dimanche 9 septembre 2018

Année scolaire 2018/2019 : refonte pédagogique et repositionnement de l’école primaire parmi les chantiers de l’Education nationale

Pour la rentrée scolaire de 2018/2019, la ministre de l’Education nationale annonce la mise en œuvre de trois grandes lignes directrices, citant dans l’ordre la refonte pédagogique ainsi que le repositionnement et la requalification de l’école primaire. S’exprimant, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, Mme Nouria Benghebrit signale que les autres chantiers visent à asseoir une plus grande cohérence du projet éducatif et à recentrer les actions de son ministère en matière de normalisation, de production de protocoles et de réglementations. Toutes ces actions, commente-t-elle, seront animées durant la première et seconde année primaire par des inspecteurs chargés de former les enseignants à établir les plans d’apprentissage, d’évaluation pédagogiques et de contrôle continu des élèves. Lors de son intervention, la ministre signale à cet effet que les quelque 11.000  enseignants qui viennent d’être recrutés ont tous bénéficié de séances de formation animées par des inspecteurs et d’enseignants formateurs chargés de leur inculquer « les pratiques réelles de classes », durant toute l’année scolaire. Mme Benghebrit annonce, par ailleurs, que son ministère a récupéré, à ce jour, 28 instituts de formation d’enseignants, dont certains, dit-elle, demandent à être réaménagés parce que présentant « un état lamentable ». Quand on lui demande s’il y a « régression » au sein de l’école, compte tenu du nombre important de redoublement d’élèves constaté dans le pays, la ministre de l’Education répond que les difficultés à l’origine de cette situation ont été identifiées, notamment celles rencontrées par ces derniers durant les examens. A propos de l’important redoublement de classe par nombre d’élèves, celle-ci note qu’il se situe à 5% contre 12% auparavant pour ce qui concerne le niveau primaire, de 18% contre 23% pour le moyen et de 15% contre 28% pour ce qui concerne le secondaire.   A travers cette tendance dégressive, l’invitée constate une baisse des taux de redoublement, jugeant cependant que ceux-ci ne sont pas encore « à la mesure de nos attentes ».      


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