat faites-vous du discours qui y est véhiculé ? D’après le petit constat que j’ai relevé durant ce court séjour certains noyaux extrémistes islamistes commencent à s’implanter dans des mosquées à Montréal. C’est une gangrène. Dès qu’elle est semée, c’en est fini pour le sujet. Nous avons visité certaines mosquées et nous avons discuté avec des imams et des fidèles et nous avons constaté la présence d’un discours extrême ce qui nous amène à tirer la sonnette d’alarme. Le Canada est une terre vierge pour le culte musulman notamment venant des pays maghrébins et les mosquées le sont également. C’est justement ce vide qui peut donner l’occasion aux extrémistes d’occuper ces mosquées pour mener les prières et former les fideles dans l’esprit du wahhabisme. Si ce courant arrive à mettre pied et donner des racines dans les mosquées à Montréal, je serais très inquiet sur l’avenir du Canada. On peut tirer profit de l’expérience algérienne en multipliant les rencontres. Il faut faire appel à des gens qui ont une double culture, musulmane et occidentale maitrisant les langues , sages et qui croient en l’amour du prochain pour occuper ces espace et empêcher qu’ils tombent entre les mains des extrémistes et du wahhabisme. Plus : http://ift.tt/2Ftktqd
Inscription à :
Articles (Atom)