vendredi 24 juillet 2015

Ould Ali El Hadi débarque

Ould Ali El Hadi prendra désormais en charge le portefeuille ministériel Sports et Jeunesse. Après le dernier remaniement opéré en mai dernier, le département de la Jeunesse est resté rattaché à celui des Sports.
Abdelkader Khomri, qui devait prendre ses fonctions, n’a finalement pas pu le faire à cause de problèmes de santé. En convalescence prolongée (qui n’a pas été rendue publique) depuis le 15 mai, ce n’est que le 1er juillet que Mohamed El Ghazi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, a été désigné comme intérimaire. En réalité, Khomri reste officiellement ministre de la Jeunesse sans se charger des dossiers du secteur. Actuellement, il poursuit ses soins en France.

Autre détail qui a précipité son départ : le conflit entre Khomri et son intérimaire sur le limogeage de Mohamed Khemissi, directeur de l’Agence nationale des activités de loisirs et jeunesse (Analj), pour mauvaise gestion. Khomri ne semblait pas d’accord sur cette décision et voulait même soutenir Khemissi. Ould Ali El Hadi devient pour la première fois ministre. Figure berbérophone, il est né le 30 décembre 1966 à Aïn El Hammam (Tizi Ouzou).

A la création du RCD, il avait pris part aux assises du parti. Président de l’association culturelle amazighe Si Mohand ou M’hand, il est resté mobilisé en étant l’animateur principal de l’année du boycott scolaire, en 1994/95. Beaucoup l’ont aussi remarqué lors de sa mobilisation pour la libération de Lounès Matoub, en septembre 1994.

En dépit des menaces qu’il a reçues du GIA, il a poursuivi son combat sur le double plan politique et militant de la cause amazighe. En 1995, il a été membre du comité de campagne du candidat Saïd Sadi à l’élection présidentielle, puis président du bureau régional du RCD de Tizi Ouzou en 1997 et 1998, avant de devenir secrétaire national à la jeunesse du RCD, puis secrétaire national chargé de la culture suite à des divergences avec le président du RCD.

Après avoir claqué la porte de ce parti, il a été désigné à la tête de la Maison de la culture de Tizi Ouzou. Aujourd’hui, dans cette même ville, on lui reproche d’avoir cumulé plusieurs mandats et postes. Depuis le début de l’année, la population exige son limogeage, demandant qu’une commission d’enquête soit diligentée par le ministère de la Culture. Ould Ali El Hadi a aussi été, à deux reprises, directeur de campagne du président Bouteflika à Tizi Ouzou.

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