mardi 27 septembre 2016

Accident de train à Boudouaou : Les causes toujours méconnues

Les responsabilités dans l’accident du train survenu samedi 24 septembre au niveau de la gare de Boudouaou ne sont pas encore situées. La Société Nationale du Transport Ferroviaire (SNTF) préfère attendre les résultats de l’enquête pour s’exprimer. « Le facteur humain dans ce genre d’accident est de 90%.La faute humaine y ait mais on ignore à quel niveau », a déclaré ce mardi lors d’une conférence de presse Yacine Bendjaballah, directeur général de la SNTF La SNTF refuse de se précipiter sur une piste quelconque avant d’avoir les résultats de l’enquête des trois commissions (régionale, nationale et ministériel) installées suite à cette accident qui a coûté la vie au chef de train et a engendré 196 blessés. La circulation ferroviaire vers l’est est rétablie en ce mardi à 100%, assure-t-il.   En argent, la collision entre les deux trains a causé, selon une première expertise,  une perte de 3 milliards de Da à la SNTF, indique M.Mekrebi, directeur du matériel à la SNTF. Considérant que le maillon faible de tout système est le facteur humain, M.Bendjaballah indique que  l’objectif de la SNTF consiste en une automatisation maximale de son système afin de réduire de manière significative l’intervention de l’homme et par ricochet la probabilité de production de ces accidents. Il s’agit d’un système électronique de localisation à distance des trains (GSMR), les uns par rapport aux autres et qui va  permettre de multiplier la cadence des dessertes par deux. Le DG de la SNTF espère pouvoir mettre en place le système GSMR dans deux ans et demi au plus tard. Ce système tarde avoir le jour, précise le DG de la SNTF à cause du retard enregistré dans la réalisation et la modernisation des infrastructures. « Nous avons acquis un matériel équipé mais nous attendons l’infrastructure », dit il. . La réalisation des infrastructures ferroviaires relève depuis 2007 de l’Agence nationale d'études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF). En plus de toutes les contraintes techniques et financières qui freinent son développement la SNTF déplore l’ « incivisme » des citoyens. M. Tazdait, directeur de la sécurité au niveau de la SNTF estime que l’entreprise évolue dans « un environnement très agressif ». Jets de pierres, actes de vol d’équipement, occupations des espaces prisés, non respect des passages à niveau sont, entre autres, les points énumérés par l’intervenant.

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