mercredi 27 septembre 2017

Insécurité latente dans les établissements hospitaliers : les personnels de santé en butte aux risques d'agression

L’insécurité dans les établissements hospitaliers est devenue récurrente, marquée souvent, par des agressions physiques et verbales contre les personnels de santé de la part de patients ou de leurs proches. La chaine 3 de la Radio Algérienne qui consacre, ce mercredi, un reportage à ce phénomène « ayant tendance à se banaliser », signale que plusieurs médecins et infirmiers ont été l’objet de maltraitance. L’auteur du reportage rappelle le cas d’une maman qui, jeudi dernier, s’en est violemment prise aux personnels et au responsable de l’établissement public de santé à Kouba. Le Dr Samia Saïdi Mekhaldi en entendant une dame crier, déclare l’avoir aussitôt reçue, ajoutant que cette dernière n’a eu de cesse de persister à l’agresser verbalement. « Elle est, dit-elle, arrivée à 09 heure avec son enfant et voulait à tout prix voir le pédiatre qui avait déjà 30 carnets dans son bureau ». Elle nous a, dit-elle, « traité de tous les noms ». Le président du Conseil national de l’ordre des médecins, le Dr Bekkat Berkani Mohamed, explique que le phénomène des agressions en milieu hospitalier résulte de la complexité des problèmes que rencontre le secteur de la santé. « La santé traverse actuellement des difficultés réelles » dont ce praticien souligne qu’elles ont tendance à l’hypothéquer « sérieusement ». Cette situation « intolérable et inacceptable » déclare-t-il, est prise comme prétexte par des individus, « pour agresser les membres du corps médical et paramédical ». Ce praticien tient à souligner que le médecin, lequel essaye d’apporter son aide « en fonction de ses moyens », n’est en rien responsable du « dysfonctionnement général » du système de santé. Ces types de comportement sont cependant dénoncés dans leur majorité par les citoyens. Une dame considère, ainsi, que de pareilles situations « ne devraient pas exister » d’autant, ajoute-t-elle, qu’on a tous besoin d’un médecin pour être soignés. L’auteur du reportage relève que médecin ou enseignant, sont autant de métiers qui forcent le respect mais qui « chez nous sont méprisés et pas respectés ». 


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