vendredi 30 juin 2017

Oran : décès d'un deuxième gendarme fauché par un conducteur en état d'ébriété

Le deuxième gendarme, grièvement blessé par un conducteur en état d'ébriété qui avait forcé un point de contrôle fixe de sécurité routière, est décédé vendredi au niveau de l'hôpital régional militaire "Amir Mohamed Benaïssa" d'Oran, a-t-on appris des services de la Gendarmerie nationale. Le drame est survenu mercredi à 23h35, au niveau du point de contrôle d'El Kerma, à l'entrée sud d'Oran. Le conducteur d'un véhicule de tourisme, en état d'ébriété, avait forcé ce point fixe, tuant sur le coup un gendarme et blessant grièvement un autre. Ce denier avait été transféré en urgence vers l'hôpital relevant de la 2ème région militaire où il rendu l'âme vendredi. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce tragique drame.


Addis-Abeba: deux Algériens élus au sein des instances de l’UA

Deux Algériens ont été élus vendredi à Addis-Abeba (Ethiopie) par le Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) par une écrasante majorité des voix exprimés au sein des instances de l’Organisation continentale.

Il s’agit de Mme Maya Sahli Fadel, réélue au poste de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) et de M. Hocine Ait Chaalal, élu au poste de membre du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption lors de la 31ème session du Conseil exécutif de l’UA dont les travaux ont débuté vendredi avec la participation du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel qui préside la délégation algérienne à cette session.

Ces deux Algériens seront nommés par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA qui tiendra sa 29ème session les 3 et 4 juillet dans la capitale éthiopienne.



Décès de Simone Veil: Le Président Bouteflika souligne l'engagement de la défunte pour le droit, la paix et la justice

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de condoléances à la famille de Simone Veil, ex-ministre française et présidente du premier Parlement européen, décédée vendredi matin à l'âge de 90 ans, dans lequel il a souligné l'engagement personnel de la défunte pour le droit, la paix et la justice. "C'est avec une immense tristesse que j'ai appris la nouvelle du décès de Simone Veil dont la vie passionnante aura été marquée autant par ses propres souffrances de la barbarie nazie, que par son engagement personnel admirable et inlassable contre toutes formes de déni de justice", a écrit le Chef de l'Etat dans son message. "En effet, Simone Veil a remarquablement servi le droit, la justice, la paix et le progrès dans les hautes fonctions gouvernementales qu'elle a assumées au service de la France, tout comme au service de l'Europe au sein de son parlement", a souligné le président Bouteflika. "Le peuple algérien a compté Simone Veil parmi les amis de ses justes causes. Il n'oublie pas aussi la proximité et la solidarité que cette grande dame lui a témoignées durant la terrible tragédie nationale qu'il a vécue", a-t-il ajouté. "En cette triste circonstance, je vous présente au nom du peuple et du gouvernement algériens ainsi qu'en mon nom personnel, nos plus sincères condoléances ainsi qu'au peuple français et ses autorités nationales", a conclu le Chef de l'Etat dans son message.


Air Canada va inaugurer le vol Montréal-Alger ce samedi

Le premier vol direct d’Air Canada entre Montréal et Alger sera inauguré demain à partir de l’aéroport Pierre Elliott Trudeau, annonce la compagnie canadienne par voie de communiqué. « Air Canada est ravie de proposer un service sans escale au départ de Montréal et à destination d'Alger, une nouvelle destination attrayante qui renforce la place de l'aéroport Montréal-Trudeau en tant que plaque tournante stratégique pour l'ensemble de l'est du Canada et du nord-est des États-Unis, a affirmé Benjamin Smith, président – Transporteurs de passagers d'Air Canada. Misant sur le succès du service d'Air Canada Montréal–Casablanca maintenant assuré toute l’année, le service à destination d'Alger sera le seul vol sans escale exploité par un transporteur canadien entre Montréal et cette ville d'Afrique du Nord, établissant Air Canada comme un acteur de premier plan dans le marché important et grandissant entre le Canada et l'Algérie. Ce sera notre deuxième destination en Afrique, ce qui fait d'Air Canada l'un des rares transporteurs internationaux qui exploitent des vols à destination des six continents habités. » « Grâce à ce nouveau vol saisonnier, il sera maintenant possible de voyager et de transiter par Alger sans escale. Cela permettra d’élargir l’éventail d’opportunités des voyageurs, en plus de faire rayonner le Québec à l’étranger. En effet, je suis certaine que ce vol aller-retour favorisera l’attraction touristique vers notre belle métropole montréalaise. Finalement, ce vol est une bonne nouvelle pour les gens d’affaires et facilitera les relations commerciales, entre le Québec et l’Algérie, a déclaré Lise Thériault, vice-première ministre, ministre responsable de la Condition féminine, ministre responsable des PME » « L'horaire des vols est prévu de façon à optimiser les correspondances à la plaque tournante d'Air Canada à Montréal », selon la même source. La nouvelle liaison saisonnière sera assurée par Air Canada Rouge, la filiale low cost de la compagnie canadienne. La desserte se fera au moyen d’appareils Boeing 767-300ER de 282 places avec trois options de confort, selon la même source : la classe économique;  la place Préférence, offrant plus d’espace pour les jambes; et Premium Rouge, offrant plus d’espace personnel et un service supérieur.  A rappeler qu’Air Canada dessert déjà Alger à partir de Montréal via Francfort (Allemagne) en partenariat avec Lufthansa. De son côté, Air Algérie a une ligne directe depuis juin 2007.  

Natation : l'Algérie présente avec trois nageurs au meeting de Luxembourg

Trois nageurs algériens représenteront l'Algérie lors du meeting de Luxembourg de natation, prévu les 1er et 2 juillet 2017. Il s'agit de Khendriche Lounis, Benbara Nazim et Melih Amel encadrés par l'entraîneur national Maansri Ali. 



Baccalauréat: la session spéciale au profit des exclus pour cause de retard du 13 au 18 juillet 2017

 La session spéciale au profit des candidats du   baccalauréat, exclus de la première session pour cause de retard, est prévu   du 13 au 18 juillet 2017, a annoncé vendredi le ministère de l'Education   nationale, précisant que le vendredi 14 juillet sera jour de repos pour les   candidats.  Le ministère a indiqué dans un communiqué que les périodes proposées pour   cette session étaient : à partir du 7 juillet 2017 ou à partir du 13   juillet 2017 et, à la fin, c'est la deuxième proposition (du 13 au 18   juillet) qui a été retenue.

Ligue des champions – Phase de poules : faux pas interdit pour l'USM Alger face au Ahly Tripoli

L'USM Alger n'aura pas droit à l'erreur, ce vendredi (19h00), face au Ahly de Tripoli lors de leur face-à-face sur le terrain du stade de Sfax (Tunisie) dans le cadre de la 5e journée de la phase de poules de la Ligue des champions d'Afrique de football, au risque de revenir à la case départ dans un groupe B indécis. L'USMA, qui avait largement battu les Libyens à Alger (3-0) en inauguration de cette phase de poules, s’est rendue mercredi à Sfax, lieu de domiciliation des gars de Tripoli interdits d'accueillir leurs adversaires dans la capitale libyenne pour des raisons sécuritaires, avec un moral gonflé à bloc. En effet, les Algérois restent sur une belle victoire face au Zamalek d'Egypte (2-0), qui leur a permis de se hisser à la première place de leur poule en compagnie de leur adversaire du jour libyen avec 7 points chacun. L'enjeu sera ainsi de taille, puisque les deux équipes se disputent pour l'occasion le leadership du groupe. Le vainqueur à l'issue de cette empoignade aura alors fait un grand pas vers la qualification aux quarts de finale, au moment où le Zamalek, qui compte 5 unités, se rendra à Harare pour y affronter le club local de Caps United (4e, 3 pts), dimanche. En tout cas, les Rouge et Noir savent pertinemment qu'ils auront cette fois-ci à donner la réplique à un adversaire libyen mieux rodé par rapport au match aller. Les joueurs du Ahly ont depuis repris du poil de la bête, parvenant à engranger 7 unités glanées à la suite de deux victoires face à Caps United (en aller-retour) et à un nul contre le Zamalek. Voilà qui permet aux poulains de l'entraîneur égyptien, Talaât Youcef, de se présenter sur le terrain du stade Tayeb M'hiri de Sfax avec un moral au beau fixe. Les Usmistes sont avertis. Ils sont du reste persuadés qu'un résultat probant leur permet d'assurer leur qualification au prochain tour. Le dernier match dans cette phase face à Caps United, le 9 juillet à Alger, sera alors une simple formalité. Côté effectif, l'entraîneur de l'USMA, le Belge Paul Put, disposera pratiquement de tous ses joueurs, si l'on excepte le meneur de jeu, Amir Sayoud, expulsé face au Zamalek. L'ancien sélectionneur du Burkina Faso récupérera pour la circonstance ses deux ''poumons'' au milieu de terrain, Hamza Koudri et Abderraouf Benguit, après avoir purgé leur suspension lors de la précédente journée. Cette rencontre sera dirigée par un trio arbitral éthiopien, avec Bamlak Tessema Weysa comme directeur de jeu. APS


BEM : les raisons d’un bon classement à Tizi Ouzou

Encore une fois, la wilaya de Tizi Ouzou s’impose en première position dans le classement des élèves admis à l’examen du BEM.  Ainsi, sur les 13 313 candidats inscrits, 8 878 élèves ont décroché le fameux sésame d’accès au lycée, soit un taux de réussite de 67, 02%. Ce n’est pas la première fois que la wilaya de Tizi Ouzou obtient la première place au BEM. Les raisons de cette consécration sont multiples. Il s’agit, selon Mohamed Tachabount, chargé à la communication au niveau de la direction de l’éducation, du fruit d’un travail collectif assuré aussi bien par les enseignants, l’administration et les travailleurs du secteur de l’éducation qui prennent en charge les préoccupations des élèves. Notre interlocuteur nous a évoqué également l’accompagnement permanent des parents qui veillent sur la scolarité de leurs enfants. «Il y a aussi la précieuse contribution des parents dans cette réussite», nous a-t-il précisé. L’autre raison ayant fait que Tizi Ouzou soit en tête du peloton dans l’examen de fin du cycle moyen est liée à plusieurs autres facteurs comme les cours de soutien dispensés aux élèves. «Il y a des parents d’élèves qui payent des enseignants pour assurer des cours de soutien à leurs enfants, à domicile. C’est une formule très répondue, notamment dans le chef-lieu et dans les grandes villes de la wilaya», nous a expliqué un père de famille qui ajoute que même dans les villages, il y a des initiatives du mouvement associatif dans le sens d’assurer des cours de soutien aux élèves des classes d’examen. «Dans certains villages, c’est le comité ou bien des associations qui assurent des cours aux candidats. Les enseignants interviennent généralement bénévolement pour aider les élèves à bien se préparer pour les examens», a souligné un citoyen de Boghni, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou. Par ailleurs, il y a aussi le facteur motivation qui est pour beaucoup dans la réussite des potaches. «Chaque année, nous organisons une réception pour honorer les lauréats des examens scolaires. Cela stimule généralement les autres élèves à faire des efforts afin d’être récompensés. C’est une sorte de motivation qui incite les enfants à travailler davantage», nous dira un animateur associatif qui estime aussi que «l’attitude des parents est fondamentale dans la réussite scolaire des enfants. Leur rôle intervient aussi de manière à créer un climat propice pour que l’élève puisse travailler dans le calme et dans de bonnes conditions à la maison». Il est utile de rappeler, par ailleurs, que la wilaya de Tizi Ouzou arrive, depuis quelques années, toujours en première position même dans le classement des résultats du baccalauréat.

Bac : bonheur des uns, colère des autres

  «Si deuxième session il y a, je veux que mon fils en fasse partie. Je ne vois pas pourquoi on privilégierait les retardataires.   Au dernier jour de l’examen, mon fils était complètement exténué. Tel un alcoolique, il se déplaçait en s’appuyant sur les murs. Pourquoi lui n’aurait-il pas une seconde chance ?» Mohamed, 52 ans, est un papa en colère. Ce dernier estime que cette deuxième session n’arrange qu’une certaine catégorie de candidats. Son fils, Redouane, partage son avis. «Je n’ai pas assuré mon examen. En apprenant cette décision, je me dis que j’aurais dû arriver en retard.» Aujourd’hui, rien n’est encore tranché. C’est le conseil ministériel restreint qui devrait trancher quant à la date de déroulement de l’examen. Le nombre exact des candidats concernés n’est toujours pas annoncé d’une manière officielle. La ministre de l’Education nationale, apprend-on, annoncera certains détails la semaine prochaine lors d’une conférence de presse qu’elle organisera. Qui est concerné ? Seulement les retardataires ? Sur quels critères l’Onec se basera-t-il pour convoquer à nouveau les candidats à cette session spéciale ? Comment pourra-t-on faire la différence entre les retardataires et ceux ayant carrément abandonné les épreuves au milieu de la semaine.   Absents «Cette session concernera les retardataires ainsi que les absents», assure Kamel Nouari, directeur d’un collège. Une information confirmée par Meziane Meriane du Snapest qui souligne : «Il faut savoir que cette décision n’avantage pas uniquement les retardataires mais également les absents étant donné qu’il est impossible de déterminer qui est absent et qui est retardataire.» Selon lui, cette décision est dramatique étant donné que désormais, même un candidat absent va réclamer et personne ne pourra le contredire puisqu’il n’y a aucun moyen de vérifier. Suite à cette décision présidentielle, les cartes ont été redistribuées, mais pas de façon égale. Ainsi, la majorité demande à ce que le bac soit repassé par tout le monde, ou alors par les retardataires et les recalés. «On doit refaire le bac pour les retardataires et pour être plus juste, qu’on le refasse pour les retardataires et pour ceux qui auront échoué, sauf pour les tricheurs qui doivent être sanctionnés», soutient Bachir Hakem. En attendant les détails, la polémique enfle. «Où est l’égalité des chances promise pour le bac ?» interroge Yasmine, une candidate qui a passé son bac. Cette dernière poursuit : «Nous avons passé le bac en pleine canicule. Le refaire pour une certaine catégorie est injuste. Ils auront plus de temps pour réviser.»   Ponctualité Mounir la rejoint et soutient : «Je ne comprends pas pourquoi on avantage les retardataires. Le bac est l’examen décisif dans la vie de tout candidat. S’il n’a pas conscience de cela, il n’a qu’à le repasser. En étant exclu, il aurait eu une année pour revoir ses priorités et arriver à l’heure le jour J.» La maman de Yasmine a une autre crainte par rapport à cette nouvelle session : «Ils vont repasser les épreuves à un grand nombre. Ces derniers auront plus de temps pour réviser et auront sûrement de meilleurs résultats. Logiquement, ils auront les meilleures orientations pour l’université, ce qui est injuste.» Pour Meziane Meriane, du Snapest, la deuxième session est une atteinte à la discipline et la rigueur. On aurait aimé que le gouvernement laisse l’Education donner des leçons de rigueur à la société concernant l’application des lois de la République. «C’est un bac basé sur l’inégalité des chances, car passer le bac en plein Ramadhan et le passer en septembre ou en dehors de Ramadhan n’est pas favorable à l’une comme à l’autre sessions. Les sujets n’auront pas forcément d’égales difficultés. Le temps de préparation pour l’une des catégories sera plus long. Les résultats obtenus ne seront pas équivalents», affirme-t-il. Un avis largement partagé par Nabil Ferguinis du Snapap, qui estime que la deuxième session est une «aberration pédagogique. Du pur populisme». Selon le syndicaliste, il s’agit d’une grave dérive et d’une décision politique qui rentre dans la stratégie du pouvoir et qui va juste mettre la première responsable du secteur dans une position de faiblesse. «Le débat politique a omis le programme du gouvernement et vire vers une organisation qui n’a aucun argument psycho-pédagogique. Au lieu de penser à la rigueur pédagogique dont notre école a tant besoin en ces moments, le pouvoir politique impose une autre forme de ‘‘seuil’’», poursuit-il. L’activiste Kamel Nouari est aussi contre cette deuxième session.   Victimes «Le principe de l’égalité des chances n’est pas respecté. Comment peuvent-ils expliquer le fait d’interdire l’accès à l’établissement si un candidat est en retard, mais qu’on lui redonne la chance de repasser tout le bac, si ce n’est encourager la médiocrité», soutient-il. Il affirme aussi que même dans le cas d’organiser une autre session, il y a des règles à respecter : «Une autre session, ça se prépare avec l’accord de tous les partenaires sociaux, les parents d’élèves. Il faut aussi déterminer qui est concerné ou pas en précisant la date exacte.» Ce dernier confie qu’il serait pour une deuxième session uniquement si elle est organisée pour les retardataires mais aussi pour les recalés.  n

Le bac au royaume des populistes...

Par Nassima Oulebsir «Le bac ou la guerre», menace le peuple qui a passablement échoué à l’examen. «Y a mhaynek, chaabi w na3arfou», murmure le roi Achour El Acher à la ministre de l’Education BenAfrit… Elle tente de le persuader de ne pas céder et de rester ferme et rigoureux. Il s’agit d’un baccalauréat dont elle a d’ailleurs réussi l’organisation, en dépit des tentatives de fraude… Mais pas question de contrarier le peuple. Le souverain, dans son infinie bonté, décide d’accorder le titre de bachelier à tous les candidats peu importe s’ils ont échoué. Dépitée, vexée, la ministre, quitte le château et... sa fonction. Ces scènes qui nous ont fait rire sont tirées de la série Achour El Acher que beaucoup ont suivi pendant le Ramadhan. Mais la fiction a fini par rejoindre la réalité, à quelques détails près. La vraie ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, n’a en effet pas encore quitté le palais... du gouvernement. Pourtant on se croirait bien dans une comédie, mais sans Djaafar Kassem. Le président de la République, en guise de cadeau de l’Aïd, a décidé d’organiser une session spéciale pour les candidats retardataires au bac. Pour la discipline et la rigueur tant voulues par Nouria Benghabrit, il faudra repasser. Il semble que rendre à un examen, qui a perdu tout intérêt, sa crédibilité ne fait pas le poids devant la culture du populisme. La politique de la paix sociale à tout prix a fini par toucher l’école, mais c’est loin d’être la première fois. Car lorsque l’ancien ministre de l’Education, Baba Ahmed, avait décidé, dans le cadre de la loi, de sanctionner les candidats fraudeurs de 5 ans d’interdiction d’examen, Abdelmalek Sellal, alors Premier ministre, était intervenu pour dire : «Laissez les passer cette année.» Quelques années plus tard, Sellal, encore lui, somme Benghabrit de «Laisser les élèves se reposer» quand, dans une démarche pédagogique, elle avait décidé de leur accorder des vacances d’hiver de 10 jours. Au final, ils ont en eu 19. Une décision antipédagogique pour le bien d’une génération habituée, semble-t-il, au traitement de faveur et celui de responsables versatiles à la générosité changeante dans un pays où ils ont perdu tout crédit. Car il s’agit des mêmes décideurs qui ont refusé d’accorder une session extraordinaire ou spéciale aux élèves de la Kabylie en 2001 ou à ceux de Ghardaïa quelques années plus tard. Pas question pour eux de faire du «régionalisme» ou de la «discrimination». Visiblement, on n’est plus aussi regardant vis- à-vis du tort que cette démarche pourrait causer aux autres candidats qui, eux, ont passé leur bac dans des conditions plus contraignantes. On ne s’indigne plus même quand il s’agit d’encourager l’indiscipline. Les syndicats, qui ont pour habitude de dégainer, à la moindre occasion, les menaces de boycott des corrections ou de la surveillance des examens, se sont contentés de dénoncer, en réponse aux questions des médias. Pas étonnant que cela ne fasse pas partie de leurs revendications. Au vu de la crise, ils n’ont plus rien à gratter. Qu’elle soit organisée en juillet ou en septembre, cette session donne déjà un avant-goût amer du prochain bac 2018. Et nous serions tenté de dire : candidats attas attas mazal el hal…

Carnet politique 4

Samedi Ah, la miséricorde des sacrées nuits du Ramadhan ! Démonstration, à l’APN, Abdelmadjid Tebboune annonce en soirée que le président Abdelaziz Bouteflika a «donné instruction pour organiser une session spéciale du bac pour les élèves exclus de la dernière session du bac pour raison de retard». En plus de constituer un désaveu à la logique que voulait imposer la ministre de l’Education, Nouria Benghabrit, cette magnanimité présidentielle a provoqué une onde de choc : certains demandent même d’instaurer une session de rattrapage pour tout et pour rien. Comme le site satirique El Manchar qui annonce que «Bouteflika ordonne l’organisation d’une seconde session du Ramadhan pour les non-jeûneurs qui pour des raisons religieuses ou idéologiques ont refusé de jeûner pendant le le mois sacré, mais aussi les musulmans qui, distraits, ont mangé ou bu après al imsaak».   Tebboune toujours : le PM annonce aussi la prochaine installation d’une «commission nationale consultative» pour l’examen du dossier du soutien destiné aux catégories démunies de la société, chargée de l’élaboration des lois et mesures à même de permettre le ciblage des personnes ouvrant droit au soutien de l’Etat dans le cadre des efforts visant à consacrer le caractère social de l’Etat. Pour résumer, consulter certains pour savoir à qui on maintient les subventions. Parler à qui ? A ceux que le gouvernement choisira. Pas plus. Dimanche C’est l’Aïd, la fête, les bisous, les gâteaux et les gastros ! Débats éternels sur le taux de commerçants qui ont ouvert, avec, en toute honnêteté, un mieux par rapport aux années écoulées (à Alger cela dit). Mais il y avait autre chose à célébrer aussi en ce jour : la mémoire de Matoub Lounès ! Chez lui, à Taourirt Moussa, ils étaient des milliers, selon nos collègues de Kabylie, venus rendre hommage au Rebelle, assassiné le 25 juin 1998. Cette semaine a son cortège des hommages et des douleurs : Matoub le 25, Boudiaf le 29 ! Des assassinats qui, au-delà des enquêtes ou des commissions, des récits des uns et des autres, restent comme des points de fixation des tensions entre peuple et gouvernants. Au-delà de l’obsession légitime de la vérité, s’impose la volonté de juger un système volatile et impuni, incapable de s’autocritiquer, incapable de produire de l’avenir. Lundi Des youyous et d’inutiles feux d’artifice en préparation. Le taux de réussite à l’examen du Brevet d’enseignement moyen (BEM) (session juin 2017) a atteint 56,33% au niveau national. Mais pour le ministère de l’Education, ce taux est quand même jugé «relativement faible». A la Chaîne III de la radio étatique, Samia Mezaïb, directrice de l’évaluation et de la prospection au ministère de l’Education, a expliqué que la faiblesse relative des réussites résulte du cumul de plusieurs facteurs, dont celui des programmes élaborés «dans l’urgence», ainsi que la formation des enseignants qui n’a pas toujours été à la hauteur des dispositions de la nouvelle réforme de l’enseignement. La responsable pointe également les manquements en termes de formation en mathématiques chez les enseignants. Au moins, nous avons un secteur qui s’évalue et fait dans l’autocritique. C’est déjà ça, même sous le 4e mandat !   Mardi Il y a quelque chose de gênant chez Mme Saïda Benhabylès, présidente du Croissant-Rouge algérien. Quand elle se déplace pour visiter des migrants installés dans un campement à Alger-Est, elle tente de prononcer de grands discours («L’Algérie est en train de gérer avec courage les erreurs stratégiques des grandes puissances qui sont à l’origine de nombreux drames humanitaires»), et elle rentre dans le mur de la propagande infantile en disant que la campagne haineuse est orchestrée pour «salir l’image de l’Algérie» ! A part quelques groupuscules d’extrême droite en Europe et des débiles droitiers en France, qui vous cherche la petite bête ? Des Algériens, stupides et intolérants, il en existe : faudra leur parler à eux et non pas nous bassiner encore et encore avec «l’image de l’Algérie». Car, entre nous, qui fait le plus mal à l’image du pays ? N’est-ce pas le régime et ses petits voyous satellitaires ? L’occasion ici, par ailleurs, de rappeler l’engagement de Tebboune sur la régularisation des migrants (car c’est de cela qu’il s’agit, sauf erreur d’interprétation de sa déclaration vendredi soir à l’APN) : cela représenterait un symbole magnifique de notre solidarité obligatoire avec nos amis migrants, tous les migrants, tous les étrangers sur cette terre d’Algérie que nos martyrs ont rêvé fraternelle.   Mercredi Abdelmadjid Tebboune, nostalgique des années où le cinéma algérien twistait avec le succès mondial, a une belle idée : relancer l’industrie cinématographique algérienne. «Il y avait une industrie (cinématographique), nous allons la reprendre, l’Algérie était leader à l’échelle arabe et africaine dans le domaine du cinéma (…) Nous avons toutes les compétences et ressources humaines, il manque juste quelques moyens matériels qui seront remis aux mains de la famille du cinéma», a déclaré Tebboune. Alors quelques remarques, surtout concernant le dernier point en parlant des «quelques moyens matériels» : surtout ne donnez rien à personne alors que le secteur de la culture est miné par une effroyable corruption, où seuls les amis du ministère des hauteurs des Anassers sont les seuls bénéficiaires. Ceux, véritables héritiers du grand cinéma innovant et combatif algérien, ceux qui raflent des prix ailleurs et du mépris des bureaucrates ici, ceux-là sont hors radar des systèmes de rapine, heureusement, de la culture officielle qui bouffe des milliards pour de creux biopics ou de la propagande ! Si vous voulez relancer le cinéma, Monsieur Tebboune, faut s’occuper sérieusement des brutes et des truands. Jeudi «Ni la démagogie, ni les basses manœuvres n’ont pu empêcher la déconfiture d’un régime maintenu coûte que coûte, au mépris de toutes les aspirations et de tous les espoirs du peuple algérien. L’élimination de Ben Bella démontre en outre la justesse de nos positions. Mais le changement intervenu à Alger ne peut nous satisfaire. C’est tout le système qui était condamné et qui doit disparaître. Le mécontentement légitime des masses algériennes et leurs revendications constantes montrent que jamais elles n’accepteront comme solution à leurs problèmes la perpétuation du benbellisme même sans Ben Bella. La catastrophe économique exige une transformation totale des structures et des méthodes existantes. Nous irons tout droit à une dictature forcenée ou à une ‘‘congolisation’’ désastreuse si des solutions politiques ne sont pas dégagées dans les plus brefs délais ; il ne peut y avoir de demi-solutions, il faut que l’Algérie ait à sa tête un véritable pouvoir révolutionnaire et socialiste, issu des masses laborieuses, capable de promouvoir une politique hardie et réaliste et de parer aux urgences les plus flagrantes». Mohamed Boudiaf, déclaration après le coup d’Etat militaire du colonel Mohamed Boukharouba du 19 juin 1965.

Football : L’équipe de de Palestine ne fera pas de stage en Algérie

L’équipe de football Palestine n’effectuera pas de stage en Algérie, comme c’était prévu dans le programme de cette sélection. Les dirigeants de la Fédération palestinienne de football avaient sollicité leurs homologues algériens pour un stage en Algérie. La Fédération algérienne de football (FAF) et le ministère de la Jeunesse et des Sports (DJS) avaient donné leur accord, selon une source palestinienne, et il ne manquait que le feu vert du ministère des Affaires étrangères. Les Palestiniens l’ont longuement attendu avant de déchanter. La sélection que dirige notre compatriote Noureddine Ould Ali devait être dans nos murs le 1er juillet (demain). Il n’y a pas eu de réponse du côté du plateau des Annassers. Déçus, les Palestiniens ont décidé, la mort dans l’âme, de chercher un autre lieu de regroupement pour leur sélection. Il y a quelques semaines, le Maroc avait accueilli avec faste l’équipe nationale pour un regroupement dans le royaume avec une prise en charge totale de son séjour. Pourquoi l’Algérie n’a pas fait de même ? Y a-t-il un problème ? Autant de questions auxquelles doivent répondre les parties concernées par ce dossier. L’occupant israélien ne manquera pas d’exploiter cette affaire pour monter l’opinion palestinienne contre l’Algérie.

Des «irrégularités dénoncées» durant le concours de recrutement des enseignants

Pas moins de 700 000 candidats ont passé hier les épreuves écrites du concours de recrutement des enseignants. Les activistes et syndicalistes du secteur déplorent le déroulement des examens dans des conditions «hors normes» qui, affirment-ils, favorisent la «fraude». «Ce concours n’a pas été soumis aux mêmes mesures prises lors de l’examen du baccalauréat par exemple. Les agents n’ont pas utilisé le détecteur de métaux ni fouillé les candidats, ce qui a permis à ces derniers d’avoir leurs téléphones portables, tablettes et autres outils à l’intérieur des salles d’examen», affirme Kamel Nouari, activiste et directeur d’un collège, soulignant que dès le début des épreuves, «les sujets des examens ont fait le tour des réseaux sociaux». Toujours sur la Toile, plusieurs candidats ont aussi dénoncé certains «dépassements et irrégularités». Par ailleurs, selon les chiffres avancés par le ministère de l’Education et face à la vague des demandes de départ à la retraite d’un nombre important d’enseignants, et si 10 000 candidats seulement seront pris, le prochain recrutement des enseignants dans les trois paliers ne couvrira pas les besoins du secteur, estiment les syndicats. En effet, plus de 40 000 enseignants ont entamé les démarches pour partir à la retraite et quitteront leur poste d’ici l’année prochaine, après la décision de suppression de la retraite anticipée après 32 ans de service. Pour Bachir Hakem du CLA, de nombreux postes resteront vacants faute de candidats valables ou par manque de candidats dans certaines spécialités. «Le déficit en enseignants de qualité sera très important cette année encore. Le nombre d’enseignants qui seront recrutés cette année sera encore en dessous des besoins et sera de nouveau, comme l’année dernière, complété par les enseignants inscrits au fichier de la banque de données et qui seront recrutés encore une fois en tant que contractuels», explique-t-il. Et d’ajouter : «Recruter un enseignant, quel que soit son niveau, sans aucune formation, à partir d’un concours dont la crédibilité n’est pas reconnue par les responsables eux-mêmes a montré les carences de cette méthode d’engagement dans ce noble métier.»

Opération de recherche au large d’El Kala

Des unités de la Protection civile d’El Tarf sont intervenues, hier, dans une opération de recherche après la découverte d’une embarcation vide à 4 miles (7,5 km) au large d’El Kala. Les garde-côtes ne communiquent plus depuis quelques années. Impossible d’entrer en contact avec les garde-côtes d’El Kala et Annaba ou encore les forces navales de Jijel pour en savoir plus. Il faut remonter jusqu’à la 5e Région militaire de Constantine nous a-t-on conseillé. Nous n’avons pas tous les éléments en main, mais, selon les informations recueillies, l’embarcation recueillie et ramenée au port d’El Kala serait trop petite pour être l’une de celles employées par les passeurs de harraga. C’est une petite embarcation de 3,8 m dite de plaisance, comme celles qu’utilisent les pilleurs de corail. Les départs successifs de harraga à partir d’El Kala, qui ont repris après 10 ans d’arrêt, (voir El Watan du 28 juin édition de l’Est) laissent penser au naufrage des occupants d’une embarcation, dont on est encore sans nouvelles. D’un autre côté, aucune disparition de personnes en mer n’a été signalée. Les opérations de recherche se poursuivent.

Une commission d’enquête ministérielle dépêchée à la Duch

Une commission d’enquête a été dépêchée, hier, à la Direction de l’urbanisme, de construction et de l’habitat (Duch) de la wilaya de Tamanrasset par le ministère de tutelle, a-t-on appris sur place. La commission, composée de trois inspecteurs de l’administration centrale, devra se pencher sur les doléances exprimées par le syndicat de la Duch qui avait appelé, récemment, à une grève illimitée en raison de la dégradation des conditions socioprofessionnelles des travailleurs. L’affaire des employés qui se disent «molestés et maltraités» par le premier responsable de cette institution à Tamanrasset a ainsi fait régir le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Youcef Cherfa, qui a, peu après son installation à la tête de ce département, adressée une correspondance à tous les walis où il demande l’état d’évaluation des Duch et des comptes-rendus sur l’avancement des projets lancés dans chaque wilaya. Comme signalé dans l’édition d’Elwatan week-end du 16 juin 2017, les employés de la Duch de Tamanrasset réclament leur droit à un congé annuel et le remboursement des frais de transport ainsi que les indemnités compensatrices des frais engagés par les agents en mission commandée, conformément à la réglementation en vigueur. Le syndicat a également évoqué «les abus liés aux ponctions injustifiées» sur les salaires de certains fonctionnaires et la situation problématique des travailleurs relevant des directions déléguées d’In Salah et d’In Guezzam, qui n’ont toujours pas été rémunérés. Le favoritisme et la partialité entre travailleurs ont également été soulevés dans une lettre de doléances qui met le directeur sur la sellette pour son comportement maladroit vis-à-vis de ses subordonnés, qui ont été destinataires de plusieurs questionnaire et d’avis de sanction «arbitraire». Les rédacteurs de ce document, faut-il le rappeler, demandent la régularisation des retombées financières liées aux avancements des échelons et aux rappels différentiels relatifs aux allocations familiales. Jointe par téléphone, une source auprès de la direction en question a fait savoir que durant toute la journée, les membres de la commission se sont réunis avec les représentants de la section syndicale et les travailleurs afin d’entendre leurs doléances et du coup s’enquérir des véritables problèmes qui minent la Duch de cette wilaya géostratégique.    

Un nouveau directeur de la culture à Oran

Kouider Bouziane, musicien de carrière, a été installé hier matin en qualité de nouveau directeur de la culture de la wilaya d’Oran. Il remplace Rabéa Moussaoui, qui a été promue, indique-t-on, inspectrice générale auprès du ministère de tutelle. La cérémonie d’installation a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Culture, Smaïl Oulebsir, et ce, en présence des autorités locales, des artistes et autres hommes de lettres. Dans une déclaration qu’il nous a faite, M. Oulebsir a indiqué qu’une attention particulière est accordée par le ministère de la Culture au suivi et à l’accompagnement des grands chantiers culturels qui sont en cours à Oran. Il a cité notamment les opérations de restauration des vestiges patrimoniaux que compte Oran. Notons enfin que la Maison de la culture à Oran, sise à Guerganta, est toujours fermée car les travaux de sa rénovation s’éternisent.

Décès de Roland Rappaport, l’avocat engagé pour la cause algérienne et de la famille Audin

L’avocat français, Roland Rappaport, qui s’était engagé dans la défense des militants du FLN, durant la guerre de Libération nationale est décédé lundi à Paris à l’âge de 83 ans, a-t-on appris, hier, auprès de ses proches. Le défunt était également l’avocat de la famille de Maurice Audin, jeune mathématicien qui militait auprès du peuple algérien pour son indépendance, enlevé puis assassiné par les parachutistes français en juin 1957. Rencontré en 2015 à la cérémonie de célébration du 1er Novembre 1954, organisée par l’ambassade d’Algérie en France, l’avocat avait demandé une suite au bouleversant témoignage d’un Algérien au Quotidien d’Oran, publié en août 2014, sur le lieu des restes du militant anticolonialiste. Il avait rencontré, en janvier 2016, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, lors de sa visite historique en France qui l’avait invité en Algérie. Roland Rappaport, d’obédience communiste devenu avocat en 1956, a commencé sa carrière en soutenant la guerre de libération du peuple algérien par la dénonciation de la torture. Il était membre du Parti communiste français de 1949 à 1979, et président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) en 1988 et 1989. Il est considéré par ses confrères comme l’homme des indignations devant toutes les formes d’injustice ou de discrimination. Roland Rappaport fut d’abord l’homme des indignations devant toutes les formes d’injustice ou de discrimination, des passions et des combats de toujours, depuis son engagement contre la torture en Algérie et sa défense de Josette Audin et de ses enfants pour que la vérité soit faite sur les conditions et la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin, a écrit le Syndicat des avocats français (SAF) dans un hommage publié sur son site. De son vivant, il a défendu, entre autres, au procès Barbie, Sabine Zlatin, fondatrice de la colonie d’Izieu dans laquelle des enfants juifs trouvèrent refuge pendant l’occupation nazie et des pilotes de ligne et leur famille, en particulier au procès du crash du Concorde.  

Une délégation du Congrès américain en visite en Algérie dimanche et lundi

Une délégation du Congrès américain, conduite par le président de la commission budget de la Chambre des représentants, Rodney Frelinghuysen, effectuera, dimanche et lundi prochains (2 et 3 juillet), une visite en Algérie, a indiqué, hier, un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Les membres de la délégation seront reçus, à l’occasion de leur séjour en Algérie, au Conseil de la nation et à l’Assemblée populaire nationale. Les relations bilatérales et plus particulièrement la coopération entre les institutions législatives des deux pays seront au centre des échanges entre les deux parties. La délégation américaine sera composée de membres de la Chambre des représentants et d’assistants parlementaires appartenant aux partis républicain et démocrate.  

La vice-Premier ministre du Québec en visite en Algérie dimanche

La vice-Premier ministre du Québec, ministre de la Petite et Moyenne entreprises, de l’Allègement réglementaire et du Développement économique régional du Québec, Mme Lise Theriault, effectuera, du 2 au 4 juillet, une visite en Algérie, a indiqué, hier, un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Mme Theriault sera accompagnée d’une délégation de femmes d’affaires.

Crash d’Air Algérie en 2014 : la compagnie espagnole Swiftair inculpée en France

La compagnie espagnole Swiftair a été inculpée, hier, dans l’enquête en France sur le crash d’un avion d’Air Algérie, dans lequel 116 personnes avaient péri en 2014, les juges soupçonnant d’importants manquements dans la formation des pilotes, selon des sources judiciaires et proches du dossier. La compagnie de leasing a été mise en examen pour «homicides involontaires par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité», a précisé à une des sources. Il s’agit de la première mise en examen dans cette affaire. Le 24 juillet 2014, un McDonnell Douglas, loué par Swiftair à Air Algérie, s’était écrasé dans le nord du Mali avec à son bord 110 passagers, dont 54 Français, et six membres d’équipage, tous espagnols. D’après une expertise judiciaire rendue en décembre dernier, le crash a été provoqué par la non-activation du système antigivre des sondes moteur par les pilotes alors que les conditions météorologiques requéraient sa mise en place. Le givrage des sondes a conduit à une diminution de la vitesse de l’appareil, puis à son décrochage qui n’a pas pu être rattrapé. Ce scénario est aussi celui retenu par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) en France dans un rapport rendu en avril 2016. Les conclusions des experts sont sévères pour la compagnie. A leurs yeux, l’entraînement au sol et sur simulateur «insuffisant et incomplet» des deux pilotes contribue à expliquer qu’ils «n’ont pas détecté ou très tardivement» la perte de vitesse de l’appareil ainsi que leur «manque de réaction adaptée» quand il a commencé à décrocher. Le fait que les deux pilotes, tous les deux saisonniers, ne volaient que quelques mois par an avec de longues périodes d’interruption a aussi contribué à «rabaisser leur niveau de performances face à des situations inusuelles», ajoutent-ils. «Ni le BEA français ni les magistrats espagnols, qui ont aussi diligenté une enquête, n’ont retenu la responsabilité de Swiftair qui ne peut comprendre être mise en examen aujourd’hui en France pour les mêmes faits», ont réagi ses avocats Sébastien Schapira et Marion Grégoire.

Hadj 2017 : début de l’opération de vente de billets d’Air Algérie

La compagnie Air Algérie a invité les futurs pèlerins de la saison Hadj 2017 à acheter leurs billets d’avion, a-t-elle indiqué, hier, dans un communiqué. L’ouverture des ventes des billets du hadj 2017 a été lancée le mardi 27 juin, a précisé la même source. La compagnie aérienne nationale a ainsi invité les futurs pèlerins à se présenter au niveau de ses points de vente  dédiées à cette opération. Pour rappel, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a indiqué récemment que le premier vol vers les Lieux Saints de l’Islam aurait lieu le 4 août, alors que le dernier vol est prévu le 26 du même mois. Ce ministère a fixé, en avril dernier, le coût du hadj 2017 à 376 000 DA hors billet d’avion. Ce département ministériel a indiqué que le prix du billet d’avion pour se rendre aux Lieux Saints restera à 120 000 DA pour 2017.

Mohamed Boudiaf : Quand Ben Bella s’acharne contre Si Tayeb El Watani

A l’occasion du 25e anniversaire de son assassinat, El Watan Week-end a choisi de revenir sur un épisode peu connu de la vie de Mohamed Boudiaf. Vendredi 21 juin 1963. Midi. Pont d’Hydra. Un homme filiforme, habillé d’un complet veston, marche à petits pas. Deux individus à la mine patibulaire l’accostent. Bref échange. L’homme est embarqué dans la Peugeot 404 garée sur cette route. Mohamed Boudiaf vient d’être enlevé par le commando du président Ahmed Ben Bella. Dans son livre Où va l’Algérie, il en donne le signalement : l’un des agents dénommé Mohamed S., quinquagénaire, est un ex-agent zélé de la police des renseignements généraux et de la DST à Alger où il a sévi lors des événements de mai 1945 et de l’arraisonnement de l’avion des Cinq en octobre 1956. Le second agent, «plus replet et aux gestes brusques», est un «militant» «parfaitement imbu de son rôle et pénétré de son importance policière». Demandant à Boudiaf de se mettre à leur disposition au nom de la SM, ils l’embarquent dans la berline qui démarre en trombe. Itinéraire : la colonne Voirol, chemin Beaurepaire, clinique des Orangers et arrivée dans une villa «fleurie» des environs. Boudiaf, extrêmement fatigué, est fouillé «des pieds à la tête». Mais aucun des agents ne lui explique les raisons de son arrestation et qui en sont les commanditaires. Il décide alors d’entamer une grève de la faim. «Kidnappé dans le plus grand secret, emmené dans une villa inhabitée sans explication, je ne peux que trouver une allure macabre à toute cette aventure», écrit le «séquestré» dans ce qui devient son journal, qu’il entame le jour même de son interpellation. Durant quatre jours, Boudiaf, qui a été arrêté une première fois une année plus tôt à M’sila (30 juillet 1962), où il est parti dans sa famille des Ouled Madi, cherche désespérément à «communiquer avec les villas voisines, sans résultat». Il décide alors d’écrire à l’«autorité mystérieuse» qui a ordonné son enlèvement. Le lundi, il est embarqué en voiture vers le siège de la gendarmerie (actuellement groupement de gendarmerie d’Alger, Bab J’did). Entouré à son arrivée à la caserne par une dizaine de gendarmes, mitraillettes au poing, «un peu curieux, un peu fébriles», il reconnaît leur chef, le colonel Ahmed Bencherif, qui lui dit, pince-sans-rire, que la chambre qui lui est réservée dans cette caserne coloniale vaut mieux que celle de la prison de la Santé où il était détenu. Compagnons couards Chez les Boudiaf et les militants du Parti de la révolution socialiste (PRS), créé en septembre 1962, c’est la stupéfaction et la rage. «Le problème, c’est qu’on ne savait pas s’il était vivant ou mort. On pensait qu’il était fini et qu’il allait être exécuté», raconte à El Watan Week-end Nacer Boudiaf, âgé à l’époque de 8 ans. Rencontrant leur père pour la première fois une année seulement auparavant, Nacer et sa fratrie (Kheireddine, Fella et Samia) le voient disparaître à nouveau. L’oncle Aïssa décide d’aller à la police d’Hydra où les agents «ont nié être au courant de cette affaire». Le frère prend alors l’initiative d’entrer en contact avec certains compagnons de l’ancien coordonnateur du FLN. «Mehri m’a promis d’intercéder en sa faveur auprès de Boumediène. Mais il ne fait rien. Je suis entré en contact avec Bitat. Après un moment d’attente devant sa maison à la rue Bachir Ibrahimi (El Biar), il me reçoit dans le jardin tout en jetant des coups d’œil à droite et à gauche comme s’il y avait des yeux pour le guetter», signale Aïssa dans un entretien à El Khabar hebdo. Le PRS publie dans l’après-midi de l’arrestation un communiqué. L’alerte a été donnée par Rachid Krim, «le fils spirituel de Boudiaf et son chef de cabinet en 1992», actuellement à Paris. L’arrestation de Boudiaf par le président Ben Bella a marqué le clan. «J’ai un oncle, Moussa, actuellement décédé. Il était le premier ambassadeur de l’Algérie à Genève. C’est un ancien militant qui s’est retiré après le kidnapping de Boudiaf par les sbires de Ben Bella», témoigne Nacer, amer. Le pouvoir décide de faire évacuer d’Alger l’encombrant opposant. Le 26 juin, Boudiaf, embastillé dans la caserne de la Haute-Casbah, est réveillé à quatre heures du matin pour être emmené à l’aérodrome de Chéraga, où l’hélicoptère prend l’air en direction de Oued Norson. A bord, il est rejoint par d’autres militants, eux aussi arrêtés par les hommes de Ben Bella : Ali Allouache, ancien porte-parole de la wilaya IV, Moussa Kebaïli et Mohand Akli Benyounes, dit Daniel, anciens de la Fédération de France du FLN. Arrivé à Oued Norson, le groupe est embarqué à bord de voitures légères en direction de Sidi Bel Abbès, Saïda, Mecheria, Aïn Safra et Beni Ounif. Complètement éreintés par un voyage de mille kilomètres, Boudiaf et ses compagnons arrivent à Colomb Béchar à la tombée de la nuit. Tsabit : détenus dans une école désaffectée «Je suis épuisé après ce long voyage, survenu au sixième jour de ma grève de la faim, je décide d’interrompre mon jeûne, croyant candidement qu’à Colomb Béchar le régime politique va nous être appliqué et que nous pourrons engager une grève dans de meilleures conditions», fait remarquer Boudiaf, qui décide d’écrire une lettre au colonel, commandant de la Région militaire. Le 4 juillet, les séquestrés seront dirigés plus au sud où, leur dit-on, ils seront «plus à l’aise» ! Ils seront transbahutés dans d’énormes camions Berliet vers le camp Colonel Lotfi, à Tsabit, localité située à 65 km au nord de la ville d’Adrar, capitale du Touat. La chambre réservée aux prisonniers dans ce qui fut probablement une école de construction récente est trop exiguë : 5 mètres sur trois. Là, dans la caserne Lotfi, Boudiaf arrive à «dialoguer en imagination» avec le colonel, de son nom d’état civil, Ben Ali Boudghène, mort au combat à Béchar avec des dizaines de ses compagnons. «Ce héros, nous ne le renierons pas ! Nous n’abandonnons pas la lutte pour que notre peuple soit le seul maître de son destin», écrit Boudiaf dans son journal en date du 8 juillet. Souffrant des conditions de détention — chaleur suffocante (60°), manque de nourriture —, mais ne subissant pas de sévices particuliers (Aïssa Boudiaf évoque des tortures dans son témoignage), le groupe entame à partir du 15 juillet une grève de la faim. Entre-temps, le pouvoir a décidé de communiquer sur les détenus du Touat. N’indiquant pas où il été interpellé et par quel service, le ministre de la Justice, Amar Bentoumi, a admis en conférence de presse que Boudiaf avait été «appréhendé vendredi 21 juin 1963 en fin de matinée alors qu’il sortait de chez lui». Dans le discours prononcé au Caroubier (Alger), à l’occasion de l’indépendance, le président Ben Bella a «brodé, précise Boudiaf, sur le thème du complot aux ramifications lointaines». Le raïs reprend, en employant sa rhétorique habituelle, les mêmes accusations lors d’une tournée dans le Constantinois. «Ces derniers temps, nous avons arrêté cinq personnes qui ont traité avec le gouvernement français et avec le colonialisme pour instaurer un climat à la Tshombé», signale-t-il. Interrogé par le journaliste français de la RTF (Cinq colonnes à la Une), Georges De Caunes, Ben Bella reconnaît : «Oui, Boudiaf a été arrêté parce qu’il avait des agissements que j’estime dangereux». Il parle aussi d’un complot fomenté par son ancien codétenu du château d’Aulnoy avec la complicité du Ppésident Bourguiba. Face à ces accusations, aucune réaction indignée des compagnons de Boudiaf. Exceptée celle de Hocine Aït Ahmed qui a interpellé Ben Bella à l’Assemblée. L’ancien capitaine de l’ALN Si El Hafidh Yaha parle dans ses mémoires (FFS contre dictature, Koukou) d’une entrevue entre Aït Ahmed et le raïs lors d’une réception organisée en l’honneur de son ami Fethi Dib, responsable des moukhabarat égyptien, et proche de Gamal Abdel Nasser. Le défunt président du FFS rapporte à Yaha la réaction de son interlocuteur : «Ben Bella est buté. Il est décidé à continuer dans sa politique de répression et d’arrestations. Il m’a dit que toute personne qui s’opposera à lui ira les rejoindre en prison». Les prisonniers, détenus dans des conditions difficiles à l’extrême-sud du pays, dénoncent l’aveuglement d’un pouvoir «pré-dictatorial» : ni procès ni même d’interrogatoires dans les lieux où ils sont détenus. «Depuis notre enlèvement, aucun de nous n’a été interrogé. Nous ne savons même pas ce qu’on nous reproche. La vérité est ailleurs : il s’agit d’une basse vengeance personnelle, inspirée par la peur panique devant la montée du mécontentement populaire», estime Tayeb El Watani, dont les activités (entretien à la veille de son arrestation avec le journaliste Paul Marie de la Gorce) dérangeaient le locataire de la Villa-Joly. Petite concession : un poste radio qui leur permet de suivre et de commenter l’actualité. Boudiaf en fait état dans son journal : discours populistes de Ben Bella, démission de Ferhat Abbès de la présidence de l’Assemblée, crise du FFS, conflit avec le Maroc, etc.   Remontée vers le Nord Après une vingtaine de jours passés à Tsabit, Boudiaf et ses compagnons, toujours en grève de la faim, sont emmenés par avion à Béchar, avant d’être transférés à Saïda par Beni Ounif (même itinéraire que le premier). Là, ils seront détenus dans la caserne de gendarmerie de la ville des Eaux, où des médecins dépêchés d’Oran tentent de les persuader de cesser leur grève. Refus. «Rien de nouveau et la grève continue. Mes compagnons sont aussi fatigués et traînent leur faim et leur mauvaise humeur, n’espérant plus rien». Saïda, 7 août. Hospitalisation après aggravation de la situation des détenus. Le groupe décide, le 15 août, d’arrêter sa grève de la faim qui a duré 32 jours «pour reprendre des forces en vue d’une autre action». Conséquence fâcheuse de l’action : ils ont perdu chacun au moins une quinzaine de kilos. «J’ai demandé une bascule pour avoir une idée de mon poids. J’ai été moi-même étonné de la perte de 18 kilos, de 69-70 kilos, mon poids normal, je ne pèse plus que 51 kilos. Mes deux autres compagnons (Kebaïli a été libéré, ndlr) en sont au même point de faiblesse ; l’un et l’autre ont perdu en moyenne 15 kilos. Nous sommes devenus de véritables squelettes désarticulés, incapables du plus petit effort.» 13 août. Boudiaf réussit à envoyer des lettres, l’une à sa femme et l’autre à son frère, pour mettre à nu «les mensonges des déclarations gouvernementales». Agée de 33 ans, sa femme sera elle aussi internée et ne sera libérée qu’après l’intervention de Sellami Zohra, M’silie et future épouse de Ben Bella, explique Nacer. Les autorités qui ont évoqué un accord avec l’opposition ont décidé de libérer en novembre Boudiaf et ses compagnons, rejoints plus tôt par Salah Boubnider, dit Sawt El Arab. Partis à Sidi Bel Abbès, ils se retrouveront à la caserne de gendarmerie de Bab J’did, après une autre grève de la faim (44 jours pour Boudiaf, après près de 5 mois de détention). 15 novembre. Il est 21h30 quand Boudiaf est ramené chez lui «à la surprise de (sa) famille qui ne s’attendait pas à (le) revoir de sitôt». «C’est ainsi que je recouvris la liberté, de la même façon qu’une certaine matinée du 21 juin, je l’avais perdue», s’étonne-t-il. L’inénarrable journaliste, alors correspondant du Monde à Alger, Jean-François Kahn, décrit le mieux l’état d’esprit de l’ancien détenu de Tsabit : «Fidèle à son personnage, dur et tranchant, le même éclat dans le regard et les mains nerveuses, tel est apparu M. Mohamed Boudiaf à sa sortie de prison. Apparemment peu affecté par sa détention, mais légèrement amaigri, l’ancien prisonnier d’Aulnoy s’est tout de suite replongé dans son élément.»

Pour s’exiler au Maroc, il passe la frontière sous un haïk

Quelques mois après sa libération et des tentatives d’organiser l’opposition, Boudiaf décide de quitter l’Algérie. Pour sortir du pays, la frontière algéro-tunisienne était la plus sûre vu l’importance des militants du PRS à Annaba, plus particulièrement, témoigne Amar Benbelaïd, étudiant et militant du parti à Paris. Un cousin de Boudiaf, Ismaïl, directeur de l’hôtel des Finances de Annaba, s’est chargé de l’héberger. Selon Benbelaïd, auteur de l’essai C’était Boudiaf, un faux passeport fut établi au nom d’une dame, et c’est déguisé en femme voilée que l’ancien séquestré de Tsabit se présente au poste frontière de Souk Ahras. «Dans la voiture avaient pris place deux autres femmes également voilées et un monsieur. Tout ce monde prétexta se rendre à la Marsa, en Tunisie, où réside historiquement une importante colonie algérienne pour participer aux festivités d’un mariage. Le voyage se déroulera sans encombre jusqu’à Tunis ; de là, Boudiaf s’envolera pour Paris où il arrivera le 14 septembre», détaille Benbelaïd. Arrivé en Tunisie, Boudiaf est accueilli par le ministre tunisien El Hadi Bekkouche, «qui lui offrit l’hospitalité et lui tint compagnie jusqu’à son départ pour le Maroc», raconte Aïssa Boudiaf.  

Commémoration à Annaba

C’est dans d’autres circonstances que 25 ans après, le même groupe, la même poignée d’humbles hommes se sont recueillis dans le même lieu à Annaba, à la même heure, 11h42, où avait été abattu Mohamed Boudiaf, l’ex-président algérien, a-t-on constaté sur place. Dans d’autres circonstances, car Nacer Boudiaf, le fils du président assassiné, a cessé d’enquêter sur les auteurs de ce crime d’Etat alors que les Algériens sont encore dans l’attente de la vérité sur ce drame qui n’a pas livré tous ses secrets. Dans d’autres circonstances également puisque cette année la commémoration de la disparition tragique de Si Tayeb El Watani a été assurée indirectement par la Gendarmerie nationale dont des démonstrations ont été organisées au pied de la stèle érigée à l’entrée du palais de la Culture, baptisé du nom du défunt. Les portes ouvertes de ce corps constitué ont coïncidé avec l’assassinat du président dont la manifestation et la commémoration se sont déroulées simultanément dans le même lieu. Dans d’autres circonstances, encore une fois, car ce sont des enfants de gendarmes qui, après les démonstrations, ont déposé des gerbes de fleurs et récité la Fatiha à la mémoire de leur ancien président, à la place des adultes, habitués à le faire chaque année. Ces adultes sont, entre autres, des citoyens, des universitaires, des représentants du parti RCD, le grand reporter Maamar Farah, Djamel Daoudi, le vice-président de la CCI Seybouse et bien sûr Me Hchaïchia Hmaïda, membre fondateur de la Fondation Mohamed Boudiaf. Qualifié de «poète de feu Mohamed Boudiaf», Salah Chaâbane Chaouch n’a pas omis ce rendez-vous annuel pour lire à l’assistance un autre émouvant poème dédié à la mémoire du défunt. En l’absence et l’indifférence des autorités officielles locales et nationales, cette assistance a tenu, comme d’habitude, à rendre hommage à ce grand homme pour rappeler, pour que nul n’oublie, que «Mohamed Boudiaf, un honnête révolutionnaire, avait été appelé clandestinement à la rescousse pour sauver l’Algérie en déperdition. A l’appel de l’Algérie, il avait répondu ‘‘oui’’, ignorant qu’il venait en même temps de signer son acte de mort car assassiné en ce lieu même. Il était venu avec l’espoir de donner au peuple algérien une réponse définitive à sa célèbre interrogation : «Où va l’Algérie ?». Et on commémore aujourd’hui (hier) un quart de siècle après, clandestinement, le crime contre ce chahid en l’absence des autorités locales.».  

Quand un acteur parle

Témoignage de première main d’un acteur en vue de la Révolution. En exil au Maroc où il s’occupait de sa briqueterie, Mohamed Boudiaf a décidé de détailler les préparatifs du 1er Novembre, à l’occasion de la célébration du 20e anniversaire du déclenchement de la Guerre d’Algérie. Publié une première fois par le journal du PRS, El Jarida (Paris, 1974), le texte d’une centaine de pages a été réédité en 2010 chez Dar El Khalil (Alger) par son frère Aïssa Boudiaf qui y a adjoint l’entretien qu’il a accordé à El Khabar Hebdo. Le document est un témoignage fort intéressant d’un acteur de cette période qui a été à la manœuvre (organisation spéciale, CRUA, groupe des 22 et des 6, etc.). Boudiaf commence par expliquer ses objectifs : «Répondant aux désirs des militants du parti et certainement à celui de tous les Algériens épris de vérité, la commémoration du 20e anniversaire du 1er Novembre 1954 sera pour moi l’occasion de reprendre l’histoire de cette époque, des contacts, des discussions, des démarches, de l’organisation, en un mot des circonstances réelles dans lesquelles est née l’insurrection algérienne.» Pour le rédacteur, «bon nombre de personnes étrangères à ces événements ont écrit et continuent de le faire en déformant, par intérêt ou par ignorance, les faits attribuant à des gens des rôles qu’ils n’ont pas joués, idéalisant certaines situations et passant d’autres sous silence, refaisant l’histoire après coup». Les chercheurs ne manqueront pas de se référer lorsqu’ils traitent de cette période dont beaucoup d’acteurs n’ont pas pu — mort au combat — ou voulu rédiger leurs témoignages. La Préparation du 1er Novembre, Dar El Khalil, Alger, 2010, p. 111. Quand Boudiaf assène ses vérités Parfois des titres connaissent une meilleure fortune que les livres eux-mêmes. Le livre de Mohamed Boudiaf Où va l’Algérie ? en fait partie. Publié une première fois aux éditions Librairie de l’Etoile (Paris, 1964), il sera réédité au début des années 1990 après avoir été diffusé en samizdat. La jeune maison d’édition Tafat (ex-Belles-Lettres), installée à Béjaïa, l’a mis à la portée des lecteurs sous un format poche (2013). Genèse du texte : enlevé par les hommes liges de Ben Bella, Boudiaf raconte dans le détail les journées de captivité. Amar Benbelaïd, étudiant et militant du PRS témoigne : «Le manuscrit a été envoyé dans le secret à des militants du PRS en France en septembre, soit deux mois avant sa libération (novembre 1963, ndlr). Quand Boudiaf fut libéré, nous étions en train de mettre la dernière main à la rédaction du manuscrit qu’il nous a fait parvenir du lieu de sa détention et qui relatait dans ses moindres détails, sa mise au secret depuis son enlèvement jusqu’à la veille de sa libération. Le soir même nous l’avions eu au téléphone et nous lui avions témoigné notre joie de le savoir enfin libre et de nouveau à sa place parmi nous. Nous décidâmes de surseoir à la publication du livre pour lui permettre d’y ajouter une analyse politique et économique de la situation de l’Algérie et de le terminer par des propositions concrètes qui viendraient compléter la plateforme du PRS.» Le rédacteur, qui parle de ses privations, ne s’est pas retenu pour commenter l’actualité qu’il suivait sur un poste radio (crise du FFS, tensions avec le Maroc, démission de Abbas, etc.). L’auteur a consigné également des observations qui gardent, malgré la distance qui nous sépare de cette période de l’histoire de l’Algérie indépendante, toute leur force. Mohamed Boudiaf, Où va l’Algérie ?, Tafat, P.250, 2013.   Boudiaf, l’enfant du Hodna La ville de M’sila a connu une effervescence politique. La population indigène comme coloniale avait ses choix bien arrêtés : formations colonialistes, Parti communiste algérien (PCA), Association des oulémas, Amis du Manifeste algérien (AML), et plus tard PPA/MTLD. Birem Kamel, enseignant à l’université de M’sila, a consacré une étude sur l’activité nationaliste dans sa région du Hodna, tirée de sa thèse de doctorat. S’appuyant sur un fonds archivistique important (Archives Outre-mer d’Aix-en-Provence, Quai d’Orsay, Armées de terre-France, etc.), l’ouvrage permet de suivre les activités menées par les différents groupes organisés en «nadi» (club), ou suivant des personnalités en vue. Né à Ouled Madhi à M’sila dans une famille déclassée, Mohamed Boudiaf fera ses premières armes dans ce milieu particulier. Après des études arrêtées en cinquième des cours complémentaires, il devient fonctionnaire successivement à Constantine et Jijel (service des contributions). Incorporé dans l’armée française en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, il en sort avec le grade de brigadier-chef d’artillerie. A la fin de la guerre, il rejoint le parti MTLD/PPA (fin 1945) et en devient l’un des responsables à Bordj Bou Arréridj. Fin 1947, il est chargé de créer une section de l’organisation para-militaire - Organisation spéciale (OS). Recherché en 1950 après le démantèlement de l’OS, il est jugé et condamné par contumace pour ses activités militantes. En 1952, il est chargé de l’organisation de la Fédération de France du MTLD. En mars 1954, il forme le CRUA, avant d’être élu lors de la réunion des «22» comme responsable du Comité révolutionnaire. Il quitte l’Algérie en octobre 1954, pour rejoindre la délégation extérieure. L’avion de la compagnie Air Atlas-Air Maroc qui le conduit avec quatre des leaders de la Révolution est détourné en octobre 1956 sur Alger. A l’indépendance, il s’oppose à Ben Bella. Né le 23 juin 1919, il sera arrêté le 21 juin 1963. Il connaîtra une fin funeste le 29 d’un autre mois de juin (1992). Birem Kamel, Le Mouvement national dans la région de M’sila (1900-1954), Dar El Awtan, Sidi Moussa, Alger, 2012, p.203.  

Boudiaf est, avec Krim, le grand vaincu de la crise de 1962

Mohamed Boudiaf a choisi de s’opposer au régime de Ben Bella. S’il a un moment consenti à rejoindre le Bureau politique (BP), après l’accord du 2 août 1962, il décide de s’en éloigner. Député de l’Assemblée, il préfère bouder son fauteuil. Comment expliquez-vous les positions prises par l’ancien coordonnateur du FLN durant la crise de l’été 1962 et après ? Au lendemain de la signature des accords d’Evian, le 18 mars 1962, Ahmed Ben Bella et Mohamed Boudiaf aspirent à devenir les principaux leaders politiques de l’Algérie indépendante. Ben Bella est le dernier responsable de l’Organisation spéciale (OS) du PPA/MTLD, et Boudiaf, le principal animateur du mouvement qui va aboutir à la création du FLN, le 1er novembre 1954. La position de Ben Bella et de Boudiaf dans les institutions du FLN au cours de la Guerre de libération nationale renseigne sur l’importance du continuum entre l’OS et le FLN. En 1962, les deux sont vice-présidents du GPRA et jouissent d’un considérable prestige au sein du FLN et de l’ALN. La confrontation entre les deux leaders de la Révolution algérienne commence réellement au moment ou Ben Bella cherche à imposer, au CNRA de Tripoli de mai/juin 1962, un Bureau politique (BP) qui lui serait favorable (Mohamed Khider, Rabah Bitat, Mohammedi Saïd et Hadj Benalla, constituant avec Ben Bella, la majorité au sein de ce BP, au détriment de Hocine Aït Ahmed et Boudiaf). L’évolution de la crise du FLN de l’été 1962 va dans le sens de la prise du pouvoir du Groupe de Tlemcen dont le leader naturel et charismatique est Ben Bella. Après l’accord du 2 août 1962 où Boudiaf, Krim Belkacem et le colonel Mohand Oulhadj (les représentants du Groupe de Tizi Ouzou) ont joué un rôle décisif, le BP, proclamé à Tlemcen le 22 juillet et reconnu le lendemain (23 juillet) par la majorité des membres du GPRA, est légitimé. C’est dans ce cadre que Boudiaf accepte de participer à cette instance. Marginalisé, il va la quitter rapidement. La position de Boudiaf répond à sa volonté de participer à la résolution de la crise par des moyens politiques et pacifiques, même si la constitution à Tlemcen d’un BP doit être analysée comme un coup de force de Ben Bella et de ses partisans contre le GPRA. Ben Bella décide d’user de la manière forte à l’encontre de ses opposants. Boudiaf, l’un des «historiques» du FLN, a été enlevé et détenu durant plusieurs mois dans le Sud. Ben Bella voulait-il par ces mesures l’éloigner de la scène politique,ou carrément l’assassiner comme le suggère le concerné dans son récit Où va l’Algérie ? Boudiaf a été enlevé une première fois, le 30 juillet 1962, mais ce n’est pas du fait de Ben Bella. Alors que les négociations entre les représentants du Groupe de Tlemcen et de celui de Tizi Ouzou entraient dans la dernière phase, en visite à sa famille à M’sila, Boudiaf est arrêté sur ordre du PC de la Wilaya I (Aurès-Nememcha). L’arrestation de Boudiaf intervient au moment où le FLN était sur le point de réaliser un compromis. Ce n’est pas une coïncidence. Tenus à l’écart des négociations qui se déroulent entre les deux groupes, celui de Tlemcen et de Tizi Ouzou, le colonel Boumediène et son armée (celle des frontières) rappellent à Ben Bella et aux dirigeants du FLN que le «coup de Constantine» du 25 juillet 1962 avait vocation à se reproduire si l’on continuait à les marginaliser. Pour information, l’armée des frontières avaient investi Bône (l’actuelle Annaba) et Constantine alors que la crise politique entrait dans une phase de résolution. D’où la constitution, deux après, le 27 juillet, du Groupe de Tizi Ouzou, en réaction à l’action de l’armée des frontières à Bône et Constantine. Après 1962, le régime de Ben Bella est entré dans une logique autoritaire et dans la personnalisation du pouvoir (culte de la personnalité sur le modèle nassérien). Il était évident que dans ce système politique, il ne pouvait y avoir de concurrence, d’autant qu’à l’instar de Ben Bella et d’autres, Boudiaf avait une dimension historique et révolutionnaire à faire valoir. Boudiaf et son groupe d’opposants au régime de l’époque n’ont pas réussi à constituer une alternative forte à l’équipe formée par Ben Bella. Quelles en sont les raisons ? Absence d’une vraie assise populaire ou d’une force armée… ? Ironie de l’histoire, c’est Boudiaf, principal fondateur du FLN, qui crée le premier parti d’opposition en Algérie. La naissance du Parti de la révolution socialiste (PRS), le 20 septembre 1962, moins de trois mois après l’indépendance, consacre à la fois la décomposition du FLN historique, et, paradoxalement, l’échec de Boudiaf à opposer à Ben Bella et à Khider un contre-pouvoir au sein du FLN. Il est, avec Krim , le grand vaincu de la crise de 1962. Pourtant, à l’instar de Ben Bella, Boudiaf avait de réels atouts politiques pour accéder au pouvoir. En effet, pour une partie des militants et des responsables du FLN, il représentait l’archétype du dirigeant nationaliste. Aussi, à la Conférence des chefs militaires de l’ALN de 1959 (réunion des «dix colonels»), Lakhdar Ben Tobbal avait proposé à ses neuf collègues de constituer un Bureau politique dont Boudiaf serait le secrétaire général, à titre honorifique, et où Ben Bella ne siégerait pas. En 1962, Ben Bella avait réussi à rassembler autour de son leadership la majorité des responsables du FLN et de l’ALN. C’est le principal facteur de son arrivée au pouvoir. Où va l’Algérie ?, le journal de détention de Boudiaf, est un témoignage sur l’expérience dramatique d’un acteur politique et sur une période cruciale de l’Algérie post-indépendance. Quel intérêt présente pour le chercheur que vous êtes ce document, publié au lendemain de la séquestration de son auteur, et réédité plusieurs fois après ? Ce document doit nous encourager à casser la barrière symbolique de 1962 et de nous intéresser à l’histoire post-indépendance. C’est une période complètement occultée faute de chercheurs en histoire contemporaine qui abordent ces questions, mais aussi en raison de la rétention des archives. Il faut également travailler sur les trajectoires des acteurs du mouvement national et de la Guerre de libération nationale, pas seulement dans un cadre politique mais également social (histoire sociale).  

Tebboune annonce l'organisation d'une consultation nationale pour redresser l'effort social de l'Etat

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé jeudi à Alger que le Conseil national économique et social  (CNES) et les ministères du Travail, de l'emploi et de la sécurité social et de la Solidarité nationale et de la famille avaient été chargés de la préparation d'une "large consultation nationale pour redresser l'effort social de l'Etat". "Nous avons chargé le Conseil national économique et social (CNES), les ministères du Travail, de l'emploi et de la sécurité social et de la Solidarité nationale à l'effet de préparer une large consultation nationale sur le redressement l'effort social de l'Etat, et nous espérons installer une Commission consultative nationale avant la fin juillet où juste après", a précisé M. Tebboune qui répondait aux interrogations des membres du Conseil de la Nation sur le Plan d'action du Gouvernement. M. Tebboune a indiqué que "la Commission entamera ses travaux dès son installation pour définir les grandes orientations et les principaux contours des réformes devant être introduites au système des transferts sociaux de manière à réaliser une plus grande justice sociale et préserver les acquis sociaux et la durabilité du modèle social algérien". 


jeudi 29 juin 2017

Baccalauréat: La session spéciale au profit des exclus pour cause de retard prévue à partir du 7 juillet

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé jeudi à Alger, l'organisation du 7 au 13juillet de la session spéciale au profit des exclus de la première session du BAC 2017 pour cause de retard.     Intervenant lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de l'adoption par les membres du Conseil de la nation d'une motion de soutien au Plan d'action du Gouvernement, M. Tebboune a indiqué que "la session spéciale au profit des candidats exclus pour cause de retard sera organisée  du 7 au 13 juillet".     Le Premier ministre avait déclaré, auparavant à l'Assemblée populaire nationale, l'organisation sur instruction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, d'une session spéciale du baccalauréat pour les élèves ayant été exclus de la dernière session pour cause de retard, ajoutant que toutes "les prérogatives pour l'organisation matérielle de cette session qui doit se dérouler dans les mêmes conditions de rigueur ayant prévalu lors de la session du mois de juin, ont été octroyées à la ministre de l'Education nationale, Mme Nouria Benghebrit".  


Hadj: 1.500 passeports alloués aux personnes âgées ayant participé plusieurs fois aux opérations de tirage au sort

Un quota supplémentaire de 1.500 passeports de hadj seront alloués, sur instruction du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, aux personnes âgées de plus de 70 ans et ayant participé au moins 10 fois aux opérations de tirage au sort précédentes, a annoncé jeudi un communiqué du ministère de l'Intérieur, des collectivités locales et de l'aménagement du territoire. "Dans un esprit de solidarité traditionnelle et dans le respect des valeurs culturelles et humaines, et en réponse aux demandes exprimées relatives à l'accomplissement du hadj, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a décidé d’allouer un quota supplémentaire de 1.500 passeports au profit des personnes âgées de plus de soixante-dix ans et ayant participé au moins dix fois aux opérateurs de tirage au sort précédentes", explique la même source. A cet effet, l'opération sera organisée le 8 juillet 2017 au niveau des sièges des 48 wilayas. "Les citoyens concernés par cette procédure peuvent consulter les listes nominatives sur le site officiel du ministère de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire" www.interieur.gov.dz", conclut le communiqué. APS


Hadj 2017 : début de l`opération de vente de billets d'Air Algérie

La compagnie Air Algérie a invité les futurs pèlerins de la saison Hadj 2017 à acheter leurs billets d'avion, a-t-elle indiqué jeudi dans un communiqué. L'ouverture des ventes des billets du hadj 2017 a été lancée depuis mardi 27 juin, a précisé la même source. La compagnie aérienne nationale a ainsi invité les futures pèlerins à se présenter au niveau de ses points de ventes dédiées à cette opération. Pour rappel, le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, Mohamed Aïssa, a indiqué récemment que le premier vol vers les Lieux Saints de l'Islam aurait lieu le 4 août, alors que le dernier vol était prévu pour le 26 du même mois. Ce ministère a fixé, en avril dernier, le coût du hadj 2017 à 376.000 DA hors billet d'avion. Ce département ministériel a indiqué que le prix du billet d'avion pour se rendre aux Lieux saints restera à 120.000 DA pour 2017. APS 


Vers la création d’une cité médicale à Boumerdes

Des préparatifs sont actuellement en cours, à Boumerdes, en vue de la création d’une cité médicale , devant être abritée par une zone d’activités de la banlieue de Tidjelabine , à l’ouest de Boumerdes, a-t-on appris, jeudi, du wali . Selon Abderrahmane Madani Fouatif , des actions sont en cours en vue de l’aménagement d’une zone d’activité destinée à tous les investissement du secteur médical, sur une surface de plus de 15 ha de la banlieue de Tidjelabine . Cette zone, expressément sélectionnée pour sa proximité du siège de la wilaya (10 km) et des RN 5 et 12, en plus de la gare ferroviaire, va abriter des investissements bien définis et selon un cahier de charges aux objectifs claires , a affirmé le chef de l’exécutif, citant parmi ces investissements programmés, des hôpitaux, des cliniques, et des laboratoires d’analyses médicales et de confection de médicaments, entre autres. Il a souligné l’inscription de cette initiative au titre d’une politique globale visant la création de zones d’activités à travers la wilaya, suivant les spécificités propres à chacune de ses régions, en vue de la valorisation de leurs ressources , a-t-il indiqué . M. Fouatih a estimé que la mise en oeuvre de cette stratégie est largement à la portée de la wilaya, eu égard à la disponibilité, en son sein, de ressources encore inexploitées dans de nombreux domaines, dont l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et le tourisme notamment. Il s’est d’ailleurs félicité de la concrétisation déjà , dans la wilaya, de la première expérience pilote réussie à l’échelle nationale , avec la création, l’année dernière, d’une zone d’activités spécialisée dans les métiers de la pêche et de l’ aquaculture à Zemmouri El Bahri , dont il est question actuellement d’implanter des investissements privés, a-t-il fait savoir. APS 


En détention depuis six mois, le blogueur Merzoug Touati réclame un procès

Le blogueur Merzoug Touati, arrêté en janvier dernier à Béjaia, est toujours en prison. Il est détenu depuis 6 mois à la prison d’Oued Ghir, en attendant son audition par le juge d’instruction, le 9 juillet prochain. Les mois passent, mais le procès tarde à venir. La famille et l’avocat du blogueur s’expriment. Merzoug, 28 ans, est accusé d’intelligence avec un pays étranger et d’incitation à la violence. Des accusations qui reposent sur des publications diffusées sur internet, dont une interview avec un israélien.  Les parents du blogueur sont convaincus de l’innocence de leur fils qui « n’a jamais fait de mal à personne. » Mais ils sont très inquiets. «Il arrivait à peine à tenir debout, mardi dernier  », atteste la mère. Le père, Rachid, ajoute : « Il a fait une grève de la faim de 4 jours, de vendredi à lundi derniers ( du 23 au 26 juillet), nous l’avons convaincu de mettre faim à cette grève…».    « Merzouk réclame un procès. Cela fait six mois qu’il est en prison », explique la mère, qui rend visite à son fils détenu, une fois toute les deux semaines.  Le jeune blogueur devait être entendu, aujourd’hui mardi, par le juge d’instruction du tribunal de Béjaia». Mais sur demande de la défense, cette « dernière audition »  est renvoyée au 9 juillet prochain. Le procès de Merzoug Touati devrait être programmé dans la dernière session criminelle, vers le mois octobre, selon son avocat, Me Hamaili Boubaker Essedik.    Le blogueur, qui était dans son « droit absolu » de s’exprimer sur internet, est victime d’une « détention abusive », souligne l’avocat. Son client est accusé  « intelligence avec l’ennemi » alors qu’ « il n’est pas en position de détenir la moindre information secrète, de nature à intéresser un Etat étranger, ni constituer un danger contre la sécurité du pays».    Même constat pour l’accusation d’« incitation à la violence », qui va en contre sens du contenu des publications de Merzoug Touati, dans lesquelles on reconnait l’activiste « pacifiste ». Ces accusations ont été « distribuées gratuitement. », selon Me Hamaili qui estime que : « Le recours à la détention provisoire, une mesure d’exception, ne s’applique pas sur un journaliste libre, dans une affaire de liberté d’expression ».   La justice algérienne a condamné plusieurs blogueurs et autres activistes à la prison, et ce, pour avoir publié sur les réseaux sociaux des informations ou des opinions à caractère politique ou religieux. L’opinion publique nationale a été marquée par la mort en détention du journaliste Mohamed Tamalt, survenue en décembre 2016.    Le nouveau gouvernement promet, dans son plan d’action, de « respecter » la liberté d’expression et de « promouvoir la démocratie ». Un vœu, inscrit dans la Constitution et exprimé par les gouvernements successifs, mais qui attend toujours d’être concrétisé. Il faut dire aussi que les atteintes aux libertés en Algérie, sont favorisées par l’indifférence d’une partie importante de la société.

Le président Bouteflika s'entretient avec son homologue français Macron

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s'est entretenu mercredi avec son homologue français, Emmanuel Macron, indique jeudi un communiqué de la présidence de la République. " A cette occasion, les deux Chefs d'Etat ont relevé avec satisfaction les   dispositions convenues entre les deux pays pour dynamiser les projets   communs de coopération et de partenariat, notamment en prévision de la   visite d'Etat du Président Macron en Algérie dans les prochaines semaines",   souligne la même source.   Les présidents Bouteflika et Macron ont également procédé à un échange de   vues sur les voies et moyens de nature à concourir à l'accélération de la   mise en oeuvre de l'Accord d'Alger pour la paix et la réconciliation au   nord du Mali, accord dont l'Algérie est chargée du suivi de l'application,   en association avec d'autres partenaires  internationaux du Mali, dont la France", ajoute le communiqué de la   présidence de la République.

Accidents de la route : plus de 1.300 morts durant les cinq premiers mois de 2017

Mille trois cents quarante-trois (1.343) personnes ont trouvé la mort et 14.500 autres ont été blessées dans 10.206 accidents de la circulation enregistrés durant les cinq premiers mois de l'année 2017 au niveau national, selon un bilan communiqué jeudi par le Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR). Comparativement à l'année précédente, le nombre d'accidents a connu un recul de 12,49%, ainsi que celui de décès avec une baisse de 11,46%, alors que celui des blessés a reculé de 16,43%, note la même source.  Dans le cadre de la lutte contre le fléau des accidents de la circulation, le CNPSR a initié plusieurs opérations et campagnes de sensibilisation relatives à la prévention et à la sécurité routières, en mobilisant différents moyens, notamment les supports médiatiques destinés à faciliter la transmission du message en vue de changer les comportements des automobilistes.APS 


Plus de 2.700 poches de sang collectées durant le mois de Ramadhan à Constantine

Pas moins de 2.708 poches de sang ont été collectées au cours du mois de Ramadhan dernier, dans le cadre d’une campagne de solidarité initiée par le bureau de Souboul El Khairat de la direction des affaires religieuses et des wakfs (DARW), a-t-on appris, jeudi auprès des responsables de cette structure caritative.

Cette action humanitaire qui a été initiée en collaboration avec le centre de transfusion sanguine (CTS) du centre hospitalo-universitaire (CHU) Benbadis, intervient en application des directives relatives au programme de don de sang du mois de Ramadhan 2017, a précisé, à l’APS, M. Abdelkader Nouar.

Les agents médicaux et paramédicaux de cette structure de santé étaient mobilisés "régulièrement tout au long de ce mois pour traduire leur solidarité à travers ce geste salvateur du don de sang", a-t-il fait savoir, soulignant que cet acte humanitaire "s’inscrit en droite ligne des missions sociales de cette structure religieuse".

La majorité des fidèles qui ont fréquenté les 93 mosquées des 12 communes de la wilaya réservées à cette opération, étaient mus par la volonté de contribuer à couvrir les besoins des établissements de santé en matière de poches de sang, selon M. Nouar.

Les poches collectées ont été acheminées vers le centre de transfusion sanguine pour les analyses d’usage, préalable à leur exploitation, notamment au profit des victimes des accidents de la circulation dont le nombre s’est accru durant la saison estivale, a encore ajouté le même responsable.

Pas moins de 2.900 poches de sang avaient été collectées durant le mois de Ramadhan 2016, ont rappelé des responsables de la direction des affaires religieuses et des wakfs. APS



Le Plan Tebboune salué au Sénat : les sénateurs en appellent aux mécanismes de son application

Les membres du Conseil de la Nation ont salué, jeudi, la teneur du Plan d'action du gouvernement, mettant l'accent sur la nécessité de définir les mécanismes de sa mise en application est-il constaté le long des 61 interventions pendant les deux jours des débats qui ont pris fin. Ce débat est conclu par l’intervention des trois chefs de groupes parlementaires aujourd’hui dont appartenant au tiers présidentiel. La réponse du Premier ministre aux intervenants est annoncée pour la fin d’après midi qui sera suivi par l’adoption du Plan Tebboune qui a eu déja le quitus pour l’action de son gouvernement. Mohamed Saim a suivi pour la radio Chaine 3 les débats de mercredi et jeudi matin et recueilli des avis concordants et un franc appui au Plan d’action de l’exécutif entériné déjà par les députés de la Basse Chambre.  


Crash Air Algérie en 2014: la compagnie espagnole Swiftair inculpée en France

La compagnie espagnole Swiftair a été   inculpée jeudi dans l'enquête en France sur le crash d'un avion d'Air Algérie,   dans lequel 116 personnes avaient péri en 2014, les juges soupçonnant   d'importants manquements dans la formation des pilotes, selon des sources   judiciaires et proches du dossier.  La compagnie de leasing a été mise en examen pour "homicides involontaires   par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une   obligation de prudence ou de sécurité", a précisé à l'AFP une des sources. Il   s'agit de la première mise en examen dans cette affaire.     Le 24 juillet 2014, un McDonnell Douglas, loué par Swiftair à Air Algérie,   s'était écrasé dans le nord du Mali avec à son bord 110 passagers, dont 54   Français, et six membres d'équipage, tous espagnols.     D'après une expertise judiciaire rendue en décembre dernier, le crash a été   provoqué par la non-activation du système antigivre des sondes moteur par les   pilotes alors que les conditions météorologiques requéraient sa mise en place.   Le givrage des sondes a conduit à une diminution de la vitesse de l'appareil,   puis à son décrochage qui n'a pas pu être rattrapé.     Ce scénario est aussi celui retenu par le Bureau d'enquêtes et d'analyses   (BEA) en France dans un rapport rendu en avril 2016.  Les conclusions des experts, dont l'AFP a eu connaissance, sont sévères   pour la compagnie.     A leurs yeux, l'entraînement au sol et sur simulateur "insuffisant et   incomplet" des deux pilotes contribue à expliquer qu'ils "n'ont pas détecté ou   très tardivement" la perte de vitesse de l'appareil ainsi que leur "manque de   réaction adaptée" quand il a commencé à décrocher.     Le fait que les deux pilotes, tous les deux saisonniers, ne volaient que   quelques mois par an avec de longues périodes d'interruption a aussi contribué   à "rabaisser leur niveau de performances face à des situations inusuelles",   ajoutent-ils.     "Ni le BEA français, ni les magistrats espagnols, qui ont aussi diligenté   une enquête, n'ont retenu la responsabilité de Swiftair qui ne peut comprendre   être mise en examen aujourd'hui en France pour les mêmes faits", ont réagi   auprès de l'AFP ses avocats Sébastien Schapira et Marion Grégoire. 

Le président Bouteflika s'entretient avec son homologue français Macron

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s'est entretenu mercredi avec son homologue français, Emmanuel  Macron, indique jeudi un communiqué de la présidence de la République. " A cette occasion, les deux Chefs d'Etat ont relevé avec satisfaction les dispositions convenues entre les deux pays pour dynamiser les projets communs de coopération et de partenariat, notamment en prévision de la visite d'Etat du Président Macron en Algérie dans les prochaines semaines", souligne la même source.  Les présidents Bouteflika et Macron ont également procédé à un échange de vues sur les voies et moyens de nature à concourir à l'accélération de la mise en oeuvre de l'Accord d'Alger pour la paix et la réconciliation au nord du Mali, accord dont l'Algérie est chargée du suivi de l'application, en association avec d'autres partenairesinternationaux du Mali, dont la France", ajoute le communiqué de la présidence de la République. APS 


Naufrage d’un bateau de pêche au large de Mostaganem : le corps d’un disparu retrouvé

Les plongeurs de la Protection civile de Mostaganem ont découvert jeudi le corps sans vie d’un des quatre marins portés disparus suite au naufrage d’un bateau de pêche au large de Mostaganem, a-t-on appris du chargé de la communication de la direction locale de ce corps d’intervention. Le lieutenant Belkered Mohammed a souligné que le corps de l’un des disparus, âgé de 40 ans, a été retrouvé au lieu-dit Lefnar (le Phare), dans la commune d’Abdelmalek Ramdane, à l’Est du chef lieu de la wilaya. Les recherches se poursuivent toujours pour retrouver les trois autres disparus, un mécanicien et deux marins-pêcheurs. Les services de la Protection civile de Mostaganem, en collaboration avec les Garde-côtes, ont mobilisé d’importants moyens humains et matériels dont un hélicoptère pour retrouver les disparus. L’opération de recherche a été rendue difficile en raison des fortes vagues, a indiqué la même source. L’embarcation, un palangrier de 18 mètres de long et immatriculé à Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen, avait échoué mercredi au large de Mostaganem, à une distance de 6 miles (11 km) au Nord de l’affluent d’Oued Chellif. Le bateau avait à son bord six personnes. L’armateur et un mécanicien ont été secourus, alors que les quatre autres marins ont été portés disparus.  APS


Nacer Boudiaf : Lettre à mon père…

Cher père, il y a vingt-cinq ans, à Annaba, on a vidé un chargeur dans ton dos. Ceux qui l’ont fait, ont cru qu’ils allaient mettre fin à tes idées de rassembleur du peuple algérien à travers ton projet du  Rassemblement Patriotique National (RPN), et à ton courage d’avoir dénoncé la mafia politico-financière en Algérie. Mais aujourd’hui, d’Alger et d’El-Alia, ce 29 juin 2017, et sur ta tombe, je suis venu te demander pardon de ne plus rechercher la vérité sur ton lâche assassinat, car l’Algérie que tu as toujours eu au cœur, est aujourd’hui en danger. Et parce qu’elle est en danger, j’ai décidé de laisser le sort de tes lâches assassins à la Justice de Dieu, pour me consacrer à l’objectif de libérer l’Algérie des griffes des faucons du système installé après l’indépendance confisquée ; un système qui ne craint pas Dieu et n’a jamais respecté le peuple algérien. Je suis convaincu que de là où tu es en compagnie de Ben Boulaid, Ben M’Hidi, Didouche, Krim, Abane, et bien d’autres encore, vous suivez parfaitement bien ce qu’endure l’Algérie et malheureusement aussi ce que subit notre actuel Président de la République, pris en otage par son propre cercle qui ne fait que singer le système corrompu, bâti sur la préservation d’intérêts personnels purement matériels. En effet, avec ses 80 ans passés, affichant d’énormes douleurs parce que très sérieusement malade, le Président fait l’objet de souffrances et de tortures qu’aucun être humain nourri d’un simple brin d’humanisme n’accepterait. Et je me m’indigne pour lui très profondément, parce que Si Larbi Ben M’Hidi, Allah Yarahmou, t’avait un jour dit : « je n’ai pas peur de la France mais j’ai peur de ceux qui vont gouverner l’Algérie après l’indépendance ». Nous y sommes en plein dedans. Mais quel visionnaire était le légendaire Si Larbi Ben M’Hidi qui avait certainement senti que les cinq historiques allaient tous être assassinés, certains par le colonialisme d’autres par des mains dites algériennes. Quant à la République, elle  est  actuellement gouvernée par procuration. Les Ministres sont maintenant limogés moins de 48 heures après leur nomination. Le  FLN après avoir passé une période sous la direction musicale d’une derbouka,   derbouka, il est  maintenant géré par téléphone. On vient de sortir d’une élection législative où moins de 10% ont voté avec une grande partie en bulletins nuls qui ont clairement  exprimé que le peuple rejette ceux qui prétendent diriger le pays. Dans la lettre que je t’adresse aujourd’hui, je voudrais te faire part d’une lettre ouverte que j’ai adressée à M. Emmanuel Macron, nouveau Président de la République française, un jeune homme de quarante ans, auquel j’ai signifié que la relation Algérie/France ne peut plus continuer à fonctionner sous le système hérité de l’indépendance confisquée. Et comme par simple hasard, du gouvernement  issu de ces semblant d’élections,  les deux Ministres qui s’appellent Boudiaf ont été limogés, juste pour effacer ton nom, encore une fois ; un nom qui dérange énormément qui tu sais, qui je sais et qui le peuple sait. Je ne veux pas, par respect, t’énumérer les scandales, les affaires de corruption ; la décomposition du cadavre de notre justice, morte il y a déjà des années, bien avant  ton lâche assassinat, d’où son mutisme complet sur ton meurtre commandé à distance ; l’état de santé de notre santé est déplorable ; le sinistre qui frappe notre école fait pleurer parents et élèves ; la léthargie qui caractérise notre Université qui passe de piège en piège pour décourager la Science et la Lumière, et où le Professeur est assassiné à coups de marteau ; la banque algérienne qui n’obéit à aucune règle de transparence ;Air-Algérie au Guinness Book pour les retards et la mauvaise gestion ; notre Télévision qui n’est plus regardée par personne ;nos grands-mères et grands-pères abandonnés par leurs enfants ; tous des signes flagrants de la déliquescence de la société algérienne, une déliquescence bien entretenue par le système hérité de l’indépendance confisquée. Mais devant toute cette déliquescence, notre brave jeunesse résiste héroïquement à ce système en s’exprimant si bien à travers des chansons dans les tribunes des stades où par des sketchs sur une terrasse « stah » ; une jeunesse bien consciente de la douleur du peuple et qui ne demande qu’à être écoutée pour les projets de développement qu’elle prépare en silence. Le comportement du ministère des Moudjahidin qui systématiquement brille par son absence lors des commémorations de tes compagnons cités plus haut, qui n’a pas encore assimilé l’importance des événements du 8 mai 1945 dans le cursus de l’Histoire de l’Algérie, confirme réellement une phrase que tu avais prononcée le 14 juin 1992, justement dans une réunion avec les Moudjahidin, quand tu avais dit : « l’ennemi d’hier est l’ennemi d’aujourd’hui ». Faut-il préciser que 15 jours après avoir prononcé cette sentence, tu as été condamné à mort, en direct à la télévision. La Kabylie fait maintenant l’objet de manipulation par qui tu sais ; cette même Kabylie où tu as élu refuge quand tu avais claqué la porte au groupe de Oujda. A cette Kabylie je dis  qu’au nom de Mohamed Boudiaf, l’Algérie ne sera jamais offerte en partage au colonialisme et ses défenseurs, mêmes’il faut déclencher un nouveau 1er Novembre. Les choses vont changer avec le départ du système de l’indépendance confisquée et toutes les régions d’Algérie auront le droit et la latitude d’exprimer leurs spécificités culturelles, le tout en application du principe de « l’Union dans la Diversité ». La région du M’Zab est passée par d’énormes difficultés et la région des Aurès, flambeau de la Révolution du 1er Novembre 1954 n’ont jamais reçu la réelle considération des pouvoirs publics (ni privés), pour sortir certains villages de la misère qui existe à nos jours. Aussi,  je salue nos sœurs et frères Touaregs, utilisés par le système comme une présentation folklorique alors que leur chère zone fait clairement l’objet de cible pour déstabiliser l’Algérie. Devant tous ces dangers, je regrette que  le pouvoir jouisse gratuitement du luxe des villas, pavillons et chalets de Club des Pins qui devrait d’ailleurs s’appeler le Club des Pains, pour les khobzistes qu’il abrite. Procédant ainsi par cette pratique malsaine, le système de l’indépendance confisquée a tracé les frontières entre l’Algérie du Peuple et l’Algérie des khobzistes. Ainsi, je te fais partager un cri de douleurs,  un message de larmes et un doux écho qui me parvient des Aurès, du Djurdjura, du Tassili, des corniches oranaise et jijelienne, de Sétif ville du 8 Mai 1945, de Constantine et ses ponts suspendus (comme le peuple), des Lumières de Bejaia, des dômes d’El-Oued, des palmeraies de Biskra, des montagnes de Tébessa, des plaines de la Mitidja, du paradis du Hoggar, des champs de Hassi Messaoud et HassiR’Mel, de la superbe Taghit, et d’Alger La Blanche, mais aussi un écho douloureux des souffrances de nos vieilles mères abandonnées par leurs enfants dans des taudis, pour t’exprimer à la fois les douleurs qui traversent le peuple et l’espoir qui le nourrit que bientôt incha Allah, l’Algérie changera pour une Algérie qui sera gouvernée par ta devise « L’ALGERIE AVANT TOUT ». Dieu m’en est témoin.                                                                                                 Alger, le 29 juin 2017. Nacer Boudiaf