Le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature pour l'élection du président de la République, prévue pour le 18 avril, est fixé au 3 mars 2019 à minuit, a annoncé mercredi le Conseil constitutionnel dans un communiqué. Conformément au décret présidentiel portant convocation du corps électoral pour l'élection du président de la République et à l'article 140 de la loi organique portant régime électoral, laquelle stipule que "la déclaration de candidature est déposée, au plus tard, dans les 45 jours qui suivent la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral", et en application de ces deux textes, le Conseil constitutionnel informe que "le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature pour l'élection du président de la République est fixé au 3 mars 2019 à minuit", précise le Conseil constitutionnel. Le dossier de candidature doit être déposé par le candidat en personne, après rendez-vous convenu auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel, contre accusé de réception, précise encore la même source. Le dossier de candidature doit comprendre les documents énoncés dans l'article 139 de la loi organique portant régime électoral. Le candidat doit présenter les formulaires des signatures, prévus par l'article 142 de loi organique portant régime électoral, auprès du Conseil constitutionnel. Les signatures sont portées sur un imprimé individuel et légalisées auprès d'un officier public. Lesdits imprimés sont déposés en même temps que l'ensemble du dossier de candidature. Le Conseil constitutionnel rappelle aux citoyens et citoyennes désirant se présenter à l'élection du président de la République les conditions fixées par l'article 87 de la Constitution: Pour être éligible à la présidence de la République, le candidat doit : - Ne pas avoir acquis une nationalité étrangère - Jouir uniquement de la nationalité algérienne d’origine et attester de la nationalité algérienne d'origine du père et de la mère - Etre de confession musulmane - Avoir quarante (40) ans révolus au jour de l'élection - Jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques - Attester de la nationalité algérienne d'origine unique du conjoint - Justifier d'une résidence permanente exclusive en Algérie durant un minimum de dix (10) années précédant le dépôt de la candidature - Justifier de la participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 pour les candidats nés avant juillet 1942 - Justifier de la non implication des parents du candidat né après juillet 1942, dans des actes hostiles à la révolution du 1er Novembre 1954 - Produire la déclaration publique du patrimoine mobilier et immobilier, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Algérie. Pour plus d'informations, les citoyens sont invités à consulter le site électronique du Conseil constitutionnel "http://bit.ly/1JC630X" ou à appeler aux numéros de téléphone 021790088, 021790041.
jeudi 24 janvier 2019
mercredi 23 janvier 2019
Louh salue le rôle du pouvoir judiciaire dans la garantie de la crédibilité des rendez-vous électoraux
Le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Tayeb Louh, a salué, mercredi, le rôle du pouvoir judiciaire dans la garantie de la crédibilité des rendez-vous électoraux, précisant que 1541 magistrats sont répartis à travers les communes du pays dans le cadre de la révision exceptionnelle des listes électorales, en prévision de la prochaine présidentielle. Intervenant à l'ouverture de la session ordinaire du conseil de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), M. Louh a déclaré que le pouvoir judiciaire, en tant que garant des droits élémentaires et libertés "appuiera cette instance qui se trouve aujourd'hui face à une grande responsabilité". Affirmant que "la HIISE a prouvé, lors de toutes les précédentes occasions, qu'elle s'acquitte pleinement de son devoir et veille à l'application de la loi, étant l'une des parties garantes de l'égalité entre tous", faisant savoir que "toutes les saisines faites par l'Instance dans le cadre des dernières élections législatives et locales ont été prises en charge, y compris les mesures de poursuites pénales". Plusieurs jugements ont été rendus concernant les faits à caractère pénal, a-t-il assuré. Concernant les préparatifs de la présidentielle 2019, le ministre a expliqué que les tribunaux trancheront les recours introduits au sujet des décisions prises par les commissions des circonscriptions électorales relatives au refus d'opposition à l'inscription et la radiation des listes électorales. Les magistrats répartis à travers les communes, à la tête des commissions électorales, se chargeront de la validation des listes définitives après achèvement de la période de révision exceptionnelle, a-t-il ajouté. Dans le cadre de leurs prérogatives, en cas de signalement, saisine ou doléance par la HIISE au sujet de faits à caractère pénal, les parquets engagent directement des poursuites judiciaires à l'encontre de ceux qui commettent des actes punissables à même de troubler le déroulement normal et bon de la prochaine élection, a ajouté M. Louh. Le ministre a également mis l'accent sur le rôle important de la HIISE, l'un des principaux mécanismes constitutionnels qui garantissent transparence et crédibilité des élections", de par leur indépendance, leurs prérogatives et leur composante, ce qui contribuera à l'édifice politique et institutionnel du pays, faisant remarquer que "ce rôle exige un climat approprié auquel contribuent tous ceux qui veulent que l'Algérie gagne l'enjeu de la prospérité et de la stabilité".
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Présidentielle 2019 : la convocation du corps électoral par le président de la République, une consécration de sa volonté à asseoir la démocratie
Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui a affirmé, mercredi à Alger, que la convocation, par le président de la République, du corps électoral pour la prochaine présidentielle "consacre une nouvelle fois sa volonté d'asseoir la démocratie" dans un Etat "respectueux de ses engagements et de ses rendez-vous électoraux". S'exprimant à l'ouverture des travaux de la session ordinaire du conseil de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), M. Bedoui a assuré que la convocation du corps électoral, par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, pour la présidentielle du 18 avril prochain "consacre une nouvelle fois sa volonté d'asseoir la démocratie au sein de la société, de l'Etat et de ses institutions". A travers cette mesure, le président de la République "démontre incontestablement que nous somme dans une véritable démocratie constitutionnelle où l'Etat fort de ses institutions honore ses engagements, respecte ses rendez-vous électoraux et veille à ce que le peuple de réalise sa volonté en toute liberté et responsabilité", a-t-il ajouté. M. Bedoui a exprimé, par la même occasion, son souhait de voir la prochaine élection "une nouvelle fête de la démocratie en Algérie" et "un rendez- vous pour renouer avec tous ceux qui se sont sacrifiés pour que le pays soit libre, indépendant et souverain dans ses décisions et ses institutions". Tout un chacun est conscient de l'importance et des exigences de cette étape "pour permettre au citoyen d'accomplir son devoir électoral dans la sérénité et la collaboration avec tous les acteurs pour garantir une consultation électorale transparente et honnête". A cette occasion, le ministre a évoqué les préparatifs entamés par son département en prévision de la prochaine élection, en répondant "efficacement" aux exigences du processus électoral pour une prise en charge dans "les meilleures conditions". Les préparatifs à ces échéances se déroulent à un rythme accéléré, a-t-il dit, indiquant que la révision exceptionnelle des listes électorales a été lancée ce mercredi, une opération que son département veille à "perfectionner par le recours aux nouvelles technologies". Le ministre a fait état, à cet égard, d'instructions données aux walis et aux walis délégués pour établir "une étroite coordination avec les permanences de la HIISE au niveau local", mettant l'accent sur le rôle important que joue cette instance pour "garantir la transparence des élections et améliorer le sens de l'exigence de comptes". M. Bedoui a réitéré, enfin, la disposition de son département à accompagner et à collaborer avec la HIISE pour faire du prochain rendez-vous électoral "un nouveau succès dans un processus de démocratieémergent qui a souvent fait l'objet de manœuvres".
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Gaïd Salah souligne l'importance de la vigilance qui constitue "l'un des piliers intrinsèques de réussite"
Le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), a souligné l'importance de la "vigilance" dont fait preuve l'armée algérienne, soutenant que celle-ci constitue "l'un des piliers intrinsèques de réussite", selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN) publié mercredi. "Je voudrai en cette occasion, aborder avec vous une question d'une extrême importance puisqu'elle constitue l'un des piliers intrinsèques de réussite, en l'occurrence la vigilance, qui est dans son sens général, d'être conscient de toutes les mutations et de pouvoir en faire une lecture juste et correcte, ainsi que de connaitre la portée de leur influence sur le cours des évènements et leur évolution", a-t-il déclaré, cité dans le communiqué, lors de sa visite de travail et d'inspection, mardi, en 1ère Région militaire à Blida. Le chef d'état-major de l'ANP qui a supervisé, en compagnie du Général-Major Ali Sidane, Commandant de la région, une réunion avec le commandement et l'Etat-Major de la Région, les Commandants des secteurs opérationnels et leurs Etats-Majors, ainsi que les Commandants d'unités, a souligné également "l'importance du travail avant-gardiste et l'impératif de son adoption en permanence". "Ceci constitue une conduite à laquelle nous accordons, au sein de l'Armée nationale populaire, conformément aux orientations de son excellence Monsieur le président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, l'importance qui lui revient, et que nous considérons comme étant la mesure à travers laquelle nous évaluons les éléments de la disponibilité et du haut état-prêt opérationnel et au combat", a-t-il expliqué. Le vice-ministre de la Défense a rappelé, à l'occasion, la tentative terroriste "avortée" qui a ciblé, il y a six ans, le complexe gazier de Tiguentourine, affirmant que celle-ci est "le meilleur exemple" de la grande vigilance qui caractérise l'ensemble des efforts des personnels de l'ANP. Il a fait remarqué, à ce titre, que cette opération est "voulue, par diverses parties, comme un test des capacités de l'Armée nationale populaire et de sa vigilance", et qu'elle a également été "espérée, essentiellement par certaines parties malveillantes, pour diminuer des potentiels de l’Armée nationale populaire en termes de planification et d’exécution réussie d’une opération militaire d’une telle sensibilité, d’une telle envergure, et dans de telles conditions". L’objectif, a-t-il poursuivi, "était donc l’emploi par un acte terroriste de pratiques abjectes, visant l’image de l’Algérie entre les Nations. Un plan qui a essuyé un échec total, et je dis bien, un échec total, tant de l’intérieur que de l’extérieur". Gaïd Salah a affirmé, dans ce contexte, qu'après cette opération militaire, "il s’est avéré, à tous, de près comme de loin, à travers les actions héroïques de l’Armée nationale populaire, que l’Algérie détient une Armée qui, avec la protection d’Allah Le Tout-Puissant, saura la défendre". La vigilance populaire servira à bâtir une vigilance stratégique Il a rappelé, à l'occasion, que "cette opération qualitative et cette bravoure prouvées à Tiguentourine ont eu des échos très positifs sur le plan national, faisant l’actualité parmi toutes les franges du peuple algérien, qui a manifesté plus de fierté et d’admiration envers son Armée nationale populaire, dont le lien les unissant s’est d’autant plus renforcé, car il a été serein, plus que jamais, pour le présent de son pays et pour son avenir". Selon le chef d'état-major de l'ANP, le statut de "digne héritière de l’Armée de libération nationale" dont jouit aujourd'hui l'Armée algérienne "a motivé et continue d’impulser encore les volontés et les esprits de ses éléments pour persévérer à conjuguer les objectifs relatifs à l’accomplissement de leurs missions constitutionnelles, notamment la poursuite, sans relâche, des efforts consentis dans l’extermination des restes du terrorisme, aux objectifs liés à la continuité, voire l’intensification de la cadence de développement des aptitudes de leur corps de bataille, au service de l’Algérie, et pour la défense de sa sécurité". "Telle est la vigilance populaire, ou autrement dit la vigilance sociale qui servira à bâtir une vigilance stratégique qui se veut une vigilance du peuple et de sa conscience de ce qui entoure son pays", a-t-il plaidé, estimant que "la véritable vigilance requiert le soutien et la mobilisation de tous les fils fidèles de l’Algérie, avec le sentiment d’être impliqué collectivement et profondément dans la contribution, chacun selon ses capacités, à la préservation de leur pays de tout danger". Il a expliqué, à ce propos,que pour lui, le véritable sens de vigilance signifie que "l’ensemble soit conscient de la bénédiction de la sécurité qui règne sur les quatre coins du pays, et qu’il sache également que la grande Algérie, terre des millions de chouhada, avec sa glorieuse histoire nationale, mérite de ses fils davantage de conscience, une compréhension parfaite et un discernement intégral et complet des dessous et des dimensions de ce qui entoure notre pays et notre région, en termes d’événements et de mutations accélérées, ainsi que de ce que cela peut engendrer comme défis que nous devons relever, et comme enjeux que nous devons remporter". Gaïd Salah a soutenu, par ailleurs, que l"'un des plus importants défis étant, certainement, le défi sécuritaire que peut représenter le terrorisme sur notre sécurité et notre stabilité, voire sur la stabilité de toute la région, ce qui engage l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, de part son nationalisme et sa jalousie pour cette patrie de martyrs, et de part l’attachement à la réussite dans le devoir, voire la responsabilité d’accomplir la mission de sa protection, une protection totale, en toute condition et circonstance". Le Général de Corps d'Armée a suivi lors de sa visite en 1ère Région militaire, un exposé présenté par le Commandant de la Région sur les différents volets ayant trait à la situation sécuritaire prévalant dans le secteur de compétence, comme il a suivi des présentations des commandants de Secteurs et des responsables des différents services de sécurité, a ajouté le communiqué. A l’issue de la visite, il a également donné un nombre d’orientations et de directives visant dans leur ensemble "l’impératif de rester déterminé et d’être persévérant pour s’acquitter des missions assignées avec l’efficacité voulue et escomptée", a encore souligné la même source.
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- Politique
Guitouni révèle : un dossier de « ciblage » des catégories est à l'étude, il mettra fin aux subventions de l’électricité pour tous
«Le prix de revient de l’électricité est autour de 12 DA le kilowatt-heure, tandis que le consommateur le paye à 4 DA », rappelle le ministre de l’énergie, Mustapha Guitouni dans une déclaration à la radio Chaine 3, avant d’annoncer que le dossier de ciblage des subventions est à l’étude au niveau de son département « pour régler ce problème ». Le premier responsable, qui trouve le système actuel anormal, explique qu’avec le ciblage « celui qui mérite (une bonification) sur la tranche des 125 kWh M’rahba (il est le bienvenu, NDLR), mais celui qui peut payer sa facture, doit payer le juste prix ». Autres mesures pour renforcer la production énergétique et diminuer la consommation Le département de Guitouni envisage d’autres perspectives pour à la fois augmenter la production et réduire la consommation interne pour éviter de sombrer dans des crises énergétiques. En plus des campagnes de sensibilisation, du renforcement de la production des énergies renouvelables qui permettraient dans 10 ans d’économiser 15 milliards de M³ et de l’intégration des turbines à vapeur dans les centrales électriques pour réduire de 15% leur consommation de gaz,, un plan pour l’urbanisme est, désormais, lancés pour l'investissement dans l'écohabitat. Selon Abdelkader Choual, président de la CREG (Commission de régulation de l’électricité et du gaz), des discussions sont en cours pour la mise en place d’un code de construction algérienne. La rationalisation de la consommation énergétique devient une urgence nationale, particulièrement quand on a apprend que le niveau de consommation va augmenter de 50 à 70% d’ici 2028.
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Le DG de la CNR, Slimane Melouka : le déficit de la Caisse sera stabilisé à partir de 2019
La Caisse nationale de retraite (CNR) a clôturé l’année 2018 avec un déficit de 560 milliards de DA. Les recettes de la Caisse qui sont de l’ordre 700 milliards de DA, dont 100 milliards de DA de subventions de l’Etat, « lui permettent difficilement de payer les pensions et les allocations de retraites », selon son Directeur général, Slimane Melouka, qui était, mercredi, l’Invité de la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne. Toutefois, la CNR, qui a perdu une bonne partie de ses cotisants suite aux départs massifs des travailleurs en préretraite avant l’âge légale de 60 ans, avec près de 300.000 dossiers de départ enregistrés à fin 2017, entrevoit une stabilisation de son déficit à partir de 2019. « Le déficit de la CNR augmente de 100 milliards de DA en moyenne chaque année. D’un déficit de 250 milliards de DA en 2015, on est passé à environ 350 milliards de DA en 2016, ensuite à 470 milliards de DA en 2017 et à 560 milliards de DA en 2018. Mais ce déficit va commencer à se stabiliser à 610 milliards de DA en 2019 », explique M. Melouka. En effet, l’abrogation de la mesure qui permettait aux travailleurs de partir en préretraité avant l’âge de 60 ans, a permis un retour à la normal, puisque en 2018, la CNR a enregistré seulement « 80.000 dossiers de départ », a expliqué le DG de la CNR. La CNR bénéfice aussi de plusieurs mesures décidées par les pouvoirs publics pour faire face à son déficit et répondre aux besoins. « Il y a eu une augmentation de 1% de la quote-part des cotisations de la CNR qui est passée à 18,75%. Des mesures de compensations financières entres les caisses de la sécurité sociale en 2015, 2016 et 2017 et une aide de 500 milliards de DA prévue dans la loi de finances 2018, en plus d’un taux de 1% de la fiscalité douanière », a énuméré le directeur général de la CNR. Par ailleurs, la CNR a bénéficié d’un prêt de 600 milliards de DA, assorti d’un différé de paiement de 20 ans, au titre d’une convention signé avec le Fonds national d’investissement (FNI). Au plan interne, la CNR a décidé d’arrêter tous ses investissements pour réduire ses frais de fonctionnement, a conclu l'invité de la rédaction de la radio Chaine 3.
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