mardi 2 avril 2019

Bedoui : la conjoncture "sensible" que traverse l'Algérie exige la garantie du fonctionnement des services et des institutions

Le Premier ministre, Noureddine Bedoui a affirmé, mardi à Alger que "la conjoncture sensible" que traverse l'Algérie "exige de se mobiliser tel un seul homme afin d'assurer les besoins des citoyens et le bon fonctionnement des services et des institutions". Dans une allocution à l'occasion de l'installation de M. Salaheddine Dahmoune à la tête du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du Territoire, M. Bedoui a indiqué que "cette conjoncture sensible exige de se mobiliser tel un seul homme afin d'assurer le bon fonctionnement des services et de mieux répondre aux besoins des citoyens, tout en veillant à la sécurité et à la sérénité",  "Notre mission principale, en cette période historique, est de servir les citoyens, placés toujours au c£ur de tous les projets", a-t-il  ajouté. Saluant "la force du peuple algérien dans la préservation des acquis, des institutions et de l'esprit de complémentarité entre lui (peuple) et les institutions de l'Etat", le Premier ministre a mis en avant "la sagesse et le haut sens de responsabilité dont a fait preuve le peuple algérien pour entrer dans une nouvelle phase". Après avoir rappelé que le pays s'apprêtait à accueillir "d'importantes échéances intéressant le citoyens, à l'instar des examens scolaires", M. Bedoui a mis l'accent sur "la nécessité de poursuivre le travail avec autant de détermination pour édifier une Algérie nouvelle qui réponde aux aspiration du peuple algérien", soulignant que "le ministère de l'Intérieur jouera un rôle important pour mener le pays à bon port dans le cadre des valeurs constitutionnelles nationales". A cette occasion, le Premier ministre a salué le "patriotisme dont ont fait montre les employés de tous les corps".


Le constitutionnaliste Bachir Yeles Chaouche : la démission annoncée du président Bouteflika marque le début de la phase de transition

La démission annoncée, lundi, du président Bouteflika, avant la fin de son mandat, le 28 avril, est la suite logique des revendications populaires réclamant le départ du système, constate le professeur en droit constitutionnel, Bachir Yelés Chaouche. Accueilli, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, ce dernier considère que cette démission assurée dans des conditions « pacifiques »,  signifie clairement que le pays a abordé la phase  préparatoire de la transition politique. Commentant l’application proposée par l’armée de l’article 102 de la Constitution déclarant l’état d’empêchement du président, puis celle de l’article 7, stipulant que la souveraineté nationale est être exercée par le peuple, le professeur Yelés Chaouche croit comprendre qu’en ce faisant, celle-ci-ci voulait satisfaire la revendication première formulée par les manifestants, celle du départ du président de la république. Il rappelle, cependant que cet article ne pourrait être appliqué en l'état, en raison dit-il, de l’article 8, lequel stipule que cette souveraineté ne peut être exercée que par l’intermédiaires de représentants élus ou par voie de référendum, ce qui signifie clairement, relève-t-il, qu’il ne pourrait y avoir d’exercice direct de la souveraineté populaire.       A propos des mécanismes visant à assurer une transition « paisible », l’intervenant indique que celle-ci doit être négociée avec la présidence, ce qui expliquerait, dit-il, qu’elle ait prôné un espace temps destiné à « trouver des arrangements » allant dans le sens d’une application « intelligence » de l’article 102 . Il estime, par ailleurs, que le président, « qui garde encore ses pleins pouvoirs », pourrait ainsi procéder à la faire dissolution de l’Assemblée nationale et mettre fin aux fonctions de certaines personnalités encore en activité, sinon prévient-il, celui qui est appelé à lui succéder pourrait se trouver « bloqué » dans ses agissements. Commentant les réactions de contestataire appelant à ce « qu’ils partent tous » c'est-à-dire tous ceux qui ont fait partie du système et d'autres parmi eux qui se déclarent en faveur de la rédaction préalable d’une nouvelle Constitution, suivie d’élections présidentielle, M. Yeles Chaouche note que c'est le problème créé par l’armée qui « a fermé le débat » lorsqu'elle a décidé que la réponse aux revendications des Algériens est l’article 102.


lundi 1 avril 2019

Le Président Bouteflika démissionnera avant le 28 avril prochain selon un Communiqué de la Présidence

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, démissionnera "avant le 28 avril prochain", date de la fin de son mandat électif, mais il devrait prendre d'"importantes mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l'Etat durant la période de transition", indique lundi un communiqué de la présidence de la République. "La nomination du nouveau gouvernement en date du 31 mars 2019 par son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la République, sera suivie par d'importantes décisions qu'il prendra, conformément aux dispositions constitutionnelles, à l'effet de permettre d'assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l'Etat durant la période de transition qui s'ouvrira à la date à laquelle il décidera sa démission", précise la même source. "Ladite démission du président de la République interviendra avant le 28 avril 2019, date de la fin de son mandat électif", ajoute le communiqué. APS


Parquet général: Des enquêtes sur des faits de corruption et interdiction de sortie à l'étranger

Des enquêtes préliminaires sont mises en œuvre pour des faits de corruption et de transfert illicite de capitaux vers l'étranger, a annoncé, lundi dans un communiqué, le Parquet général près la Cour d'Alger qui confirme, en outre, l'interdiction "conservatoire" de sortie du territoire national de certaines personnes. "Conformément à l'article 11 alinéa 3 du code de procédure pénale, le Parquet général près la Cour d'Alger porte à la connaissance de l'opinion publique que des enquêtes préliminaires sont mises en œuvre pour des faits de corruption et de transfert illicite de capitaux vers l'étranger", précise la même source. Dans ce cadre et "pour les nécessités des enquêtes, le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M'Hamed a procédé à l'application des dispositions de l'article 36 bis 1 du Code de Procédures pénales et a pris des mesures conservatoires en ordonnant l'interdiction de sortie du territoire national à l'encontre de certaines personnes", ajoute le communiqué sans donner plus de détails.


Volley-ball : programme de la 14ème journée de la super-Division messieurs

Voici le orogramme de la 14e journée du Championnat d'Algérie de volley-ball, Super-Division messieurs, prévue demain mardi :  Centre-Est : OMK El Milia - JSC Ouled Adouan        (16h00) ES Tadjenanet- NR Bordj Bou Arréridj  (16h00) ES Sétif - EF Aïn Azel                              (17h00)  Exempt : JM Batna                                                 Classement par points :                       1. NRBB Arréridj      33    2. ES Sétif                 25     3. OMK El-Milia         20   4. ES Tadjenanet       17   5. EF Aïn Azel            10  6. JSCO Adouan        5   7. JM Batna                4              Centre-Ouest : O El-Kseur - GS Pétroliers                  (16h00) RC M'sila  - PO Chlef                           (17h00) NC Béjaïa     - MB Béjaïa                     (17h00) Exempt: WA Tlemcen                                          Classement  par points :            1. GS Pétroliers     28    2. WA Tlemcen      22    3. NC Béjaïa           21     4. RC M'sila           18     5. MB Béjaïa          17     6. O El-Kseur         5 PO Chlef                 0                  


Pour l'ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari, que la constitution d’un nouveau gouvernement est une « nécessité technique »

Pour l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari, la  phase de transition politique a débuté à partir du moment où le chef de l’Etat a annoncé son refus de briguer un nouveau mandat, reportant du même coup l’organisation de l’élection présidentielle. Prenant part, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Abdelaziz Ziari considère que la désignation, dimanche, par le président Bouteflika d’un gouvernement chargé de piloter la transition  est une « nécessité technique », pour explique-t-il, gérer les affaires de l’Etat et garantir les engagements de l’Algérie  vis-à-vis de ses partenaires étrangers. A propos des manifestations populaires qui ont émaillé le pays au cours des  dernières semaines, l’intervenant observe que la Constitution n’a pas prévu une situation où l’on se trouve face à une « insurrection citoyenne », qui n’a pas été suffisamment appréciée à sa juste mesure par le pouvoir. Estimant en ce sens, qu’à partir du moment on n’arrive pas à résoudre cette crise, alors que la nécessité l’exige, « on peut mettre entre parenthèse »  les éléments de tel ou tel autre article de la Constitution qu’ils ne peuvent résoudre. Pour lui, c’est en raison de la faillite des politiques « entre dirigeants et dirigés » que l’armée a été amenée à s’exprimer et a prendre position du coté de la population, « ce qui est à son honneur ». Le fond du problème déclare l’invité, est de savoir comment réinstaurer la confiance entre le peuple et ses dirigeants, estimant que la période de transition, telle qu’elle est définie par la Constitution, est à ses yeux « insuffisante » amenant la population Algérienne à choisir la rue plutôt que les urnes pour  s’exprimer. De cette période transitoire, il dit ne pas croire qu’elle soit suffisante pour  installer une instance crédible chargée d’organiser des prochaines élections,  afin que le peuple ait la garantie que ceux qui vont le représenter soient vraiment porteurs de ses revendications. Puisque, relève M. Ziari, nous parlons d’un changement de système, le défi consistera à inaugurer un nouveau mode de gouvernance, sur la base d’un équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, des réformes revendiquées dont il rappelle qu’elles ont été proposées dés 2012. C’est, regrette-t-il, parce que les réformes profondes « qui auraient du se faire dans l’appareil d’Etat » n’ont pas eut lieu, que le pays a abouti à la situation délicate dans laquelle se trouve présentement le pays.