L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) a pris contact avec le président du groupe Echorouk pour lui faire part de la «gravité» de l’infraction commise par la chaîne Echorouk News en diffusant, lundi dans son journal télévisé de 19h en version française, un entretien avec un candidat aux élections législatives, en dépit de la période de silence imposée par la loi durant les trois jours précédant le vote, a indiqué hier un communiqué de l’ARAV. «La chaîne Echorouk News a diffusé lundi 1er mai 2017, dans son journal télévisé de 19h en version française, un entretien avec un candidat aux élections législatives, en dépit de la période de silence imposée par la loi durant les trois jours précédant le vote», a souligné cette autorité, précisant qu’ «aussitôt, le président de l’ARAV a pris contact avec le président du groupe Echorouk pour lui faire part de la gravité de cette infraction». La direction de la chaîne «a reconnu sa faute et s’est engagée à réagir immédiatement. Elle a présenté ses excuses à l’ouverture de son journal télévisé principal de 20h30 et a annoncé des mesures qu’elle prendra par la suite», a ajouté le communiqué. L’ARAV «déplore cette transgression de la loi qui vient ternir le travail d’accompagnement qu’elle s’est efforcée de mener tout au long de la campagne électorale et se réserve le droit de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur». L’ARAV avait rappelé que les chaînes de télévision et de radio, publiques et privées, étaient interdites de couvrir la campagne électorale des législatives du 4 mai «sous quelle que forme que ce soit» au-delà de sa période légale, qui a pris fin dimanche à minuit.
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