La ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Houda-Imane Faraoun, a appelé lundi les pays africains à "se mobiliser davantage" pour favoriser l'avènement d'un mode de gouvernance du cyberespace qui soit "équitable, multilatérale et transparent" dans le but de garantir et de promouvoir une connectivité "fiable et profitable à tous". "Nous devons nous mobiliser davantage et, ensemble, pour favoriser l'avènement d'un mode de gouvernance du cyberespace qui soit équitable, multilatérale et transparent, avec la contribution de toutes les parties prenantes dans le but de garantir et de promouvoir une connectivité fiable et profitable à tous", a indiqué Mme Faraoun à la clôture de la conférence africaine sur la gouvernance de l'Internet. Ella a estimé que la gouvernance de l'Internet "devra se baser sur le principe de garantie de l'accès au réseau pour tous, la justice sociale et la souveraineté des peuples et des Etats sur leurs territoires, conformément aux principes adoptés par les Nations Unies et pour lesquelles militent tous les peuples". Elle s'est félicité, par ailleurs, de l'installation, en marge de cette conférence, du comité de liaison de la dorsale transsaharienne à fibre optique (CLDT). "Cette liaison reliant l'Algérie, le Niger, le Mali, le Tchad et le Nigeria, et qui, nous l'espérons, s'étendra encore plus loin pour aboutir au coeur de notre continent, vise l'édification d'un réseau large-bande dans le processus de développement et d'intégration qui répond aux besoins grandissants en infrastructures de transport des TIC en Afrique", a-t-elle souligné. "Notre conviction est que l'intégration régionale a un impact positif important sur la croissance et l'efficacité économique", a-t-elle relevé, ajoutant à ce titre que les TIC "pourraient constituer des éléments essentiels de cette intégration, sans pour autant occulter la place de choix qui revient aussi à la dimension humaine". Concernant la conférence africaine sur la gouvernance de l'Internet, elle a indiqué que les communications et les débats qui ont marqué cette rencontre "ont parfaitement répondu aux objectifs que nous nous sommes fixés". "Nous devons ce résultat à l'éminente qualité des participants qui ont fait considérablement avancer la réflexion sur la problématique de la gouvernance de l'Internet qui se pose à l'Afrique et qui se posera vraisemblablement à elle avec encore plus d'acuité au cours des prochaines années", a-t-elle poursuivi. La ministre a fait remarquer que cette conférence a permis d'"échanger et débattre, dans une atmosphère de fraternité et de convivialité entre les participants, sur des questions intéressant le réseau Internet, son effet d'entraînement et sa transversalité, son influence sur notre mode de vie, les opportunités qu'il offre pour le développement économique et le progrès social, les risques qu'il présente ainsi que les inégalités dans la redistribution des revenus générés par son utilisation". APS
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