dimanche 3 février 2019

Le professeur en économie, Mohamed Cherif Benmiloud : faute d’une économie diversifiée, l’Algérie dépense plus que ce qu’elle ne gagne

A un moment où, comme le confirme le Premier ministre, Ahmed Ouyahia,  les réserves de change de l’Algérie se situent en dessous de la barre des 80 milliards de dollars, il y a toute les raisons de s’inquiéter, estime le professeur en économie, Mohamed Chérif Benmlihoub. Intervenant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci se dit préoccupé de savoir comment ce stock de devises va évoluer, sachant, dit-il, que le déficit de la balance des paiements accuse un déficit annuel moyen de 20 milliards de dollars. Sur la base de ce constat, il croit utile de prévenir qu’au cas où le baril de brut reste fixé à  70 dollars, « ce qui n’est pas sûr » et que, de plus, le niveau des importations soit maintenu à 35 milliards de dollars, le pays risque de devoir faire face à un déficit de 7 à 8 milliards de dollars, ce qui lui fait dire qu’on « dépense plus que ce que l’on gagne ». Aussi longtemps, signale M. Benmihoub que l’économie Algérienne ne diversifiera la structure de son économie, de sa balance commerciale, ses importations vont s’en trouver affectés. Il relève, au passage que la balance des services enregistre, elle aussi, un définit annuel de 12 à 13 milliards. Pour lui, si la production nationale ne suit pas, c’est parce qu'explique-t-il, « on investi peu et qu’on consomme plus », d’autant que, note-t-il, 1 millions d’Algériens viennent, chaque année s’ajouter à la population, une croissance démographique dont il observe qu’elle n’est pas adossée à la croissance économique, parce que, selon lui, les usines Algériennes ne « tournent pas à plein régime ». A propos justement de cette démographique, « une question importante » qu’il lie à la superficie du pays et ses richesses naturelles, l’invité considère que celle-ci pourrait être une bénédiction, sous réserve d’un modèle économique « ambitieux » qui permettrait alors à l’Algérie d’accueillir 100 millions d’habitants et de « compter ainsi dans la sphère internationale ». Résumant ses propos, cet analyste en économie constate que les difficultés du pays à démarrer sa machine économique résultent de l’absence d’un projet politique ambitieux, allant au-delà de la loi de Finances, « un document de doctrine, de stratégie, alors qu'il s'agit d'un instrument administratif et budgétaire ». Pour redresser l’économie, il y a nécessité, selon M. Benmiloud de libérer l’investissement, mais également l’entreprise publique des tutelles administratives, d'assainir le secteur public pour lui éviter de continuer à être  un gouffre financier pour le budget de l’Etat et enfin d'organiser le marché sur des bases concurrentielles, en le libérant notamment de la mainmise des lobbies.     


samedi 2 février 2019

Présidentielle 2019 : Bedoui insiste sur une conduite "efficace et transparente" de l'opération électorale

Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a appelé samedi à une mobilisation totale pour une conduite "efficace et transparente" de l'opération électorale dans le "respect rigoureux" de la loi, lors d'une réunion de la commission sectorielle de préparation des élections présidentielles du 18 avril prochain, indique un communiqué de ce ministère. M. Bedoui a présidé une réunion de coordination avec la commission sectorielle chargée de la préparation des élections présidentielles portant sur "l'état d'avancement des préparatifs liées à cette échéance importante, et a permis de présenter les actions en cours et celles avenir pour les axes juridiques, logistiques et de modernisation et communication". Apres le suivi des différentes présentations afférentes à l'opération de préparation, il a "émis un nombre d'instructions sur lesquelles il a insisté sur la nécessité de fédérer tous les moyens et toutes les compétences à l'effet de faire réussir le processus électoral et ce à travers une perception basée sur l'anticipation, la coordination et le suivi de proximité, et selon une dynamique de modernisation accentuée permettant de performer les différentes applications informatiques de gestion des différents segments du processus électoral", souligne la même source. Le ministre a, par ailleurs, "insisté sur l'accompagnement des partenaires institutionnels chargés de la préparation des élections notamment le Conseil constitutionnel et la Haute instance indépendante de surveillance des élections notamment en terme d'accès automatique au fichier électoral". Dans le même sillage, M. Bedoui a instruit à l'effet de "dynamiser et de renforcer les formations au niveau local au profit du personnel d'encadrement à travers des techniques innovantes et accessibles, permettant à ces derniers une maitrise totale et une conduite rigoureuse de leurs missions dans le déroulement de l'opération électorale". Il a, également, "insisté sur le rapprochement des centres de vote du citoyens, notamment au niveau des nouvelles cités suite à la large opération de relogement qu'ont connu les différentes wilayas, et de mobiliser tous les moyens permettant de faciliter le déplacement vers les bureaux de vote et de maintenir le niveau de coordination avec le ministère des Affaires étrangères pour garantir les meilleures conditions de vote à la communauté nationale établie à l'étranger", ajoute le communiqué. Apres la présentation des différents systèmes informatisés développés pour le traitement de tous les cas liés à la gestion du processus électoral notamment le fichier électoral, M. Bedoui a "rappelé ses instructions pour la consolidation et le perfectionnement des systèmes existants et d'améliorer le croisement entre les différents systèmes acquis afin de profiter pleinement de l'atout technologique pour la transparence totale de la gestion de l'opération électorale, et l'accompagnement de proximité des administrations locales dans ce sens". Enfin le ministre de l'Intérieur a "exhorté l'ensemble des cadres quant à la mobilisation totale pour faire réussir cet important rendez-vous qui consacre la pratique démocratique de notre pays", conclut la même source.


Présidentielle 2019 : le Président Bouteflika sera le candidat des partis de l'Alliance présidentielle

Les dirigeants des partis de l'Alliance présidentielle, réunis samedi après-midi au siège du parti du Front de libération national (FLN) à Alger, ont annoncé que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sera leur candidat pour l'élection présidentielle du 18 avril prochain. La réunion qui a regroupé le coordinateur de l'instance du FLN, Mouad Bouchareb, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounes, et le président de Tadjamoue Amel El Djazair (TAJ), Amar Ghoul, a été sanctionnée par un communiqué final dans lequel ces partis ont annoncé que "le moudjahid Abdelaziz Bouteflika sera notre candidat pour l'élection présidentielle du 18 avril 2019", saluant, par la même occasion, les acquis liés à la paix, à la stabilité et au développement réalisés sous sa direction.  


Réunion ministérielle Euro-Arabe : Messahel s'entretiendra à Bruxelles avec Mme Mogherini et le S.G de l'OTAN

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, aura des entretiens avec la vice-présidente de la Commission européenne et Haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherni, et le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, à Bruxelles où il participera à la 5ème réunion ministérielle Euro-Arabe, prévue lundi, indique samedi un communiqué du ministère des Affaires étrangères. L'entretien sera une opportunité pour "examiner l'état et les perspectives des relations bilatérales régies par l'Accord d'association en vue de les renforcer davantage dans l'intérêt mutuel des deux parties face aux défis communs de sécurité et de développement dans la région", précise le communiqué. M. Messahel prendra également part à une rencontre organisée à l'initiative de l'Union européenne sur le thème "multilatéralisme et dialogue régional". Il s'entretiendra, en outre, avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, sur "les relations Algérie-OTAN ainsi que sur les situations de crise et de conflit. Les défis sécuritaires à l'instar du terrorisme, du crime organisé et de la migration clandestine seront également débattus à cette occasion", note la même source. Lors de son séjour à Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères fera une communication devant le Conseil de l'OTAN sur "l'expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et l'apport de l'Algérie à la stabilité régionale", ajoute le communiqué.


Le gouvernement présentera sa déclaration de politique générale avant l'élection présidentielle

Le Gouvernement présentera sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée populaire nationale (APN) avant l'élection présidentielle, prévue le 18 avril prochain, a fait savoir le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) et néanmoins Premier ministre, Ahmed Ouyahia. "La déclaration de politique générale sera présentée devant l'APN avant l'élection présidentielle et ce conformément aux dispositions de la Constitution", a déclaré M. Ouyahia dans une conférence de presse à l'issue des travaux du Conseil national de son parti le RND, ajoutant que la date précise sera connue après concertation avec la chambre basse du Parlement. Au plan économique, le SG du RND qui est également Premier ministre, a indiqué que les réserves de change s'établissent actuellement à moins de 80 milliards de dollars, affirmant que cette situation nécessite de tout candidat à la prochaine échéance électorale de présenter au peuple des "solutions concrètes" pour améliorer la situation économique du pays.


Ouyahia pour de nouvelles conditions aux postulants à la candidature à la magistrature suprême du pays

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a souligné samedi à Alger, la nécessité de mettre en place de nouvelles conditions pour les postulants à la candidature à la magistrature suprême du pays.  S'exprimant lors d'une conférence de presse à l'issue des travaux du Conseil national du RND, M. Ouyahia a indiqué que les images du grand nombre de postulants à la candidature à la prochaine élection présidentielle, venus retirer les formulaires de souscription de signatures, et relayées par les médias et les réseaux sociaux, "étaient douloureuses", précisant que le nombre élevé de ces postulants et leurs profils "nécessitent la mise en place de nouvelles conditions" de candidature au poste de président de la République, déplorant par la même, le rôle de certains médias qui ont contribué à amplifier ce phénomène. "Malgré le nombre important de ces postulants, je pense que le Conseil constitutionnel n'en retiendra en fin de course moins d'une dizaine de dossiers", a-t-il estimé.