samedi 25 avril 2015

«La France finira par reconnaître ses crimes»

Tôt au tard, la France reconnaîtra les crimes perpétrés contre le peuple algérien pendant l’époque coloniale», c’est là le vœu du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni.


En marge des questions orales du Sénat, le ministre a commenté la récente visite en Algérie du secrétaire d’Etat français chargé des anciens combattants et de la mémoire, Jean-Marc Todeschini, en Algérie, la qualifiant d’initiative «appréciable» mais qui demeure «insuffisante». Le ministre est revenu brièvement sur les massacres commis par la France en Algérie durant et avant la Révolution, dont les massacres du 8 Mai 1945, les effets des essais nucléaires dans le Sahara algérien et les tragédies générées par les lignes Challe et Morice.


Le département de M. Zitouni prépare en ce moment une conférence, qui se tiendra les 4 et 5 mais prochain à Oran, sur la torture pratiquée à l’encontre du peuple algérien durant l’ère coloniale. Une rencontre qui s’inscrit, selon le ministre, dans le cadre des efforts consentis pour faire connaître les tragédies endurées par les Algériens à ce moment de l’histoire.


Sur un autre chapitre relatif au dossier des pensions, le ministre a expliqué que tous les dossiers déposés au niveau du ministère jusqu’à décembre 2014 et relatifs aux pensions et taux d’invalidité des moudjahidine, seuls les nouveaux dossiers sont en cours d’examen. Concernant la proposition du sénateur Mohamed Zbiri sur la réduction de 5 à 3 ans du délai d’attribution de la licence pour l’acquisition d’un véhicule de tourisme pour les moudjahidine et ayants droit, M. Zitouni a répliqué par un niet. «Ces dispositions ont été établies en vertu de la loi et ne peuvent en aucune manière faire l’objet de révision sauf dans le cadre d’un amendement. Le délai de 5 ans était raisonnable et acceptable.»




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