Le directeur de l’ANEM de la wilaya d’Oran a indiqué que les objectifs fixés pour l’année 2015 ont été largement dépassés, avec plus de 13 500 placements classiques. Le Salon Talents et Emploi Grand Ouest 2015 a enregistré une grande affluence à son ouverture, jeudi dernier, au Centre des conventions d’Oran. Primo-demandeurs fraîchement sortis des universités ou des centres et écoles de formation, cadres qualifiés désireux de changer d’horizon professionnel, tous ont en commun de faire valoir leurs motivations face à une trentaine de participants représentant divers institutions et secteurs d’activité. «Je suis un lecteur régulier de la presse nationale et dès que j’ai eu vent de la tenue de ce Salon, je me suis préparé pour des entretiens», explique Brahim, qui vient de terminer ses études dans le domaine du commerce. Sur place, il découvre Arkas, une compagnie de la marine marchande turque déjà présente au Maroc, mais qui veut étendre ses activités dans tout le Maghreb. «Dans mon cursus, j’ai déjà des notions de droit et de commerce international, et un travail à l’international me motive énormément», ajoute le même diplômé, qui conseille vivement à ses camarades la visite de ce Salon (jusqu’à aujourd’hui) qui représente pour lui une véritable opportunité d’embauche. A l’autre bout, le stand spécialisé dans l’immigration. «Vivre Ô Canada» a attiré une véritable foule devant Nora Bouhali, une Algérienne installée au pays de l’Erable, pour des explications d’usage. Elle est secondée par Stéphane J. Hebert, avocat en droit de l’immigration canadienne. «Evidemment, les candidats à l’immigration peuvent entamer une démarche individuelle en remplissant des formulaires sur internet mais l’avantage avec nous, c’est que nous sommes sur place et nous connaissons les besoins précis des entreprises canadiennes», explique ce membre du barreau du Québec, qui annonce l’ouverture, d’ici trois mois, d’un bureau à Oran. «Vivre Ô Canada», qui a déjà ouvert une représentation à Boumerdès, est présent dans une vingtaine de pays. «J’ai toujours été tenté par l’aventure au Canada et ce qui m’a retenu jusque-là, ce sont les liens affectifs avec ma famille et mes amis. Sinon, professionnellement, rien ne me motive ici», déplore Houari, pourtant cadre ayant déjà un poste enviable dans une entreprise privée. «Le capitalisme à l’algérienne, largement nourri par la rente pétrolière, n’a aucun avenir et moi, c’est l’avenir de mes enfants qui me pousse à chercher ailleurs», déplore Smaïl, un autre prétendant à l’immigration canadienne, conscient qu’il ne trouvera sans doute pas de travail à la hauteur de ses espérances, mais qui se dit prêt à faire des sacrifices. La Tunisie voisine est également intéressée par une coopération avec l’Algérie dans le domaine de l’emploi, à travers l’instance «Tunisia Export», qui propose des formations qualifiantes et des interventions dans plusieurs domaines, dont notamment l’agroalimentaire avec une manifestation spécifique prévue en décembre. A l’échelle interne, parmi les organisations participantes, le FCE veut faire connaître son nouveau produit intitulé Jil FCE, un dispositif mis en place pour inciter les jeunes diplômés à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. «Nous prenons en charge les demandes d’emploi que nous transmettons à nos adhérents et nous communiquons sur les projets en cours, mais nous conseillons aussi les porteurs de projets à créer leurs propres entreprises», explique Abdelhalim Ghaouti, délégué d’Oran de l’organisation patronale, qui prévoit l’instauration d’un fonds d’investissement pour aider les jeunes opérateurs. Parmi les sociétés susceptibles d’offrir de l’emploi à Oran, il y a notamment Numidis, filiale du groupe Cevital, qui, selon Hassan Boutchich, directeur des ressources humaines, est sur le point d’ouvrir deux grands centres commerciaux à Oran, dont un du côté de Belgaïd avec un éventail d’offres d’emploi qui se chiffrent par centaines, allant du simple agent de sécurité au cadre gestionnaire, en passant par plusieurs métiers de base (poissonnier, cuisinier, pâtissier, etc.). D’une manière générale, indique Saïd Benmesbah, de l’agence Graduate, organisatrice (avec emploitic.com), «si nous arrivons à placer 1000 demandeurs d’emploi sur les 7000 à 8000 visiteurs que nous prévoyons à l’issue de ce Salon, nous pouvons dire que nous avons rempli notre mission». Rencontré sur place, le directeur de l’ANEM de la wilaya d’Oran a indiqué que les objectifs fixés pour l’année 2015 ont été largement dépassés, avec plus de 13 500 placements classiques. Il insiste particulièrement sur le contrat de travail aidé (CTA), un dispositif qui cible les jeunes primo-demandeurs qui a enregistré 959 placements cette année. Egalement présent au Salon, le directeur de l’emploi d’Oran, Hakim Kessal, a annoncé l’ouverture dans un mois d’une agence de compétences pour traiter à part les demandes d’emploi des cadres ou diplômés hautement qualifiés et auxquels il faudra consacrer plus de temps et d’attention.
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