mardi 26 mars 2019

Le Conseil supérieur de la Magistrature dément la sanction et la suspension des magistrats ayant participé au mouvement de protestation

Le Conseil supérieur de la Magistrature a démenti, lundi dans un communiqué, les informations relayées par certains médias et réseaux sociaux concernant la sanction et la suspension de 86 magistrats ayant participé au mouvement de protestation populaire. Le Conseil supérieur de la Magistrature apporte ce démenti en sa qualité de "seul habilité à contrôler la discipline des magistrats, conformément à l'article 21 de la loi organique 04-12 du 6 septembre 2004 fixant la composition, le fonctionnement et les attributions du Conseil supérieur de la Magistrature". Il a souligné, dans ce cadre, que les mesures disciplinaires "sont fixées par la seule loi organique suscitée", indique le communiqué.    


Le président de l’association des céramistes algériens : nous disposons des potentialités pour placer nos produits à l'étranger

Etroitement lié au secteur du bâtiment, le secteur de la céramique, regroupé au sein d’une trentaine d’entreprises réparties à travers différentes régions du pays, emploie quelque 27.000 travailleurs. S’exprimant, mardi, à l’émission L’invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le président de l’Association des céramistes algériens confirme qu’avec une production annuelle d’environ 150 millions de mètres carrés, cette activité possède les potentialités propres à placer ses produits sur les marchés à l’étranger. Soulignant l’excellent niveau de qualité des produits en céramique fabriqués en Algérie, ne le cédant en rien, dit-il, « aux normes internationales », M. Mohamed Moncef Bouderba y ajoute un taux d’intégration de 95%. En raison du ralentissement des programmes de logement de l’Etat, « d’ici trois ans », ce dernier anticipe un excédent de production dans la filière lequel, selon, lui pourrait, grâce à un accompagne de la part de l'Etat, faire l’objet d'ambitieux programmes d’exportation. Pour ce faire, indique-t-il, il y a lieu d’entreprendre, en collaboration avec le ministère du Commerce, des mesures d’accompagnement au plan législatif et au plan financier. Pour ce qui concerne l’Afrique, en particulier, il fait état  « d’ouvertures intéressantes », sans cependant donner plus de détails.  


lundi 25 mars 2019

Création d'une société algéro-italienne de fabrication d'hélicoptères

Un pacte portant création de la société algéro-italienne «Leonardo Hélicoptères-SPA/Algérie», a été signé lundi au siège du ministère de la Défense nationale, lors d'une cérémonie présidée par le secrétaire général du ministère de le Défense nationale, le général-major Abdelhamid Ghriss, et le général de corps d'Armée, Nicolo Falsaperna, secrétaire général du ministère de la Défense italienne, et directeur national de l'Armement. «Cette société est issue d'un partenariat entre l'Etablissement de développement de l'industrie aéronautique (EDIA) relevant de la Direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale et les compagnies LEONARDO-INTERNATIONAL et LEONARDO Hélicoptères suite au protocole d'accord de partenariat industriel et commercial signé le 11 août 2016, portant production d'hélicoptères de marque Agusta-Westland sur le site d'Aïn Arnat, wilaya de Sétif». Il est à signaler que cette société «est dédiée à la fabrication d'hélicoptères légers et moyens pour divers usages, parmi lesquels le transport de personnels et cargo, l'évacuation sanitaire, la surveillance et le contrôle, selon un plan de charges qui prévoit l'exportation à l'étranger». Ladite société «bénéficiera, dès son lancement, d'un réseau de distribution local et international et d'un service après-vente incluant l'ensemble des échelons de réparation et de service après-vente garantissant les différents échelons de réparation et son propre système de formation et de qualification pour ses propres besoins et ceux des clients». En outre, «cette activité industrielle va soutenir le développement d'activités de haute technologie dans les matériaux composites, mécanique de précision, électronique et optoélectronique».   Ce partenariat entre dans le cadre de «l'intérêt qu'accorde le Haut commandement de l'Armée nationale populaire au développement des fabrications militaires, afin de contribuer au développement de l'économie nationale et renforcer son potentiel». Le général-major Abdelhamid Ghriss, a souligné, à cette occasion, l'«excellence» des relations algéro-italiennes basées sur une «confiance mutuelle, ainsi que la disponibilité de chaque partie, à renforcer, encore plus, cette coopération, notamment sur les plans du transfert technologique, du savoir-faire et du co-développement». Dans l'optique d'atteindre un partenariat «fructueux, avantageux fécond et mutuellement profitable» aux deux pays, il a exprimé le vœu que «la coopération dans les domaines technico-militaires et de l'industrie de défense, connaisse davantage de progrès, afin de pouvoir aborder de nouveaux domaines d'intérêts communs et explorer de nouvelles perspectives de coopération, en aspirant aux transfert de technologie et de savoir-faire que matérialiseraient des projets communs de partenariats industriels». De son côté, le général de corps d'Armée, Nicolo Falsaperna s'est félicité de la création de cette société, faisant part de son souhait de voir la coopération algéro-italienne se renforcer davantage. Relevant la «qualité» des relations entre les deux pays, il a souligné que ce partenariat marque un moment «significatif» dans les relations bilatérales, faisant part de sa «conviction» que ce partenariat ouvrera la voie à d'«autres initiatives fructueuses». L'usine «qui emploiera 300 personnes hautement qualifiées, fabriquera 100 appareils sur les 10 prochaines années, dont une partie sera destinée à l'exportation», a précisé le directeur général de l'Etablissement de développement de l'industrie aéronautique (EDIA) relevant de la Direction des fabrications militaires du ministère de la Défense nationale, le général Belhadj Mouloud. APS


Sonatrach : aucune exportation gratuite de gaz vers des clients de l'Algérie

L'Algérie «n’a jamais exporté gratuitement du gaz ou autres produits liquides» des hydrocarbures à ses clients, a affirmé lundi le vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach, M. Ahmed El-Hachemi Mazighi, dans un entretien accordé à l'APS. Questionné sur les informations publiées récemment par des médias sur de prétendues exportations gratuites de gaz algérien vers la France, M. Mazighi soutient qu'«il est impossible d’exporter gratuitement du gaz ou n’importe quel produit liquide (d'hydrocarbures) vers la France ou un autre pays». «J’aimerais rappeler quelques principes en matière d’exportation. Pour qu’une molécule d’hydrocarbures puisse quitter le sol algérien, il faut qu’il y ait une déclaration douanière. La base de cette déclaration est d’avoir un volume mesuré associé d’un prix. Sans déclarer le prix et le volume, vous ne pouvez pratiquement rien exporter. Historiquement, on a assisté à deux exceptions à cette règle: en 2004 où on devait exporter temporairement notre brut vers nos capacités de stockage en Corée. Le brut, dans ce cas, quittait l’Algérie avec une facture temporaire. La deuxième exception concerne le processing du pétrole brut qu’on a entamé en 2018: on transfère le titre de propriété à un client et vous êtes comptable d’un bilan d’importation d’essence et de gasoil par la douane», souligne le même responsable. Donc, résume-t-il, «à la question de savoir si le gaz algérien a été exporté gratuitement vers la France, la réponse est NON». De surcroît, le vice-président des activités de commercialisation de Sonatrach relève que dans le domaine du gaz naturel, pour que les documents contractuels puissent entrer en vigueur, ils doivent être approuvés par les organes sociaux de l’entreprise et par les autorités publiques. «Dans le domaine du gaz naturel, contrairement aux autres produits liquides, les choses sont bien verrouillées. Pensez-vous que les organes sociaux de l’entreprise ou les autorités puissent approuver un contrat ou un avenant avec un prix égal à zéro? ça ne s’est jamais vu», insiste-t-il. M. Mazighi note également qu'en vertu de la loi 05/07, «il est fait obligation à Sonatrach de reporter mensuellement les prix à l’exportation pour le gaz naturel, le GPL, les produits bruts ou raffinés. S’il y a un quelconque doute en matière de prix, il y a toujours moyen d’auditer Sonatrach à travers les rapports réguliers soumis à l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft). Concernant les relations de l'Algérie avec le partenaire français en matière de gaz, «il faut d’abord savoir que ce que nous lui exportons est du GNL. Cette relation remontre à 1976. Cela fait l’objet de quatre contrats: trois de ces contrats ont été signés en 1976 et le quatrième a été signé en 1991. Sur les quatre contrats, deux ont expiré en décembre 2013. A l’heure actuelle, il n'en reste que deux contrats en vigueur: le premier porte sur l’exportation de 3,5 milliards m3/an jusqu’à 2020, tandis que le second porte sur un volume de 2 milliards m3/an jusqu’à 2020 également», explique-t-il. Ainsi, «depuis 1976, on a eu quatre contrats avec la France qui ont permis d’exporter, jusqu’à maintenant, 390 milliards m3 de GNL, soit l’équivalent de (7) sept années d’exportation de gaz» en prenant 2017 comme année de référence, fait-il valoir. Selon lui, le volume de gaz exporté vers la France représente 10% du portefeuille global des exportations gazières de Sonatrach, ajoutant qu'«il n'y a pas une seule goutte qui n'a pas fait objet d'indexation au prix du Brent. Tout le gaz a d’abord reflété la valeur du brut». APS


Des propositions de sortie de crise se poursuivent : les Indépendants et Non-inscrits à l’APN appellent à la convocation d'une séance extraordinaire

Le groupe parlementaire des indépendants et les Non-inscrits à l'Assemblée populaire nationale (APN), ont appelé dimanche soir l’actuel président de la chambre basse du Parlement, Mouad Bouchareb, à convoquer une séance extraordinaire pour «examiner la conjoncture actuelle et prendre les mesures adéquates qui répondent aux aspirations du peuple». «Vu le mouvement populaire de grande envergure que connaît notre pays et en notre qualité de représentants du peuple, appelés à soulever ses préoccupations et ses revendications, nous vous demandons de convoquer une séance extraordinaire pour examiner la conjoncture actuelle, élaborer un communiqué et prendre les mesures adéquates, en vertu des prérogatives que nous confère la loi, des mesures qui soient à la hauteur des aspirations de notre peuple et de l'avenir de notre pays, la séance devant être diffusée en direct sur les chaines de télévision publiques et privées», précise un communiqué conjoint dont une copie est parvenue à l'APS, signé par le président du groupe des indépendants, Osmani Lamine et le président des Non-inscrits, Nazih Berramdane. La demande portant convocation de cette séance extraordinaire intervient en application des dispositions de la Constitution, notamment en son article 115, en vertu de l'article 05 de la loi 01/01 relative à la qualité de membre au Parlement. APS


Noureddine Bahbouh, président de UFDS à la Radio : « l’Armée doit assumer sa mission de garante de la continuité de l’Etat

Nous sommes contre les appels de certains membres de l’opposition à l’armée pour intervenir en vue de hâter le départ du président Bouteflika, «nous sommes contre tout coup d’Etat », tout comme nous nous opposons à toute ingérence de l’ANP dans l’action politique. Reçu, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, le président du parti de l’Union des forces démocratiques et sociales (UFDS) déclare attendre de l’institution militaire qu’elle assume sa mission constitutionnelle de garantir la continuité de l’Etat. En réponse à un commentaire selon lequel les Algériens seraient dans le rejet de tous les partis politiques, M. Nourredine Bahbouh répond que c’est aux urnes de décider, à l’avenir pour autant, dit-il, que les élections soient transparentes et gérées par une instance autonome. De la période transitoire devant déboucher sur l’annonce d’une nouvelle République, le président de l’UFDS estime que l’avènement de celle-ci devrait être préalablement marqué par le rejet, à l’APN et au Sénat, des partis « arrivés par la fraude » qui, à ses yeux, ont constitué l'ossature du pouvoir installé à la tête du pays « depuis vingt ans ». De l’organisme appelé à gérer la transition politique, il explique, d'autre part, que c’est à sa composante qu’il appartient, « durant une période de six mois au maximum», de gérer le pays, par le biais, précise-t-il, d’un gouvernement de technocrates avec pour mission fondamentale, la préparation des élections présidentielles. M. Bahbouh dit s’inquiéter, par ailleurs, d’observer que faute de la nomination d’un gouvernement, des ministères « sont à l’arrêt, parce qu’il n’y a personne qui décide ». Il faut que les activités, notamment économiques, redémarrent, déclare-t-il.   Expliquant sa proposition relative à une transition d’une durée de six mois, l’intervenant rappelle que cela fait plus d’un mois déjà que le peuple est dans la rue et que ses revendications montent crescendo. « Il faudrait donc, dit-il, que la classe politique assume ses responsabilités et que l’on revienne rapidement à la légitimité».