Une activité pluvio-orageuse, accompagnée parfois de chute de grêle, affectera certaines wilayas de l'Est et du Sud-Est du pays à partir de jeudi en fin de journée, indique l'Office national de météorologie dans un bulletin météorologique spécial (BMS). Il s'agit des wilayas de Biskra, Batna, Khenchela, Tébessa, Oum El Bouaghi, Souk Ahras, Guelma et le nord d'El Oued, où les cumuls attendus atteindront ou dépasseront localement 30 mm durant la validité de ce BMS en cours de jeudi à 18h00 au vendredi à 09h00. Des rafales de vent sous orages sont également prévus durant la validité du bulletin, précise la même source. APS
jeudi 4 avril 2019
Vacance définitive de la présidence de la République: les bureaux des deux chambres du Parlement se réunissent jeudi
Les bureaux de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Conseil de la nation se réuniront jeudi au siège du Conseil pour préparer la réunion du Parlement qui devra siéger en chambres réunies, conformément à l'article 102 de la Constitution, suite à la vacance définitive de la présidence de la République constatée mercredi par le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel qui avait constaté mercredi la vacance définitive de la Présidence de la République, a communiqué immédiatement l'acte de déclaration de vacance au Parlement qui se réunira de plein droit conformément à l'article 102 de la Constitution. Cet article dispose qu'en cas de démission ou de décès du Président de la République, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République. Il communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit. Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées. Le Chef de l'Etat, ainsi désigné, ne peut être candidat à la Présidence de la République. Mardi, Abdelaziz Bouteflika a notifié officiellement au Président du Conseil constitutionnel, sa décision de mettre fin à son mandat en qualité de Président de la République. APS
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Abdelaziz Medjahed, général-major à la retraite : le mouvement en cours rappelle celui du 8 mais 1945
L’émission «L’Invité de la Chaine 3» de la radio Chaine 3 poursuit ses interviews sur la transition. Après Farouk Ksentini, le rendez phare de la Chaine reçoit, ce jeudi, l’ancien général-major, Abdelaziz Medjahed pour s’exprimer sur les voies à emprunter pour «construire l’Algérie de demain». Pour le général à la retraite, le mouvement en cours «rappelle le 8 mais 1945». «Le 8 mai 1945, rappelle-t-il, c’est le peuple qui s’est soulevé pour réclamer la liberté et l’indépendance sans direction et sans organisation. En 2019 les deux principaux slogans porté par l’ensemble des marcheurs à travers le territoire national sont la liberté et l’indépendance». Après cette comparaison, il explique que les événements de l’est algérien ont donné naissance à l’Organisation spéciale (OS) pour affirmer que cette organisation qui fait défaut aujourd’hui. L’invité de la Chaine 3 cite, à ce propos, Liamine Debaghine qui disait que «l’organisation c’est ce qui permet aux hommes ordinaires de réaliser des choses extra ordinaire». «Le peuple a joué un rôle majeur et il a été exemplaire», c’est aux élites de se réveiller maintenant, estime M. Medjahed qui insiste sur la nécessité de l’organisation et de la dotation de ce mouvement de structures et de porte parole. Maintenant, insiste-t-il, il doit choisir la voie à suivre pour changer le régime. Interrogé sur les interventions de l’armée dans les moments de crise, le général à la retraite a répondu que «si la classe politique a des défaillances, l’armée à le droit et le devoir de sauver l’Etat algérien». Selon lui l’Algérie recèle de compétences et de cadres politiques fiables. Il déplore, en revanche, l’éparpillement de cette élite en l’appelant à s’unir pour composer un bloc qui va penser réellement. Comment construire une République nouvelle ? L’invité de la Chaine 3 insiste sur la justice «sous toutes ses formes», culturelle, politique, économique et sociale… «La justice c’est la colonne vertébrale de l’Etat et le ciment qui lie la société», déclare-t-il avant de critiquer ceux qui ne font pas confiance à ce peuple qui avait bâti l’Algérie après l’indépendance et défait le terrorisme. Le général à la retraite plaide en faveur d’une vision claire portée par l’histoire de l’Algérie. «Il faut adopter, déclare-t-il en guise de conclusion, une vision clair qui s’appui sur les valeurs de notre peuple…, non seulement préserver nos constantes nationales mais aussi revenir au plus profond de notre histoire. Il faut rappeler Jugurtha qui disait l’Afrique aux africains…»
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mercredi 3 avril 2019
Message du citoyen Abdelaziz Bouteflika au peuple Algérien : "L'erreur étant humaine, je vous demande pardon"
Le président de la République sortant, Abdelaziz Bouteflika, a adressé mercredi un message au peuple algérien, lui rappelant ce qui a été réalisé durant ses mandats à la tête de l'Etat et lui demandant «pardon pour tout manquement à son égard». En voici la traduction de l'APS: «Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux Prière et paix sur Son messager, les siens et ses compagnons jusqu’au jour du jugement dernier, Mes chères sœurs, Mes chers frères, En quittant mes fonctions, je ne puis achever mon parcours présidentiel sans vous adresser un ultime message afin de ne pas quitter la scène politique nationale sur une séparation qui me priverait de demander pardon à ceux, parmi les enfants de ma patrie, envers lesquels j'aurais, sans le vouloir, manqué à mon devoir en dépit de mon profond attachement à être au service de tous les Algériens et Algériennes, sans distinction ni exclusive. Maintenant que j'ai mis fin à mon quatrième mandat, je quitte mes fonctions avec à l'esprit la collaboration que nous avons eue ensemble, avec dévouement et abnégation, et par laquelle nous avons ajouté des jalons à notre édifice national et réalisé quelques uns des objectifs auxquels nous aspirions en terme de dignité et de grandeur, grâce à tous ceux qui m'ont aidé parmi les enfants de notre pays. L'Algérie aura bientôt un nouveau président, et je prie Allah de guider ses pas pour poursuivre la réalisation des aspirations et attentes de ses valeureux enfants, en s'appuyant sur leur sincère dévouement et ferme détermination dans la contribution, désormais, sérieuse et tangible au parachèvement de la construction de leur pays en retroussant les manches et par la pertinence de leurs idées et leur vigilance citoyenne. En effet, malgré la conjoncture tendue depuis le 22 février, je n'ai de cesse été confiant, et je rend grâce à Allah, que le processus national ne s'arrêtera pas et que viendront ceux qui continueront sa conduite vers des horizons de progrès et de prospérité en accordant, et c'est mon vœu, une attention particulière aux jeunes et aux femmes pour leur permettre d'accéder aux fonctions politiques, parlementaires et administratives. Ma confiance est grande en leur capacité à contribuer à relever les défis qui se posent à notre nation et à construire son avenir. Mes chères sœurs, Mes chers frères, Aujourd'hui simple citoyen, il n'en demeure pas moins que je reste fier de ma contribution à ce que l'Algérie ait amorcé le 21e siècle en étant dans une situation meilleure et que je me félicite des progrès notables, réalisés dans tous les domaines, en faveur du peuple algérien qui m'a fait l'honneur d'être son président, vingt années durant. Et comme toute chose a une fin, je vous fait mes adieux même s'il n'est pas facile pour moi de vous exprimer toute la sincérité de mes sentiments. Les mots ne sauraient suffire pour dire toute ma gratitude à la majorité d'entre vous pour les mains qui m'ont été tendues et pour les signes d'affection et d'égard qui m'ont été témoignés. J'ai accepté volontairement la magistrature suprême de notre pays afin de parachever les missions qu'Allah m'a aidé à assumer depuis mon adhésion, en tant que Djoundi, à la glorieuse Armée de Libération nationale et jusqu'à la première phase Post-indépendance, mais également par fidélité au serment fait à nos vaillants Chouhada. J'ai consacré ces vingt dernières années à votre service, et Dieu est témoin de ma sincérité et de ma loyauté. Les jours et les années se sont succédé, tantôt maigres et tantôt prospères, donnant lieu aux actions qui ont été les miennes, certaines satisfaisantes et d'autres moins, le propre de l'action humaine étant qu'elle est toujours à parfaire. Rien n'étant jamais éternel dans la vie, je quitte la scène politique sans tristesse ni peur pour l'avenir de notre pays. Je demeure confiant, que vous poursuivrez, avec la nouvelle direction du pays, le processus de réforme et d'action pour garantir à notre pays davantage de prospérité et de sécurité, grâce à la vaillance, à l'ambition et à l'optimisme de notre jeunesse, le cœur battant de notre Nation. Mes chères sœurs, Mes chers frères, Vous avez été les meilleurs frères et sœurs, les meilleurs assistants et compagnons et j'ai passé, avec vous et parmi vous, les plus riches années de mon parcours au service de notre pays. Le fait de me retirer désormais chez moi n'est nullement une rupture des liens d'affection entre nous, encore moins l'oubli de mes souvenirs avec vous. Vous serez toujours au plus profond de mon cœur. Je vous remercie tous pour le plus précieux acquis de ma magistrature à la tête de notre pays, la fierté et l'honneur dont vous m'avez comblés et qui ont été mon leitmotiv pour vous servir quand j'étais en bon état et même en étant malade. L'erreur étant humaine, je vous demande pardon pour tout manquement, par une parole ou un geste, à votre égard. Je vous invite à demeurer fidèles au devoir de respect et de révérence à l'égard de ceux qui ont signé le miracle de notre libération nationale, qu'ils soient Chouhada ou Moudjahidine toujours en vie. De même que je vous exhorte à demeurer unis, à ne jamais vous diviser et à être à la hauteur de la responsabilité de préserver le message de nos vaillants Chouhada. «Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. certains d'entre eux ont atteint leur fin, et d'autres attendent encore, et ils n'ont varié aucunement» (verset 23, El-Ahzab). Gloire et éternité à nos Chouhada». APS
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Première réunion du gouvernement Bedoui : prise de plusieurs décisions et adoption de projets de décrets exécutifs
Le Gouvernement a tenu, mercredi, une réunion, sous la présidence du Premier ministre, Noureddine Bedoui, consacrée à l'examen et à l'adoption des projets de décrets exécutifs suivants: -Projet de décret exécutif fixant les modalités de fonctionnement du compte d'affectation spéciale n 149-302 intitulé "fonds spécial pour l'exploitation du système informatique de l'administration des douanes". -Projet de décret exécutif portant dissolution du centre de formation professionnelle et d'apprentissage Mustapha Ben Brahim de la wilaya de Sidi Bel Abbès et le transfert de ses actifs à la Société commune algérienne de fabrication de systèmes électroniques (SCAFSE). -Deux projets de décrets exécutifs complétant: La liste des établissements hospitaliers spécialisés annexés au décret exécutif n° 97-465 du 2 décembre 1997 fixant les règles de création des établissements hospitaliers spécialisés, leur organisation et fonctionnement (création de 5 établissements hospitaliers spécialisés) dans les wilayas de Béchar, Tizi Ouzou, Ouargla, Mascara et Souk Ahras. La liste des établissements publics hospitaliers annexés au décret exécutif n° 07-140 du 19 mai 2007 portant création des établissements publics hospitaliers et des établissements publics de santé de proximité, leur organisation et fonctionnement (création de 19 établissements publics hospitaliers) dans les wilayas de Batna, Biskra, Bechar, Djelfa, Sidi Bel Abbes, Mostaganem, Khenchela, Souk Ahras, Naama, Ain Témouchent et Relizane. En même temps, plusieurs décisions ont été prises, à savoir: -Adoption de la transparence et de l'objectivité dans l'attribution de la publicité publique, sans exclusion, ni discrimination aucune entre l'ensemble des médias publics et privés. Pour ce faire, le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement a été chargé d'examiner et de mettre en œuvre les outils et mécanismes juridiques, réglementaires et procéduraux dans l'objectif de sa régulation. -Examen et traitement des dossiers déposés auprès du ministère de l'Intérieur, relatifs à l'agrément des partis politiques et des associations à caractère national et inter wilayas, en chargeant le ministre l'Intérieur, des Collectivités Locales et de l'Aménagement du territoire de l'application de cette procédure, conformément aux conditions énoncées dans la loi organique n 12-04 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques et la loi n 12.06 du 12 janvier 2012 relative aux associations. -Examen et traitement des dossiers déposés auprès du ministère du Travail, relatifs à l'agrément des syndicats, en chargeant le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité Sociale de l'application de cette procédure, conformément aux dispositions de la loi n 90-14 du 2 juin 1990.
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Ksentini se dit convaincu que la transition suivra le cours constitutionnel
C’est à Me Farouk Ksentini que l’émission L’Invité de la rédaction de la Chaine 3 donne la parole, ce mercredi, pour proposer la marche et le rythme à suivre pour «réussir la transition». L’ex président de la Commission consultative des droits de l’Hommes qui salue l’intervention de l’armée, estime que «la quasi unanimité des gens» souhaite que des élections doivent être organisée le plutôt possible pour désigner un président et remettre le pays sur les rails. «Bensalah c’est quelqu’un de respectable, il va s’éclipser» Me Ksentini qui se dit convaincu que cette transition suivra le cours constitutionnel assure que l’actuel président du Sénat a qui échoit le rôle de dirigeant l’Etat va «s’éclipser». «Bensalah c’est quelqu’un de respectable, il va s’éclipser. C’est un homme d’honneur qui n’a pas le gout de la confortation» déclare-t-il. Interrogé sur l’homme du consensus qui peut être porté pour diriger le pays, l’invité de la Chaine 3 a exprimé son souhait de voir Liamine Zeroual répondre à l'appel du peuple. En revanche, Me Ksentini déclare que «si le président Zeroual n’accepte pas pour une raison de santé ou autres il faut que ce soit Mustapha Bouchachi». En 2014, je n’avais pas le droit de faire de déclaration politique Pressé par la journaliste et par les questions d’auditeurs sur son rôle dans le régime, Me Ksentini a reconnu l’échec de sa génération, tout en récusant les accusations dont il a fait l’objet. «Je n’ai rien cautionné… la CNCDH est une commission consultative et nous ne n’intervenons pas dans la vie politique». Interpellé au sujet de sa fameuse rencontre avec le, désormais, ex président de la République qui a été niée par la présidence, Ksentini a expliqué que sa déclaration «est venue déranger le plan de l’entourage du président qui ne voulait parler du 5ème mandat prématurément et le faire sortir de leur chapeau à la dernière minute». L’Invité de la Chaine 3 qui a appelé l’ancienne génération de responsables, à quitter «sans procès», plaide, toutefois, pour le jugement de tous ceux qui ont pillé les richesses du pays.
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