lundi 22 juin 2015

6000 agents mobilisés pendant le Ramadhan

Amara Benyounès, ministre du Commerce, a indiqué jeudi dernier que les services de son département ont mobilisé 6000 agents de contrôle à travers le pays pour ce mois de Ramadhan, estimant que les prix des différents produits sont «abordables» en son premier jour.
Ces agents seront répartis sur 3000 brigades et seront mobilisés, jour et nuit (après l’iftar), au titre du plan opérationnel annuel de répression des fraudes et du contrôle de la qualité. Soulignant que la «régulation des prix est du ressort du marché, qui est soumis à la règle de l’offre et de la demande», il a signalé que «l’Etat se doit, seulement, de contrôler les prix des produits soutenus». Mais ce nombre sera-t-il suffisant pour venir à bout du marché parallèle et garantir une bonne qualité des aliments ?

Dans le même contexte et pour éviter les pénuries et la hausse des prix durant ce mois, il a été procédé à l’ouverture de marchés de proximité des produits de large consommation. Ils constituent aussi du côté du ministère du Commerce «une autre occasion pour l’amélioration de l’effort et de la qualité du produit national, la mise en relation des différents opérateurs nationaux intervenant sur le marché et une rationalisation des importations».

Un autre phénomène a influencé ces dernières années l’acte d’achat des Algériens : l’apparition de la grande surface de type supermarché et hypermarché. Pour les autorités, il s’agit de faire coup double : commercialisation et écoulement des produits nationaux et respect des normes requises en matière de qualité. Pour Hocine Amer Yahia, consultant, «cela contribue à façonner d’une certaine manière le mode de consommation de la majorité des Algériens.

Mais d’une manière générale, la vie moderne influence grandement les modes de consommation (on ne roule plus son couscous)». Nous avons remarqué que durant le mois de Ramadhan, plusieurs commerçants troquent leur commerce habituel pour se convertir en fabricants et vendeurs de zalabia et de qalb el louz. Beaucoup de marchandises proposées à la vente ne sont pas conformes aux conditions d’hygiène et constitue un véritable danger pour la santé des consommateurs.

Dans ce cadre, le professeur Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), a fait récemment des révélations fracassantes et parle de près de 30% des produits qui présentent des risques «patents de danger sanitaire». Selon lui, il y a 15 000 produits alimentaires qui viennent de l’étranger. Et ils ne sont pas tous aux normes internationales en termes de préservation de la santé. Il y aurait donc quelque 4500 produits qui ne répondent pas aux normes.

La principale conséquence de ces produits de mauvaise qualité : l’intoxication alimentaire qui devient fréquente. Ainsi, outre le prix, les agents de contrôle devront aussi lutter contre la commercialisation des produits impropres à la consommation. Le non-affichage des prix, le dépassement des prix fixés par l’Etat, la non-facturation, l’absence de registre du commerce, la pratique d’une activité autre que celle déclarée sur le registre du commerce ainsi que l’absence d’hygiène figurent parmi les principales infractions enregistrées.
 

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