mardi 27 février 2018

Logement: livraison prévue de plus de 714.000 unités durant 2018 et 2019

Le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la ville, Abdelwahid Temmar a fait état, lundi à Alger, de la livraison prévue de 714.000 unités de logement de différentes formules durant  2018 et 2019, précisant que ces réalisations permettront d'atteindre les objectifs du programme quinquennal en cours (2015-2019).       Lors d'une réunion avec la commission des affaires sociales, de l'habitat et des équipements de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée à l'examen de l'évolution des programmes de son secteur, M. Temmar a précisé que 366.000 unités de logement devraient être livrés au titre de l'exercice 2018 et 348.000 autres unités au titre de l'exercice 2019.  Soulignant que la cadence des travaux de réalisation a enregistré une courbe ascendante, le ministre a fait savoir que le nombre des logements réalisés annuellement est de 296.000 unités ce qui permettra au secteur d'atteindre les objectifs du  programme quinquennal en cours. Selon les chiffres avancés par le ministre le programme quinquennal d'un total de 1.891.016 unités, a connu une avancée considérable durant les trois dernières années (2015-2017) avec la livraison de 886.736 unités (47%) alors que 1.724.140 unités (44%) ont été lancés, 837.404 en cours de réalisation et 166.876 unités (9%) devront être lancés ultérieurement. Concernant l'avancement des travaux de réalisation selon les formules, le programme public locatif qui représente 37% de l'offre publique a enregistré le lancement de 686.562 unités alors que 328.906 unités (47%) ont été achevées, 357.656 unités (51%) sont en cours de réalisation et 15.928 unités (2%) pas encore été lancés. Pour les deux années prochaines, il est prévu la réalisation de 130.000 unités au titre de l'exercice 2018 et de 118.000 unités au titre de 2019.  S'agissant de la formule location-vente qui représente 17% de l'offre publique, les travaux ont été lancés pour la réalisation de  323.702 unités  alors que 64.963 unités ont été achevées, 258.709 unités sont en cours de réalisation et 26.298 unités non encore lancées. Détaillant les unités non lancées, le ministre a fait état du recensement de 19. 540 unités au titre du programme AADL à Alger, relevant à ce propos  que le programme en question se heurtait à des problèmes de foncier qui sont a-t-il dit, en cours de règlement en coordination avec les services de  la wilaya.  S'agissant des prévisions de réalisation dans cette formule pour les années 2018-2019, le premier responsable du secteur de l'Habitat a souligné  la réception prévue de 85.000 unités en 2018 et 86.000 autres en 2019 pour la réalisation des objectifs du programme quinquennal.  Le nombre de souscripteurs dans cette formule s'est élevé à 561.348 souscripteurs, dont 79.858 inscrits dans le programme AADL 1 et 435.992 dans le programme AADL 2.    Pour ce qui est de l'habitat rural qui représente une partie importante du  parc foncier (33% de l'offre publique), le nombre d'unités s'élève à 491.526 unités pour les programmes lancés et 406.049 unités pour les  programmes achevés (68%), outre 85.477 unités (14%) en cours de réalisation.  Les programmes non lancés au titre de cette formule se sont établis à 105.000 unités (18%) devant être lancées avant la fin du premier trimestre  2018. Le secteur prévoit la réception de 115.000 unités en 2018 et 120.000 autres en 2019 dans le cadre de cette formule.  La formule LPA, qui représente 11% de l'offre publique, s'est renforcée  par la réception de 72.872 unités (37%), outre le lancement de 182.851 unités et la réalisation en cours de 109.979 unités (55%).  Quelque 15.181 unités (8 %) devraient être lancées au cours du premier trimestre 2018.  Le secteur de l'Habitat devrait réceptionner 25.000 unités au titre de ce programme en 2018 et 17.000 en 2019 pour réaliser les objectifs du Programme quinquennal.   Le programme LPP qui représente 2% de l'offre publique a vu le lancement de 39.499 unités et la réception de 13.916 autres. Quelque 25.583 unités sont en cours de réalisation et 4.097 autres non lancées.  Le département de Temmar prévoit la réception de 11.000 unités en 2018 et plus de 6000 en 2019.  Evoquant le programme relatif à l'éradication de l'habitat précaire, le ministre a indiqué que le recensement national de l'habitat précaire avait  fait ressortir 560.000 habitations ayant bénéficié de 388.045 LLP et 95.000 subventions pour les restaurations suivant les dossiers déposés au niveau de la wilaya.   Ce programme a vu la réalisation de 303.219 unités (78%), 82.220 logements en cours de réalisation (21%) et 2.606 unités non lancées (1%).  M. Temmar a affirmé enfin que son département poursuivra ses efforts pour diversifier les formules de logement chaque fois que nécessaire pour satisfaire aux besoins des différentes franges de la société.


Logement: livraison prévue de plus de 714.000 unités durant 2018 et 2019

Le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la ville, Abdelwahid Temmar a fait état, lundi à Alger, de la livraison prévue de 714.000 unités de logement de différentes formules durant  2018 et 2019, précisant que ces réalisations permettront d'atteindre les objectifs du programme quinquennal en cours (2015-2019).       Lors d'une réunion avec la commission des affaires sociales, de l'habitat et des équipements de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée à l'examen de l'évolution des programmes de son secteur, M. Temmar a précisé que 366.000 unités de logement devraient être livrés au titre de l'exercice 2018 et 348.000 autres unités au titre de l'exercice 2019.  Soulignant que la cadence des travaux de réalisation a enregistré une courbe ascendante, le ministre a fait savoir que le nombre des logements réalisés annuellement est de 296.000 unités ce qui permettra au secteur d'atteindre les objectifs du  programme quinquennal en cours. Selon les chiffres avancés par le ministre le programme quinquennal d'un total de 1.891.016 unités, a connu une avancée considérable durant les trois dernières années (2015-2017) avec la livraison de 886.736 unités (47%) alors que 1.724.140 unités (44%) ont été lancés, 837.404 en cours de réalisation et 166.876 unités (9%) devront être lancés ultérieurement. Concernant l'avancement des travaux de réalisation selon les formules, le programme public locatif qui représente 37% de l'offre publique a enregistré le lancement de 686.562 unités alors que 328.906 unités (47%) ont été achevées, 357.656 unités (51%) sont en cours de réalisation et 15.928 unités (2%) pas encore été lancés. Pour les deux années prochaines, il est prévu la réalisation de 130.000 unités au titre de l'exercice 2018 et de 118.000 unités au titre de 2019.  S'agissant de la formule location-vente qui représente 17% de l'offre publique, les travaux ont été lancés pour la réalisation de  323.702 unités  alors que 64.963 unités ont été achevées, 258.709 unités sont en cours de réalisation et 26.298 unités non encore lancées. Détaillant les unités non lancées, le ministre a fait état du recensement de 19. 540 unités au titre du programme AADL à Alger, relevant à ce propos  que le programme en question se heurtait à des problèmes de foncier qui sont a-t-il dit, en cours de règlement en coordination avec les services de  la wilaya.  S'agissant des prévisions de réalisation dans cette formule pour les années 2018-2019, le premier responsable du secteur de l'Habitat a souligné  la réception prévue de 85.000 unités en 2018 et 86.000 autres en 2019 pour la réalisation des objectifs du programme quinquennal.  Le nombre de souscripteurs dans cette formule s'est élevé à 561.348 souscripteurs, dont 79.858 inscrits dans le programme AADL 1 et 435.992 dans le programme AADL 2.    Pour ce qui est de l'habitat rural qui représente une partie importante du  parc foncier (33% de l'offre publique), le nombre d'unités s'élève à 491.526 unités pour les programmes lancés et 406.049 unités pour les  programmes achevés (68%), outre 85.477 unités (14%) en cours de réalisation.  Les programmes non lancés au titre de cette formule se sont établis à 105.000 unités (18%) devant être lancées avant la fin du premier trimestre  2018. Le secteur prévoit la réception de 115.000 unités en 2018 et 120.000 autres en 2019 dans le cadre de cette formule.  La formule LPA, qui représente 11% de l'offre publique, s'est renforcée  par la réception de 72.872 unités (37%), outre le lancement de 182.851 unités et la réalisation en cours de 109.979 unités (55%).  Quelque 15.181 unités (8 %) devraient être lancées au cours du premier trimestre 2018.  Le secteur de l'Habitat devrait réceptionner 25.000 unités au titre de ce programme en 2018 et 17.000 en 2019 pour réaliser les objectifs du Programme quinquennal.   Le programme LPP qui représente 2% de l'offre publique a vu le lancement de 39.499 unités et la réception de 13.916 autres. Quelque 25.583 unités sont en cours de réalisation et 4.097 autres non lancées.  Le département de Temmar prévoit la réception de 11.000 unités en 2018 et plus de 6000 en 2019.  Evoquant le programme relatif à l'éradication de l'habitat précaire, le ministre a indiqué que le recensement national de l'habitat précaire avait  fait ressortir 560.000 habitations ayant bénéficié de 388.045 LLP et 95.000 subventions pour les restaurations suivant les dossiers déposés au niveau de la wilaya.   Ce programme a vu la réalisation de 303.219 unités (78%), 82.220 logements en cours de réalisation (21%) et 2.606 unités non lancées (1%).  M. Temmar a affirmé enfin que son département poursuivra ses efforts pour diversifier les formules de logement chaque fois que nécessaire pour satisfaire aux besoins des différentes franges de la société.


Algérie-Turquie : signature de sept accords de coopération dans divers domaines

L’Algérie et la Turquie ont signé, lundi à Alger, sept accords de partenariat et de coopération et mémorandums d'entente, à l’occasion de la visite officielle de trois  jours qu'effectue en Algérie le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan. Signés en présence du président turc et le  Premier ministre, Ahmed Ouyahia, ainsi que de plusieurs ministres des deux pays, ces accords concernent les secteurs des hydrocarbures, l'enseignement supérieur, la diplomatie, la culture, le tourisme et l'agriculture.  Un protocole de coopération pour le développement de la langue turque en Algérie entre l'université de Sétif et l'Institut Yunes Emre, a été signé par le directeur de la coopération et des échanges inter-universitaires au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Arezki Saidani, et le directeur général de l'Institut turc, Seref Ates .  Le deuxième accord signé porte sur un mémorandum d'entente et de coopération entre l'entreprise nationale Sonatrach et les entreprises turques Ronesans et Bayegan dans le domaine des hydrocabures. L'accord a été paraphé par le le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, et Irman Ilicak, P-dg du groupe turc Ronesans.  Un autre mémorandum d'entente et de coopération a été paraphé par M. Ould Kaddour  et Burhan Ozcan, P-dg de la firme turque Botas.  Un accord sur un programme  de coopération dans le domaine du tourisme a également été signé par le ministre du Tourisme et de l'artisanat, Hassan Mermouri et son homologue turc, Numan Kurtilmus.  Un accord portant sur la protection du patrimoine culturel commun a été paraphé, à la même occasion, par le ministre de la Culture, Azedine Mihoubi, et M. Numan Kurtilus.  Dans le domaine de l'agriculture, un protocole d'entente a été signé par le ministre de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazgui et le ministre turc de l'alimentation, de l'agriculture et de l'élevage, Ahmet Esref Fakibaba. Un mémorandum d'entente de coopération entre l'Institut diplomatique des relations internationales (IDRI) du ministère des Affaires étrangères et l'académie diplomatique turque du ministère des affaires étrangères a été également signé par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel et son homologue turc, Mevlut çavusoglu.  Le président turc a entamé lundi une visite officielle en Algérie à l'invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Les entretiens qui se dérouleront entre les deux chefs d'Etat et les travaux entre les délégations des deux pays permettront à l'Algérie et à la  Turquie de partager leurs analyses de la situation régionale et internationale, notamment au Moyen-Orient, au Maghreb et au Sahel. Les discussions qui auront lieu entre les membres des deux délégations ainsi que le Forum d'Affaires, qui regroupera un grand nombre d'entreprises algériennes et turques, ne manqueront pas de donner un élan accru aux échanges et aux partenariats entre les économies algérienne et turque.  


lundi 26 février 2018

Le président turc entame une visite officielle en Algérie

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a entamé lundi une visite officielle de trois jours en Algérie, à l’invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le président turc a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, accompagné du premier ministre, Ahmed Ouyahia et de membres du gouvernement.   Les entretiens qui se dérouleront entre les deux chefs d'Etat et les travaux entre les délégations des deux pays "permettront à l'Algérie et à la Turquie de partager leurs analyses de la situation régionale et internationale, notamment au Moyen-Orient, au Maghreb et au Sahel".   Les discussions qui "auront lieu entre les membres des deux délégations ainsi que le Forum d'Affaires, qui regroupera un grand nombre d'entreprises algériennes et turques, ne manqueront pas de donner un élan accru aux échanges et aux partenariats entre les économies algérienne et turque".

Le président turc entame une visite officielle de trois jours en Algérie

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a entamé lundi une visite officielle de trois jours en Algérie, à l’invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le président turc a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, accompagné du premier ministre, Ahmed Ouyahia et de membres du gouvernement. Les entretiens qui se dérouleront entre les deux chefs d'Etat et les travaux entre les délégations des deux pays "permettront à l'Algérie et à la Turquie de partager leurs analyses de la situation régionale et internationale, notamment au Moyen-Orient, au Maghreb et au Sahel". Les discussions qui "auront lieu entre les membres des deux délégations ainsi que le Forum d'Affaires, qui regroupera un grand nombre d'entreprises algériennes et turques, ne manqueront pas de donner un élan accru aux échanges et aux partenariats entre les économies algérienne et turque". L'Algérie joue un rôle essentiel dans la réalisation de la sécurité et de la stabilité dans la région Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé que l'Algérie joue un rôle essentiel dans la l'instauration de la paix et de la stabilité soulignant qu'elle est un exemple de stabilité dans "une région confrontée à des troubles en permanence". Dans un entretien au quotidien Echourouk publié lundi, M. Erdogan considère que l'Algérie "est un pays émergent et reste un exemple de stabilité dans une région confrontée à des troubles en permanence", ajoutant que son pays "accorde une grande importance à la consolidation et au développement de la coopération bilatérale dans tous les domaines". Le président turc a mis en avant les relations étroites  existant entre l'Algérie et la Turquie liées par une "histoire et un patrimoine culturel communs", formant le vœu de voir "ces relations se consolider" à l'occasion de cette visite. Le président Erdogan a fait part de la volonté de la Turquie d'oeuvrer à la faveur de cette visite "à l'approfondissement de la coopération entre les deux pays dans les domaines politique, économique, culturel, touristique, énergétique et sécuritaire". Les relations économiques qui lient les deux pays dans les domaines du commerce, l'investissement, l'immobilier et le tourisme seront développées davantage à l'avenir", a-t-il poursuivi, ajoutant que pour tirer profit des potentialités des deux pays en matière de commerce et d'investissement, les deux parties sont appelées à "élaborer les accords nécessaires à cette démarche".  Mettant l'accent sur l'importance de la liberté de circulation entre les deux pays et l'octroi de facilités mutuellement bénéfiques, M. Erdogan a affirmé que son pays "accorde une grande importance au développement des relations bilatérales dans les domaines culturel et technique et au raffermissement du cadre juridique de coopération entre les deux parties, à la lumière de l'histoire commune qui remonte à des siècles". Il a indiqué dans ce sens que l'Algérie "se réjouit toujours d'abriter les festivités culturelles que nous prévoyons d'organiser sur son territoire", rappelant les projets de réhabilitation exécutés dans le cadre d'une collaboration entre le ministère algérien de la Culture et l'Agence turque de la coordination et de la coopération (TIKA) pour la préservation du patrimoine commun entre les deux pays, à l'instar de la mosquée Ketchaoua d'Alger. Dans le domaine de la formation et de la coopération scientifique, M. Erdogan a rappelé que son pays "accorde des bourses d'études aux étudiants algériens depuis 1992", soulignant que cette coopération est à même de rapprocher les jeunes générations et de contribuer au renforcement des relations historiques entre les deux pays". APS  


Relance de la filière textile, selon Abderrahman Hadef (vice-président de la CACI) : "Tailler sur le modèle turc"

Actualité oblige, la coopération algéro-turque a été au menu de l’émission L’Invité de la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne, qui a reçu, lundi matin, Abderrahmane Hadef, vice-président de la Chambre Algérienne de commerce et d’industrie (CACI). M. Hadef voit dans la coopération algéro-turque, une opportunité de relancer la filière textile, qui a connu par le passé une véritable saignée avec pas de 250.000 postes d’emploi perdus et une centaine d’entreprises fermés. https://youtu.be/NKI3YPOKG1s « Le textile c’est l’une des filières pour développer la coopération avec la Turquie. C’est une occasion de relancer cette filière qui a souffert ces dernières années », a affirmé M. Hadef, qui dit avoir constaté « une volonté de nos partenaires turques de s’installer sur le marché algérien et de développer d’autres partenariats sur d’autres marchés ». Le vice-président de la CACI donne l’exemple du grand projet de l’usine de filature de Relizane, à l’Ouest du pays, réalisé en partenariat algéro-turque, « qui va entrer en production très bientôt pour la filature, et qui passera ensuite au tissage et à la confection », précise M. Hadef, qui cite, également, un autre projet dans le domaine du textile, qui sera réalisé à Oum El Bouaghi, à l’Est du pays, toujours en coopération algéro-turque.  M. Hadef en est convaincu, ces projet vont avoir « un effet boule de neige » sur le développement du secteur du textile, en relançant notamment l’intérêt et la formation dans certains métiers qui ont disparus, comme ceux de styliste et modéliste, ce qui permettra à nos entreprises, pense-t-il, d’arrêter d’importer des modèles de l’étranger.   Le modèle turque La Turquie qui était, il y a 25-30 ans, un pays en rade en matière de développement est devenu une puissance économique et un pays d’exportation par excellence, avec 80 milliards de dollars de produits vendus à l’étranger. Faut-il s’en inspirer ? Oui, répond M. Hadef qui voit dans « le modèle turque », un « cas d’études » pour développer notre économie, surtout dans certaines filières comme le textile, l’agroalimentaire, la pharmacie et l’électronique. « Ce qui est intéressant dans le modèle turque, c’est qu’on n’a pas besoins d’avoir de grandes usines pour devenir exportateur », note le vice président de la CACI. Par ailleurs, M. Hadef propose de mettre à profit la forte présence des entreprises turques en Algérie, au nombre de 796 employant près de 28.000 personnes, pour développer des projets de coproduction. Même si, actuellement, la quasi-totalité des exportations algériennes vers la Turquie est constituée des produits pétroliers et dérivés, M. Hadef pense qu’il y a un potentiel pour l’exportation de produits agricoles, de la laine et du verre, à condition, insiste-t-il, de « s’ouvrir sur le monde et d’élever nos capacités de commercialisation et de marketing ». Pour placer nos produits à l’étranger, on a besoin d’encourager et de développer les « traders », « un métier très important mais rare en Algérie », fait-il remarquer. Diplomatie économique Pour M. Hadef, «il ne faut pas avoir peur de la venue des étrangers en Algérie, il ne faut pas avoir peur aussi d’aller vers les marchés extérieurs. On a besoin d’interagir avec le monde pour élever notre niveau de compétitivité ». Il mentionne, à ce propos, les efforts de l’institution économique qu’il représente, qui a tracé tout un programme de « diplomatie économique », qui commence, dira-t-il, à donner des résultats sur le terrain, avec tout ce qui a été réalisé comme Road show et déplacement de délégations à l’étranger. Autre mesure, M. Hadef annonce la réactivation, en cours, de tous les conseils d’affaires. « On a actuellement une trentaine de conseils d’affaires au niveau de la CACI, dont celui algéro-turque qui est l’un des plus anciens », déclare M. Hadef. M. Hadef se déclare aussi favorable à la création de « zones franches » pour développer les régions et certaines filières. A propos des régions, le vice-président de la CACI pense qu’elles doivent être le moteur du développement économique. « Il faut donner aux régions la possibilité de créer de petits tissus de pme qui vont s’intégrer progressivement pour former des pôles de compétitivité et d’excellence », souligne M. Hadef. Enfin, M. Hadef, informe qu’un travail de recensement économique, en collaboration avec le Centre de développement des technologies avancées (SDTA) est en cours de réalisation. « Il permettra  de recenser les potentialités économiques des régions et donner de la visibilité aux opérateurs », conclut-il.