Les honoraires des médecins, antérieurement élevés, sont augmentés sans préavis pour engendrer un désordre tarifaire. Les cliniques et laboratoires privés chiffrent des factures aux prix fort. En contre partie les remboursements de ces tarifs appliqués, préalablement insignifiants, auprès des caisses sociales, restent toujours désuets. Les cancéreux, souffrant d’une maladie dite chronique, sont doublement éreintés par les coûts de traitement et le remboursement des frais de soins et autres traitement comme le scanner, l’imagerie ou tout simplement le diagnostic préliminaire qui coûtent rassemblés une fortune. Le reporter de la radio Chaine 3, Hcène Chemache, s’est penché sur l’analyse de cette équation prix-remboursement qui ne répond à aucune corrélation ni une logique sachant le pouvoir d’achat est en continuelle déperdition. Cette équation prix-remboursement ajoute de la douleur aux patients qui, pour la plupart, abandonnent carrément de se faire soigner si l’on ajoute l’immense temps d’attente pour se faire consulter à des rendez-vous exagérément éloignés. Des voix, à l’instar des associations concernées appellent à la révision de la nomenclature tarifaire des remboursements de frais de soins que d’aucuns considère dépassé par le temps. L’ordre des médecins revendique, lui, une tarification de référence au lieu de codifier les tarifs. S’exprimant sur les premiers résultats du Plan anti-cancer, étalé sur la période de 2015 à 2019, le président de la Société Algérienne d’oncologie médicale, Kamal Bouzidi s’est insurgé jeudi passé sur les ondes de la radio Chaine 3 en considérant que ce plan aura permis des progrès réels, « quoi qu’impalpables » surtout sur le volet soins de la part des professionnels de santé privés dont les prix des actes médicaux restent exorbitants face à une piètre couverture sociale qui rembourse presque rien. Rien n'est remboursé comme il le faut. Pris aux maux, les malades payent fort et cash les failles d'un système de santé qui piège ses patients ! A quand le bout du tunnel ?
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