L'exploitation intelligente des déchets ménagers et industriels, en Algérie, représente un extraordinaire filon pouvant générer quelque 23 à 25 milliards de dinars/an, sans compter les milliers d'emplois qu'il est susceptible de créer, assure M. Abdelkader Touzi, professeur en bioénergie et biomasse. Présent, ce mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci considère qu'avec l'aide des scientifiques, les déchets pourraient contribuer à asseoir les bases d'une forte industrie de récyclage et de transformation pour autant, souligne-t-il, qu'on leur accorde un réel intérêt. Pour lui, L'Etat a beaucoup à gagner en libérant et en encourageant cette activité. M. Touzi estime les quantités de déchets générés par les activités humaines à travers le pays entre 7 à 10 millions de tonnes/an « dont, précise-t-il, seulement 5% sont exploités. Il fait par ailleurs mention d’environ 6.300 décharges sauvages, « dont relève-t-il, on ne tire aucun profit », en raison de l'absence d’entreprises spécialisées dans les activités de récupération et de traitement. Il dit regretter que la loi portant gestion, contrôle et élimination des déchets soit restée lettre morte à ce jour. « Des expériences de recyclage et de valorisation des déchets ont parfaitement réussi dans de très nombreux pays à l’étranger, « et les nôtres, qu’est qu’on en fait » s’interroge-t-il, ajoutant, dépité, « chez nous on préfère les incinérer ». Pour ce chercheur, la question est de savoir quels sont les mécanismes restant à mettre en place pour impulser une action à vaste échelle des activités de recyclages et de valorisation des déchets, dont l’industrie, à elle seule, génère, rappelle-t-il, quelques 2,5 millions de tonnes/an.
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