mardi 30 juillet 2019

Le coordonnateur du Panel, Karim Younes, triste de constater que son appel à l'action se transforme en appel à la réaction

Le coordonnateur du Panel de dialogue et de médiation, Karim Younes, a nié être l'émissaire du pouvoir, affirmant être un citoyen cherchant à apporter sa contribution au règlement de la crise politique que traverse le pays. Je suis, dit-il, un citoyen « appelé à apporter sa contribution aux côtés des hommes et des femmes de bonne volonté pour faire aboutir la lutte enclenchée par la révolution de février 2019 ». « Je suis plus soucieux du futur de mon pays que du présent de ma propre image. C'est en mon âme et conscience que je me suis senti l'obligé de mes compatriotes, l'obligé de nos enfants, adultes en devenir, exclusivement », a-t-il déclaré sur son compte Facebook. L'ancien président de l'Assemblée populaire nationale (APN) s'est dit « triste » de constater que son appel à l'action « se transforme en appel à la réaction ». « Tenter d'obtenir la libération de jeunes manifestants pour avoir porté le drapeau de ses couleurs identitaires est une tare ? De faire arrêter les violences policières sur les manifestants est une hérésie ? De faire sauter les verrous qui empêchent l'accès de la capitale les jours de marches, une faute grave? D'appeler à l'ouverture des média aux opinions qui courent dans la société une ineptie? De porter la voix de millions d'Algériens pour le départ de l'actuel gouvernement, une lubie? Que veut-on au juste », s’est-il interrogé. « De laisser tous ses leviers de pouvoir au pouvoir que l'on veut abattre? »    « Que ceux qui pensent détenir la vérité, en s'installant dans le confort du censeur fassent mieux. J'applaudirai à leurs succès », a-t-il conclu  


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