Salamani Mohamed, désormais ex-wali de Béchar après sa mutation à la Batna, s’en va en laissant derrière lui un bilan inachevé.
En poste depuis octobre 2013, les observateurs pointilleux lui trouvent néanmoins des circonstances atténuantes en ce sens qu’il n’a présidé aux destinées de la circonscription de la Saoura que pendant 21 mois, ce qu’ils considèrent comme une durée assez courte. Sa mission durant cette période a été marquée, à l’instar d’ailleurs de ses prédécesseurs, par une activité consacrée, pour une large part, au suivi, à l’exécution et au contrôle de projets d’urgence de construction de blocs scolaires et d’habitat social.
Des tâches ordinaires sur lesquelles rivalisent les walis de la République et pour lesquelles, semble-t-il, ils sont appréciés.
Accompagné de son staff de l’exécutif, Salamani Mohamed a sillonné pendant plusieurs mois les communes éloignées et enclavées de la vallée de la Saoura dans le but de remettre à niveau certaines régions particulièrement isolées. Cependant, pour les experts de la région, un wali, en sa qualité de fonctionnaire à la tête d’un organe déconcentré de l’Etat, devrait transcender ses attributions classiques pour s’atteler à sa véritable mission prioritaire consistant à éradiquer la bureaucratie et mettre en œuvre des zones d’activités économiques viables afin de permettre l’installation des investisseurs publics et privés et résorber ainsi le chômage dont le taux s’envole, en particulier chez les jeunes.
Durant son mandat, Salamani Mohamed a eu aussi à affronter une tentative de déstabilisation déjouée et dont on ignore jusqu’à aujourd’hui les tenants et aboutissants par absence de transparence. Toutefois, selon des indiscrétions, l’ex-wali de Béchar aurait fermé les portes de la wilaya à des oligarchies financières locales qui visaient directement à le soumettre à leur volonté.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire