vendredi 24 juillet 2015

Bekkat Berkani Mohamed. Président du Conseil national de l’Ordre des médecins

D’abord, il y a des principes généraux sur la médecine et la chirurgie qui ne sont pas une science exacte, car des choses désagréables peuvent arriver même si on prend toutes les précautions imaginables.
Ce qu’il faut souligner, c’est que ce ne sont pas toutes les césariennes qui présentent un risque. Maintenant sur la question de la responsabilité professionnelle, il est évident qu’elle doit être établie devant la justice et devant les Ordres médicaux. En ce qui concerne le chirurgien : a-t-il accompli la technique d’une façon correcte en prenant toutes les dispositions que lui confère son environnement ? A-t-il eu les moyens nécessaires ? Car sur ce plan-là, il n’a aucune responsabilité pénale directe. Le médecin est responsable des moyens mais pas des résultats. Concernant les césariennes, les cliniques craignent de plus en plus d’avoir des accouchements normaux.

Parce que l’on a tendance à les poursuivre en justice ou par l’administration en cas de décès ou de complications. Donc, ils procèdent à une césarienne qui, pour eux, présente moins de risques ; ils sortent le bébé et tout le monde est content. Parfois c’est la famille ou la parturiente elle-même qui demande ce genre de chirurgie pour éviter toutes souffrances.

Parce que l’on estime que le risque est plus important dans le cas d’un accouchement par voie basse. La notion du risque d’accouchement par voie basse est probablement surestimée en Algérie. Le problème n’est pas là. La césarienne est une intervention chirurgicale et dans toute opération, il y a un risque. Nous sommes à l’époque de la technologie. Aujourd’hui on peut même voir le bébé et son évolution. Maintenant, est-ce que ladite clinique privée répond aux normes ? Je pense que seule l’enquête peut nous le dire.

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