dimanche 30 octobre 2016

Le Festival international de théâtre de Bejaia fait la part belle aux créations non conventionnelles

Le théâtre non conventionnel (théâtre de rue) aura la part belle lors de la 8ème édition du Festival international de Bejaia, prévue du 30 octobre au 04 novembre prochain, avec la programmation d’une dizaine de spectacles en plein air libre sur un répertoire qui en compte 22 pièces, a indiqué samedi le commissaire du Festival, le dramaturge Omar Fetmouche. "C'est la philosophie du TRB qui s’inscrit dans une perspective de modernisation de son théâtre, en dehors des espaces traditionnels", a-t-il souligné dans une conférence de presse, expliquant sa volonté d’initier de nouvelles expériences, dans de nouveaux contextes à faire valoir en dehors de la forme de la représentation du théâtre de l’art qui, à ses yeux impose, est une forme de "soumission du spectateur, appelé en conséquence à prendre part et à réagir de façon active à ce qui lui est proposé". "Le but du travail dramaturgique est de favoriser la proximité en plaçant le spectateur au centre du dispositif scénique", a-t-il ajouté, en mettant en exergue le thème générique de ce rendez vous, dédié au "théâtre et mythe en méditérranée", dont l’expérience depuis l’antiquité est d’inspiration populaire, dans des espaces alternatifs et dans des situations de la vie quotidienne. Fort Tchékovien, Fetmouche estime que "tout le théâtre devrait se faire en dehors du théâtre". Et, pour en donner la mesure artistique et esthétique de ce genre théâtrale, il renvoie au moins à deux spectacles prévus à l’occasion, celui de la compagnie Hélvétique "Mezza Luna", intitulée "Gilgamesh", et qui narre l’épopée d’un roi irakien en quête d’immortalité, ou encore son égal, de la compagnie Franco-chilienne "Teatro del silencio", dirigé par Mauricio Celedon, qui pose des questions existentielles. Pout autant, Fetmouche n’a pas tourné le dos au théâtre conventionnel et surtout au mono drame, en retenant à l’affiche de beaux spectacles, à l’instar de "Le porteur histoire", primé en 2014 de deux Molières pour les qualités de sa mise en scène et son texte. Le cas vaut aussi pour le théâtre irakien qui, lors de la session précédente, avait marqué de façon inattendu le public, sorti étourdi de bonheur. 17 pays et 27 compagnies animeront ce festival qui, par ailleurs, sera adossé à plusieurs autres activités dont des hommages, l’un à Nabil Farés, récemment ravi à la vie, et Muhiya, le dramaturge d’expression berbère, des formations, notamment de critiques journalistiques ainsi qu’un colloque international dédié au "théâtre et mythe en Méditérranée". APS 


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