samedi 30 juillet 2016

Incendie dans un immeuble à Bab El-Oued : le feu maîtrisé, les familles doivent être relogées ce samedi

Les éléments de la protection civile ont maitrisé l'incendie qui a ravagé l'immeuble constitué d'un rez de chaussé plus deux étages, situé à la rue Adjissa Maamar à Bab el Oued (Alger), l'empechant de se propager vers les immebles alentours en attendant sa maitrise totale, a-t-on constaté. L'incendie n'a fait aucune victime et toutes les familles vivant dans cet immeuble qui est un centre de transit, ont été évacués, ils sont actuellement hébergés dans une école dans l'attente de leur relogement, a déclaré à l'APS le chargé de la communication à la direction de la protection civile de la wilaya d'Alger, le commandant Saidj Belkacem. Les éléments de la protection civile ont trouvé des difficultés à maitriser l'incendie à cause de la particularité de l'endroit et de l'immeuble dont les séparations sont en bois, a-t-il indiqué. Le wali d'Alger Abdelkader Zoukh s'est déplacé sur les lieux et a donné des instructions pour prendre en charge ces familles dans l'attente de les reloger dans les plus brefs délais. L'incendie s'était déclenché vers 21h12, la protection civile a mobilisé 17 engins, 2 deux échelles et six ambulances équipées pour maitriser qui s'est rapidement propagé. APS         


vendredi 29 juillet 2016

Jeux Olympiques - statistiques : l'Algérie 6è au classement des pays africains médaillés

Hassiba Boulmerka (Barcelone 1992) décroche la première médaille d'or algérienne aux jeux olympiques

L'Algérie, avec un total de 15 médailles (5 or, 2 argent et 8 bronze) récoltées en cinq des 12 éditions auxquelles ses athlètes ont participé, occupe la 6è position du classement des pays africains médaillés des jeux Olympiques. La première position est occupée par l'Afrique du Sud avec un total de 75 médailles (23 or, 25 argent, 27 bronze), obtenues au cours de sa participation à 16 éditions.  La palme d'or de la moisson algérienne au cours des JO revient à trois disciplines (athlétisme, boxe et judo). Ses premières médailles (bronze) ont été remportées en 1984 à Los Angeles par les boxeurs Mustapha Moussa et Mohamed Zaoui, avant de goûter à l'or à Barcelone (1992) grâce à Hassiba Boulmerka (1500m). Un total de 421 athlètes dont 74 dames ont représenté l'Algérie durant les douze éditions des jeux Olympiques auxquelles elle a participé. Le gymnaste Mohamed Lazhari (Yamani) est le premier Algérien à avoir pris part aux JO, lors de l'édition de Tokyo en 1964. Outre l'Algérie, 19 pays africains figurent au classement des nations médaillées aux jeux olympiques, sachant qu'aucun pays africain ne s'était classé lors des JO de Munich en 1972. Voici les pays africains ayant marqué leur présence aux JO par une médaille au moins : Afrique du Sud, Kenya, Ethiopie, Maroc, Egypte, Algérie, Nigeria, Zimbabwe, Cameroun, Tanzanie, Ouganda, Tunisie, Namibie, Ghana, Zambie, Sénégal, Côte d'Ivoire, Mozambique, Niger et Erythrée. APS


Le défunt Boualem Bessaïh inhumé au cimetière d'El Alia

Le défunt Boualem Bessaïh, ministre d'Etat, conseiller spécial et représentant personnel du président de la République, décédé jeudi des suites d'une longue maladie à l'âge de 86 ans, a été ihumé vendredi après-midi au cimetière d'El Alia. Etaient présents à l'enterrement du défunt, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le président de l'Assemblée populaire nationale, Mohamed-Larbi Ould Khelifa, le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, le ministre d'Etat, directeur de Cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état major de l'ANP, le Général de Corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, et des membres du gouvernement. Des personnalités politiques et historiques, ainsi que les proches, amis et compagnons du déunt ont également assisté à l'enterrement. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait adressé un message de condoléances à la famille du défunt dans lequel il a rendu hommage à "un grand homme à la hauteur des missions qu'il a habilement assumées". Né en 1930 à El Bayadh, Boualem Bessaïh, homme politique et homme de lettres, était un ancien moudjahid ayant occupé plusieurs postes politiques et diplomatiques. Le défunt était aussi l'auteur de plusieurs ouvrages littéraires et historiques notamment sur l'Emir Abdelkader. APS  


Le président Bouteflika : le Moudjahid Boualem Bessaih, un grand homme à la hauteur des missions qu'il a habilement assumées

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika a affirmé vendredi dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt Moudjahid Boualem Bessaih qu'il était "un grand homme à la hauteur des missions qu'il a habilement assumées". "Nos voix ne peuvent que se taire face à la volonté d'Allah", a dit le Président Bouteflika dans son message, ajoutant "que dire face à la perte de mon cher ami et compagnon de lutte politique et diplomatique, le défunt ministred'Etat, conseiller spécial et représentant personnel, le moudjahid Boualem Bessaih". Et de poursuivre: "que dire de cette source jaillissante de sagesse et de mesure, de littérature et d'art, de poésie et de finesse, de diplomatie pondérée et de politique avisée, d'expérience longue et émérite, de fidélité en amitié et de loyauté à la patrie, de vertus et de valeurs. Des qualités qui ont fait sa grandeur, une grandeur à la hauteur des missions qu'il a habilement assumées dans toutes les fonctions qu'il a occupées avec mérite, aussi bien en tant qu'ambassadeur de son pays, que chef de sa diplomatie, président de son conseil constitutionnel, en somme un homme d'Etat". "Je perds aujourd'hui un ami cher dont les avis et les idées m'ont éclairé et inspiré et un homme de lettre qui m'a toujours fasciné par la finesse et la pertinence de son style et les thèmes qu'il choisissait en histoire et préfaçait dans le domaine du cinéma en mettant en valeur les hauts-faits des symboles de la révolution algérienne à travers l'histoire", a affirmé le chef de l'Etat. Et d'ajouter "si moi je pleure toutes ses louables qualités, l'Algérie pleure en lui l'un de ses meilleurs fils, un homme reconnu pour la pertinence de son opinion, la profondeur de sa pensée et la perspicacité de son esprit. Elle pleure un fils loyal, un diplomate brillant et un politique émérite qui a, de tout temps, défendu avec force ses intérêts et avec courage sa révolution et qui a porté haut sa voix dans tous les fora et à partir de toutes les tribunes". "Par ces qualités, il demeurera un exemple pour les générations et un modèle à suivre dans la fidélité au serment", a soutenu le Président Bouteflika. "Aujourd'hui que s'éteint cet esprit vivace, nous ne pouvons que nous résigner devant la volonté d'Allah en le priant d'accueillir le défunt en Son vaste paradis", a écrit encore le Président Bouteflika.  Et de poursuivre en évoquant l'immense peine de sa famille, ses proches et tous ses compagnons de lutte: "je prie Allah de leur accorder courage et consolation. Puissent-ils trouver réconfort aussi bien dans le souvenir de ses hauts-faits que dans la foi que telle est la destinée de toute âme", rappelant que "Les patients recevront leur récompense sans compter". "En cette douloureuse épreuve, j'adresse mes condoléances les plus attristées aux enfants du défunt, à sa famille, à ses proches et à ses compagnons, priant Allah Tout puissant, de l'accueillir en Son vaste paradis,  de les assister et de leur prêter courage et consolation", a-il ajouté. "...Et fais la bonne annonce aux endurants qui disent, quand un malheur les atteint: certes nous sommes à Allah et c'est à lui que nous retournons, ceux-là reçoivent des bénédictions de leur seigneur ainsi que la miséricorde, et ceux-là sont les biens guidés", a conclu le Président Bouteflika. APS


Les parents de Nihal toujours sans nouvelles

Il n’y a toujours pas de nouvelles de la petite Nihal Si Mohand, portée disparue depuis jeudi dernier à Aït Abdelouahab (Tizi Ouzou). Une semaine après, la famille espère la retrouver saine et sauve. La population se mobilise et les services de sécurité poursuivent les recherches. El Watan Week-end a rencontré la famille éplorée. Mercredi 27 juillet, sept jours se sont déjà écoulés depuis l’annonce de la disparition de Nihal, et les recherches se poursuivent encore. La région d’Aït Toudert, dans la daïra de Ouacifs, n’en revient pas encore. La localité, paisible d’ordinaire, nous ouvre ses portes en ces circonstances inhabituelles. Nous traversons le chef-lieu de Ouacifs, très animé en ce début de journée, avant de prendre la route qui mène vers Aït Toudert. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin aux rares passants. A chaque fois, la même remarque : «Vous venez pour la petite fille enlevée la semaine dernière ? Continuez, c’est tout droit.» Certains ne manquent pas d’ajouter : «Inch’Allah ils vont la retrouver saine et sauve.» Il faut dire que cet événement qui a plongé dans le désarroi et la détresse la famille de Nihal a également secoué toute la population locale. Les citoyens, choqués, ne parlent plus que de cela ; ils suivent régulièrement, de très près, l’évolution de la situation. Le fait est inédit dans la wilaya qui n’a enregistré aucun cas d’enlèvement d’enfant jusque-là. La région de Tizi Ouzou a connu plusieurs cas de kidnappings d’entrepreneurs et autres commerçants ces dernières années, où le phénomène a pris de l’ampleur, mais jamais aucun enfant n’a été ravi à ses parents. La maison des grands-parents maternels de Nihal, où a eu lieu l’enlèvement ce fatidique jeudi 21 juillet entre 11h et midi, surplombe le chef-lieu de la commune d’Aït Toudert. De loin, nous apercevons les véhicules de la Protection civile, signe que nous sommes presque arrivés. L’endroit, entouré d’oliviers, semble inhabité, un calme presque inquiétant y règne. En plus des éléments de la Protection civile, ceux de la Gendarmerie nationale sont en nombre important sur les lieux. On le devine au nombre de véhicules au bord de la route. On nous explique que ce dispositif n’a pas quitté la région depuis l’annonce de l’enlèvement de Nihal. Nous saluons quelques personnes assises à l’ombre, en contrebas de la chaussée, en compagnie des sapeurs-pompiers. Un jeune nous propose de nous mener vers la maison familiale. «Vous savez, nous sommes tous sous le choc. Ici, c’est un endroit tellement paisible... On n’a jamais rien vécu de pareil, on n’est pas habitués à ce genre de situation», nous dit-il en nous montrant le chemin de la maison. Quelques marches irrégulières donnent directement sur l’entrée principale de la petite maison qui focalise l’intérêt depuis une semaine. «Un homme masqué» Deux enfants jouent en compagnie d’un homme d’un certain âge, qui s’avère par la suite être le grand-père maternel de Nihal. Il nous souhaite la bienvenue et nous invite à entrer par une autre porte, un peu plus bas. La maison est pleine de femmes : les deux sœurs de la maman, des cousines, quelques proches. On nous oriente vers une pièce de l’autre côté de la cour. Les deux canapés qui s’y trouvent ne tardent pas à être occupés par des jeunes femmes attirées par notre visite. On demande après la maman, qui ne tarde pas à apparaître. Sa deuxième fille d’un an et demi dans les bras, la jeune femme, la trentaine prend place sur une chaise. Son regard est fuyant et ses traits tirés trahissent de longues nuits sans sommeil. Mais elle dit «tenir le coup». Karima Si-Mohand n’attend pas nos questions pour commencer à relater la triste histoire. Elle affirme d’emblée que «Nihal n’est pas du genre à parler ou à répondre à des inconnus». «Et puis, ma fille n’a pas pleuré, elle n’a pas crié, personne ne l’a entendue» dit-elle. La maman enchaîne et raconte les faits tels qu’ils se sont déroulés ce jeudi noir : «Nous sommes arrivés ici avec ma sœur, son mari et les enfants vers 11h. Ces derniers jouaient dehors avec les autres au moment où ma sœur est moi-même sommes entrées. Les bagages étaient encore dans la voiture et, à la maison, il n’y avait que des femmes, comme aujourd’hui. Mes parents sont arrivés après la disparition, même si réellement on ne peut pas situer les événements puisqu’on ne sait pas au juste quand cela s’est produit. A peine quinze minutes après notre arrivée, les trois enfants qui se trouvaient avec ma fille dehors sont venus dire que Nihal est partie. Dans un premier temps, on pensait tous qu’ils continuaient de jouer, mais Nihal ne répondait pas aux appels. Elle n’était dans aucun coin de la maison. C’est là que nous avons commencé à nous inquiéter.» La jeune femme réajuste son foulard avant de continuer : «Les enfants m’ont dit que c’était une personne masquée qui s’était emparée de Nihal. On pense plutôt que l’homme au masque qui s’en est pris à ma fille l’a endormie avant de l’emmener.» «Les trois enfants témoins sont petits, à peine âgés de quatre ans, ils ne peuvent donc donner plus de détails sur le ravisseur. Nous ne savons même pas au juste s’ils étaient un ou deux à enlever ma fille», ajoute la jeune maman. «Depuis, aucune nouvelle ne nous est parvenue et nous n’avons reçu aucun contact des ravisseurs», dira la maman. Les recherches initiées par les proches de la famille, les voisins et autres citoyens du village quelques instants seulement après l’annonce de la disparition de la fillette n’ont malheureusement abouti à rien. «C’est comme si la terre s’était entrouverte et l’avait absorbée», s’exclame la grand-mère de Nihal. La maman enchaîne en disant que le non-aboutissement des recherches a décidé la famille à alerter la gendarmerie. Elle ajoute que les recherches, entamées l’après-midi du jeudi par les des éléments de sécurité, se sont étendues partout dans les environs, sans résultat. Aucune piste n’est négligée Nous apprendrons plus tard auprès du groupement territorial de la Gendarmerie nationale, à Tizi Ouzou, que la section de recherche locale a mobilisé tous ses éléments pour prendre en main les opérations sur le terrain. Les équipes de ce corps de sécurité ont passé au peigne fin la forêt environnante en utilisant des chiens renifleurs, sans succès. La grand-mère de Nihal, au bord des larmes, profite du moment où sa fille déserte la pièce, pour nous parler du chagrin de cette dernière : «C’est très difficile et éprouvant pour elle, elle essaye d’oublier, d’avoir un moment de répit, puis d’un coup elle recommence à pleurer et à réclamer sa fille. Nous essayons tous de la soutenir, moi-même je ne la quitte pas.» La petite Nihal était chez sa grand-mère à Chellala et, deux jours avant sa venue au village, elle a rejoint sa maman à Aïn Oussera pour le départ vers Aït Toudert, le jeudi 21 juillet. Toute la famille devait se réunir pour prendre part à une fête, mais le sort en a voulu autrement. Le papa, commerçant, était resté à Tiaret et ne viendra au village qu’après la triste nouvelle. D’ailleurs, Mokrane Si-Mohand se limite à dire qu’il espère revoir au plus vite sa fille saine et sauve. L’endroit où a eu lieu l’enlèvement est situé en contrebas bas de la maison, sur les escaliers en ciment. Depuis le jour de la disparition de Nihal, la maison ne désemplit pas. On vient de partout pour exprimer son soutien à la famille. La gendarmerie en charge de l’enquête ne néglige aucune piste. L’éventualité d’étendre les investigations à d’autres secteurs et dans la wilaya où habite la famille Si-Mohand n’est d’ailleurs pas écartée. Sur la route d’Aït Toudert, nous croisons des véhicules portant des affiches et la photo de Nihal, appelant la population locale à la mobilisation pour retrouver la petite fille d’Ath Ouacifs dont le séjour de fête au village n’aura duré qu’un quart d’heure.

Les matières scientifiques en français au lycée

L’enseignement des matières scientifiques se fera en langue française. C’est l’une des propositions de la commission chargée de la réforme soumise au gouvernement. Une proposition qui n’a pas fait l’unanimité. Messoud Amraoui de l’Unpef affirme qu’il s’agit seulement d’une décision «improvisée» dans la mesure où jamais le ministère de l’Education nationale n’a soumis cette démarche au débat auparavant. Le problème, selon le syndicaliste, c’est que les enseignants appelés à enseigner les matières scientifiques en français sont tous diplômés des écoles de l’ENS en arabe. Comment, s’interroge-t-il encore, seront-ils capables aujourd’hui de mener cette nouvelle mission. Une problématique soulevée aussi par Kamel Nouari, directeur d’un collège à Médéa, qui explique que la langue française était la cause principale de l’échec de la majorité des enseignants du primaire au concours de recrutement. Il défend tout de même l’idée de Mme Benghebrit d’introduire ces matières scientifiques en français au lycée, mais aussi dans tous les cycles, à savoir le primaire et le moyen. Nabil Ferguenis, chargé de communication de la Fédération éducation affilé au Snapap, explique, quant à lui, qu’il s’agit d’une bonne proposition. Argument : «Nous sommes pour cette réflexion, car nos étudiants sont faibles en langues comparativement à nos voisins tunisiens et marocains.» «Je défends cette idée et il faut qu’elle soit appliquée le plus tôt possible, puisque toutes les études faites  ont démontré que la majorité des étudiants échouent à la première année universitaires à cause de la langue», explique encore M. Nouari. C’est d’ailleurs l’exemple des matières scientifiques proposées en français dans nos universités alors que tout le cursus scolaire de l’élève est effectué en arabe, qui est donné par l’ensemble des intervenants.